Congo et fuite dans le sommeil

04/03/2012 19:29

 

Slept a good part of my sunday...

Praying for people from Congo, I feel sad for them.

This world is ugly.

J'ai dormi une bonne partie du dimanche,

C'est plus difficile que je ne le pensais mais je vais tenir.

Je prie pour le peuple congolais, et tous ces innocents qui ont perdu leur vie et leur maison.

Ce monde est laid.

BRAZZAVILLE/KINSHASA (Reuters) - Le bilan des explosions qui ont secoué dimanche Brazzaville s'élève à environ 200 morts, selon des sources hospitalières citées par un responsable de la présidence congolaise.

"Selon des sources à l'hôpital central, on parle d'environ 200 morts et de nombreux blessés", a déclaré Betu Bangana, chef du protocole de la présidence.

De nombreux corps sont brûlés et mutilés et les hôpitaux avaient déjà dénombré 136 morts à la mi-journée.

D'après les responsables congolais, les explosions ont été provoquées par un incendie dans le dépôt de munitions de la caserne du régiment blindé du quartier Mpila, située au bord du fleuve Congo.

"Des habitants sont encore (prisonniers) dans leurs maisons. Ils disent que tout le quartier de Mpila a été détruit", a précisé Betu Bangana. Il y aurait plusieurs centaines de blessés.

Le ministre congolais de la Défense, Charles Zacharie Bowao, a démenti les rumeurs de tentative de coup d'Etat ou de mutinerie, et déclaré à la radio d'Etat que les explosions ont été provoquées par un incendie accidentel.

Selon les témoignages recueillis par les médias, trois énormes explosions, suivies de plusieurs autres plus petites, ont secoué la capitale de la République du Congo vers 8h00 (7h00 GMT). Un énorme panache de fumée s'est élevé au-dessus de Brazzaville.

PANIQUE AUSSI À KINSHASA

Les forces de sécurité ont établi un cordon de sécurité autour du quartier dévasté, que les habitants tentaient de fuir.

"J'ai vu un homme transporté à l'hôpital avec les intestins à l'air. Il avait été touché par un éclat", a raconté un témoin.

Une église pleine de fidèles s'est effondrée, a dit un autre.

Le quartier ressemble à une zone de guerre, jonchée de débris et parsemée de bâtiments effondrés ou en feu, a constaté un journaliste de Reuters.

La télévision congolaise a diffusé des images de scènes de panique et de blessés affluant dans les hôpitaux, où les médecins sélectionnent les blessés les plus graves pour les opérer immédiatement. Elle diffuse également un appel à la mobilisation du personnel médical.

Selon l'agence Chine nouvelle, qui cite des sources officielles chinoises, trois ouvriers chinois ont été tués et de nombreux autres blessés.

La panique a également gagné Kinshasa, de l'autre côté du fleuve Congo, large à cet endroit de 700 mètres.

Un habitant de la capitale de la République démocratique du Congo a raconté qu'une fenêtre de son domicile avait été soufflée par la puissance des explosions.

Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le service français

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