INTRODUCTION

Ce blog est à prendre à l'envers, il faut remonter dans le temps et commencer par le bas du site, il faut remonter dans le temps pour suivre la chronologie des événements, des pensées et comprendre....

Un peu comme un Manga.

Rhooooooo Et puis vous savez quoi ?

Fuck !

lisez-le comme vous le voulez :-)

C'est un journal , des écrits, des moments traversés dans une perpétuelle quête de survie, malgré tout

Vais-je m'en sortir ?

A ce jour je ne le sais toujours pas

:-)

 

 

 

 

 

 

 

 

Samedi 08 décembre 2012

Cauchemar de cette nuit:

Attaque de zombies qui avaient été infectés par un serpent couvert de vers qui mordait tout ceux qu'il croisait...Carnage dans une salle de bal de fin d'année...Moi et 2 potes on avait l'antidote mais le temps de l'avaler, un zombie sanguinolant cherchait à nous manger le bras...Réveillée par le téléphone (merci Vick) juste avant de me faire bouffer...Ouf !...

Entretemps j'avais quand même eu le temps de me perdre dans les rues de New York, dans le quartier le plus mal-famé qui soit, et de voir les humains autour de moi tomber un par un, contaminés par un virus inconnu !

Tout va bien !

Les fêtes de noel approchent et ça me fout les boules

toute ma vie est remise en question en ce moment, et des questions je m'en pose plein, sans trouver les réponses bien évidemment (ça serait trop simple)...

J'ai cependant le sentiment que la solitude (je parle en terme d'entourage) est une fatalité pour moi et que les mois à venir me le confirmeront .

Les gens oublient que je peux lire en eux comme dans un livre ouvert...Hélas.

c'est pas si terrible, je crois, parce que parfois on ne peut pas lutter continuellement jusqu'à épuisement, ni forcer les gens à toujours nous aimer de la même manière, ou à rester...

C'est cette foutue vie qui décide des règles, et il faut juste se résigner.

Je crois que mon problème n'est pas d'être Borderline, comme ils disent, ou d'avoir une psychose...

Mon problème est juste celui de millions d'autres personnes: ne pas réussir à vivre dans ce monde très dur.

L'hypersensibilité, la révolte, l'inadaptation à un système qui nous broie, à une injustice constante, à un monde de plus en plus dur et vouant un culte à l'argent, à l'égoisme et à la performance, est-ce que ça doit être qualifié de Maladie mentale ? Je m'interroge.

Je ne pense pas être incohérente ou malade.

Il est vrai que j'exprime ma souffrance ou ma colère d'une façon extrême, que quand je suis en crise je ne contrôle plus grand chose, mais malgré tout, je suis intelligente, sensée et je sais d'où vient le mal.

Ne pas se plier aux "normes" de la société, refuser certains aspect infâmes de celle-ci, souffrir d'une situation, d'un environnement, d'une solitude extrême, aspirer à d'autres valeurs, revenir de loin,  est-ce que ça fait de nous des fous ?

C'est ce que la société veut nous laisser croire, histoire de faire de nous des camés à vie,  des gens qui cesseront de se rebeller contre ce qui ne va pas, mais depuis quand l'hyper-émotivité et la quête de vérité, d'amour, de respect, doivent être tournées en pathologies ?

Je remets le diagnostic des médecins (ou ce qui y ressemble) en question, bien que je ne sois pas médecin, mais cela ne m'empêche pas de me dire que je ne suis pas malade, que je suis juste écoeurée et que je refuse de vivre selon leurs normes qui ne sont pas les miennes.

Après, je sais que les médicaments stabilisent mon humeur, que je peux être très dure avec moi-même ( rarement envers les autres) et que je me mets souvent en danger sans m'en rendre vraiment compte, mais le travail se fait ailleurs aussi...il y a le passé qui nous hante, il y a le présent qui ne nous satisfait pas et il y a l'avenir qui nous fait peur...Comment tenir avec tout ce poids ?

Bref...

Je voudrais apprendre à devenir cette amie que j'ai toujours cherché à être pour moi sans y parvenir, et m'entourer de personnes fidèles et aimantes, trouver le courage de m'éloigner des autres...

Enfin...

 

 

 

 

07 décembre 2012

Humeur du jour:

Mouais...

 

Activité:

Nettoyage effréné, Rangement psycho-rigide, peinture , customisation de sac, café , clopes , re-café , re-clopes...

 

Nuit:

A chier, réveil après un méchant méchant tout vilain pas beau ènième cauchemar...

 

Impact:

Angoisse, larmes, peur...Rien de bien méchant....routine

 

Perspective:

Aucune...Ah si ! re-boire du café !

 

Attente:

Versement de mes indemnités journalières et aprem copines dimanche.

 

Point positif ? :

Mon studio est nickel avec ambiance de noel à fond, limite dégueuli Galleries Lafayettes...

 

Point négatif ? :

Liste trop longue

 

Pensées du jour:

A ceux qui sortent de ma vie du jour au lendemain:  Allez vous faire foutre !

 

A ceux qui veulent y rester: Merci

Tiens ! J'ai encore maigri ! ( joie non dissimulée )

 

 

 

Mercredi 5 décembre 2012

Ce psy sera mon sauveur !

A chaque fois que je sors de notre séance, je me sens plus forte et moins bête.

Il y a encore tellement de travail à faire et je ne veux plus me précipiter, je veux mettre toutes les chances de mon côté pour aller mieux...

Je veux dire VRAIMENT mieux.

Il m'a fait ouvrir les yeux sur le fait que j'avais combattu toute ma vie, au final, et que j'étais bien plus forte que je ne le pensais.

Il m'a aussi fait réaliser l'impact de tous mes traumatismes sur mon psychique, sur mon corps, sur ma vie actuelle, mais surtout, il me donne ce dont j'ai le plus besoin: Il croit en moi.

 

 

 

NEVER EXPLAIN...NEVER COMPLAIN

 

 

Mardi 4 décembre 2012

(I'm still standing...Yeah yeah yeah )

 

Bien, il faut que je mette certaines choses au point ! rien de tel qu'une longue balade dans Paris, seule avec de la musique, pour se retrouver et réfléchir !

Je pense que certains ont une image erronée de la personne que je suis

Je suis malade pour le moment, mais je ne suis pas ma maladie, elle ne me représente pas, je suis toujours moi, juste en plus blessée par la vie, mais je reste la personne que les gens ont connue, pour ceux qui l'ont bien connue.

Je suis à un stade où je vois du positif à ces années de merde, à savoir: Ca m'a ouvert grand les yeux, ça m'a fait grandir et évoluer, même si je ne m'en suis rendue compte que dernièrement, et au final, ça me rend meilleure, mais à vous de voir.

Une chanson m'a été inspirée hier dans la nuit

C'est fou comme les idées fausses peuvent se construire et on ne peut réaliser la valeur des choses, des gens, que lorsqu'on a perdu ces choses, ces gens, c'est bien ce qu'on dit , non ?

Ceci dit, je suis responsable de ces réactions très surprenantes, car j'ai tendance à un peu trop mettre en confiance les autres et à me livrer un peu trop, de ce fait, alors que je ne cherche qu'à préserver des relations honnêtes, j'ai oublié en chemin que ce monde était un grand théâtre, que nous étions tous des acteurs avec des rôles bien définis et qu'il ne fallait pas sortir de nos rôles avec tout le monde, hélas.

Mais comme je l'ai dit, j'apprends vite...

 

 

 

 

 

 

So you were
afraid to talk
To my damaged self

 

So you were
afraid I
Might be, contagious

 

So you don't see me as a
person no more
i have a label, on my forehead

 

So you don't think
i can listen to your sorrow
That i might, swallow you

 

Despair is not something you can catch
just by being close
To someone who fights

 

Despair is not something you can catch
just by being close
To someone who fights

 

So you were scared, i might, take you
in my nightmare
A free ride for you

 

So you were afraid, yeah you were afraid
but you gave me a call
Oh that was so brave !


Despair is not something you can catch
just by being close
To someone who fights


Haven't i been a friend to you ?
Haven't i tried to prove it to you ?
didn't i make you smile
And believe in yourself ...in yourself... in yourself ?

 

Haven't i been a friend to you ?
Haven't i been there for you ?
didn't i make you smile
Pretending i was fun, just like my old self ?


So you were afraid, yeah you were afraid
but you gave me a call


So you were afraid, yeah you were afraid
And you gave me a call


Despair is not something you can catch
just by being close
To someone who cries

 

Despair is not something you can catch
just by sitting close
To someone who dies

 

 

Le soir...

(minuit)

 

Je me fais une soirée Cure, une soirée seule à écouter mes vieux morceaux d'ado, mon groupe fétiche, The Cure...

C'était des années vraiment géniales, et tout était encore possible et envisageable et rien ne nous faisait peur.

C'était l'époque où je me maquillais à outrance et rêvait d'épouser Robert Smith, où je voulais partir vivre à Londres avec ma meilleure amie du moment, pour monter notre groupe au nom pompeux "ancestral faith" et avoir un appart avec une cuisine au sol à damiers...

Où je tapais la discussion avec les clochards du quartier ou les marginaux, où je fumais en cachette, où j'écrivais mes premiers poèmes et mes premières chansons maladroites, où je tombais amoureuse toutes les semaines, où j'allais en cours pour amuser la galerie et où je pleurais la nuit dans ma chambre parce que je souffrais en silence...

Où l'avenir était plein de promesses, où je me filmais imitant Kate Bush et où j'envoyais des lettres à des correspondants (pas internet, pas de portable à cette époque) en attendant leur réponse avec excitation...

Où je fuguais une journée pour rentrer manger et me mettre au chaud le soir même,

Où ma famille était illusoirement réunie,

Où le présent était tout ce qui comptait,

Où ma foi en la vie était encore intacte...

Où je portais un tee-shirt No Future sans rien penser de tel...

où...où...où...

Bonne nuit.

 

 

 

Dimanche 2 décembre 2012

Je vais te parler,mon ami, parce que parfois je ne suis plus capable de parler à qui que ce soit.

Aujourd'hui est une mauvaise journée, une de plus.

Je dois m'habituer à supporter et faire avec ces hauts et ces bas, ces humeurs changeantes sans raison particulière, cette névrose sourde qui fait peur à mes proches (je ne suis pas naive).

Aujourd'hui j'en veux à la Terre entière, même si la Terre entière n'est pas directement responsable de ce que je ressens.

Encore un repas que je n'ai pas pu garder, encore cette peur de prendre du poids et de me sentir sale, encore cette peur de l'avenir malgré toutes mes bonnes résolutions, encore ce combat incessant et épuisant contre mes démons intérieurs.

Je me demande si je ne devrais pas me couper du monde et rester seule jusqu'à la fin de mes jours, parce que je ne vois pas comment les gens peuvent me supporter alors que je ne me supporte plus moi-même.

J'ai dû faire ce courrier à cette psychiatre de Paris, parce qu'on m'y oblige, parce qu'on ne me laisse plus le choix et je n'aime pas qu'on m'impose les choses.

Je dois faire ce courrier au juge de la comission de surrendettement mais je ne sais pas par quoi commencer ni comment m'y prendre.

Je crois que le moindre effort m'épuise moralement.

Je dois faire tellement de choses et je ne sais pas comment les faire.

Je voudrais tellement être une autre personne, une personne saine, heureuse, légère...

Mais je suis bloquée dans ce corps, dans cette âme, dans cette vie.

Aujourd'hui je n'ai envie de voir personne, de ne parler à personne, de ne penser à rien.

Je ressens de la colère mais je pense qu'elle est essentiellement dirigée contre moi.

Avant quand je me sentais comme ça, j'écrivais des chansons, je me tournais vers la musique, ma thérapie, ma bouée de sauvetage, mais je n'en suis plus capable.

Peut-être que le médecin a raison, peut-être que je suis anorexique en plus de tout le reste...Mais je repousse cette idée parce que je ne veux pas qu'on me colle une étiquette, une de plus.

Il y a des jours où l'espoir revient, où je me sens prête à affronter le monde, la vie, les gens et à avancer, et dans ces moments là je me sens guérie et heureuse...Je me retrouve.

Et puis après (le lendemain généralement), tout retombe et je replonge dans les abimes...

Cet aller-retour permanent en enfer me brise chaque fois davantage.

Qui voudrait supporter mes états d'âme, ma "sensiblerie", mes hauts et mes bas ?

Je ne sais pas si l'Amour suffit dans ces cas là, ni ce qu'est l'Amour, au final.

Alors voilà, encore des lignes pour me vider la tête, le coeur, même si ça ne résout rien et que je me sens honteuse et faible à chaque mot écrit.

Peut-être que je me livre trop...mais quelle autre option il me reste ? Ma voix s'est éteinte et je suis entre ces quatre murs à essayer de ne pas débloquer davantage, tout en me demandant ce que je vais bien pouvoir faire de moi-même.

Est-ce que je vous fais peur ?

Je ne vous en voudrais pas si c'était le cas...Peut-être que je ne suis pas faite pour me lier avec le monde.

 

 

 

 

Samedi 1er décembre 2012

Enfin une nuit plus calme...Je ne savais même plus à quoi ça ressemblait !

Hier ma meilleure amie, Laetitia, est venue me voir.

Ca m'a fait énormément de bien, et on a pu parler un bon moment autour d'une tourte aux cerises faite par mes soins ,et oui, j'ai pas perdu la main, juste la tête .

J'ai fait le tri dans ma tête et dans ma vie, je sais à présent qui vaut le coup et qui joue la comédie.

J'ai beaucoup évolué, même si j'ai toujours eu l'impression de stagner ou de flirter avec la folie.

Quoi qu'il en soit, je suis fière de me battre malgré tout.

J'ai enfin trouvé le psychologue qu'il me fallait, et après seulement 3 séances, je me sens plus confiante quant à l'amélioration de mon état, avec le temps.

Il réequilibre mon état d'esprit, et m'a fait comprendre qu'un changement serait salutaire mais uniquement si on le préparait ensemble, et sans pression.

Je ne dois plus céder aussi facilement à mes impulsions, à mes peurs...C'est un grand pas en avant, et je ne suis plus seule.

Il dit que si je ne me prépare pas, peu importe où je me trouverai, je n'irai pas bien et je basculerai dans un état sombre malgré moi, parce que tout bouleversement (même positif), toute forme de pression, risque d'aggraver les choses et ce n'est pas ce qu'on veut.

Ma situation financière est catastrophique, et il faut encore que je me batte pour mes droits (on m'a encore coupé les APL et le dossier de surrendettement traine à cause de mon bailleur qui refuse tout compromis)...

Je dois envoyer des lettres, justifier de tout et faire en sorte qu'on me prenne vraiment au sérieux et honnêtement ça me gonfle, ça m'épuise, mais j'ai pas le choix.

Je suis pressée que cette année de merde se termine, et j'espère que 2013 sera celle du renouveau et de l'espoir.

Je n'aurais pas volé un peu de paix et de sérénité.

 

 

 

Amour et Amitié

Comment définir ces deux sentiments et quelle crédibilité on peut leur accorder?

L'amitié, c'est une forme d'amour qui s'exprime entre des personnes ayant les mêmes valeurs, les mêmes intérêts, et doit s'accompagner d'une confiance totale et de loyauté.

Je pense que l'Amour est une amitié puissance mille, à laquelle s'ajoute une attirance, du désir, et un sentiment de protection, inconditionnel, une sorte de fusion dans l'idéal mais qui n'altère pas l'autre, qui ne le détruit pas.

Qu'est-ce qui fait le plus mal ? être blessé par un ou une amie ou voir son amour se détacher de nous, peu à peu ?

C'est une question que je pourrais développer pendant des heures, mais je ne vais pas le faire.

L'amitié et l'Amour se rejoignent pourtant, quand elles nous blessent, ne répondent plus à nos espérances, nous laissent sur le carreau, deviennent douloureuses et égoistes.

L'égoisme est le propre de l'être Humain pourtant, bien que certains arrivent à dépasser ça et à privilégier l'écoute, la présence, l'envie de cultiver un lien longuement et durement crée...L'égoisme est parfois nécessaire pour se protéger de l'autre et ne pas s'oublier totalement, voire se perdre, se détruire.

Pour mon cas, l'Amitié a toujours été source de joie, nécessité et aussi source de déception amère...

Est-ce que je suis trop exigeante ? peut-être... Mais est-ce que je porte une amitié inconditionnelle une fois que je décide que la personne mérite de l'avoir ? Oui.

Tout s'entretient, et les gens ne sont pas interchangeables, remplaçables, car chacun de nous est unique et a la capacité de laisser sa marque, de rendre heureux, à un moment donné.

Je place l'Amitié sur un piedestal, parce que c'est ce qui nous tient en vie, nous permet d'avancer dans un monde chaotique et dur, qu'on n'a pas choisi, parce que l'amitié et l'amour sont la base de l'Humanité et ce qui fera que cette humanité ne se perdra pas totalement.

Mais quand je prends un coup (et Dieu sait que j'en ai pris, des coups), je m'interroge...

Au début, je me sens coupable, parce que ma nature me porte à toujours me sentir coupable ou responsable de tout, de porter la souffrance du monde entier sur mes épaules.

Et vient le moment où le ressentiment s'installe, l'incompréhension, la tristesse et enfin, la colère...

Tous ces sentiments sont des sentiments d'Amour, au final.

Les gens entrent dans mon existence et finissent toujours par en sortir, bien que je fasse tout pour les garder, préserver ce qu'on a construit ou partagé...

Mais au final, est-ce que l'amitié (ou l'Amour) ne doivent fonctionner qu'à sens unique ? Ont-elles des limites ? Et si oui, quel sens ça a, au final, de s'acharner  à préserver quelque chose qui ne peut être préservé, entretenu, qu'à deux ?

Je revois ma vie (ou ce qui y ressemble), et je revois tous ces visages, tous ces êtres que j'ai profondément aimés et que j'aurais voulu garder auprès de moi pour toujours...Et je me dis que l'éternité n'existe pas en ce bas monde et que la déception, la cassure, font partie de la vie...

Je donne sans compter et je recherche avant tout le bonheur de ceux auxquels je tiens (amis, petit-ami, famille), mais qu'est-ce que je reçois en échange? Tout si la situation et le contexte sont simples, et plus rien si les choses se compliquent ...Si un défi se présente et que les gens que j'aime ne sont pas ou plus de taille à le relever.

Alors je me dis qu'au final on nait seul, on meurt seul, mais on vit aussi seul...Et c'est un constat terrible mais lucide, et parfois la lucidité est importante.

Je ne crois plus en l'amitié et en l'amour absolus et inconditionnels...C'est de la naiveté de croire que de telles choses puissent exister dans un monde de plus en plus autocentré...Et honnêtement, ça me brise le coeur, mais ça me libère aussi, parce que bientôt, je serai en mesure de ne plus me poser cette question terrible: Pourquoi ? Est-ce que je ne mérite vraiment pas qu'on se batte à mes côtés ?

Alors à mes soi-disant amis/ amies, qui n'ont pas hésité à me tourner le dos et à avancer sans moi, parce que c'était plus simple et moins contraignant, parce que la paresse s'est installée en eux, parce que la distance était une excuse suffisante à leurs yeux, je n'ai qu'une chose à dire: Quel dommage...Mais je vous souhaite néanmoins de trouver le bonheur, et de ne jamais être à la place que j'occupe aujourd'hui, de ne jamais vous sentir pas assez valable ou importante pour qu'on n'envisage pas la vie sans vous et de ne jamais, non jamais, vous retrouver si souvent dans votre existence, dans un isolement total, un enfer mental et une détresse sans personne pour vous donner un peu de chaleur humaine et vous aider à vous relever.

Amis ou amours, je respecte vos choix, vos faiblesses, mais je ne les comprends pas toujours, et il ne faut pas m'en vouloir, mais je pense qu'il est grand temps pour moi d'apprendre à ne plus dépendre de vous, de votre bon vouloir, de votre affection ou amour que vous brandissez comme une carotte et qu'il faut mériter continuellement ( là c'est à ma famille que je pense)...Je ne veux plus être brisée par vous, passer des nuits ou des journées à pleurer et à espérer que vous ne me laisserez pas ou que vous reviendrez...Faire abstraction de ce que je ressens, de ce qui me blesse, pour vous préserver et ne pas vous faire fuir ou vous donner une excuse de fuir, de m'abandonner...

Je suis fatiguée de faire passer tout être humain avant moi et de ne cultiver que de la haine à mon égard.

A présent, j'érigerai des forteresses, seule, pour me protéger de la tempête, et je ne quémanderai plus, j'aurai au moins, ma dignité.

 

 

 

 

Mardi 27 novembre 2012

Je n'ai pratiquement pas de famille, en dehors de ma mère ( étouffante) , mon frère (absent)  et ma soeur ( indifférente), et personne ne s'est jamais préoccupé de moi ( Géniteur, tantes, cousins, cousines, etc...).

Depuis une semaine, je combats mes démons aussi fort que je peux et ça me laisse épuisée en fin de journée.

Je sais que le psy m'a dit que je devais l'appeler en cas de crise ou de tentation de me faire du mal, mais je n'ai pas encore osé...Il me faut du temps pour être totalement en confiance, ça ne vient pas ( plus) naturellement.

Tous les jours, j'ai cette envie dévorante de me scarifier, de me faire du mal, de sentir la douleur pour sentir la vie ou anesthésier la douleur morale ( la pire de toutes).

Je lutte, parce que je ne veux pas retomber là-dedans, et mes bras cicatrisent enfin, mais c'est vraiment dur parce qu'à chaque instant, à chaque coup dur, à chaque inquiétude, à chaque pression, j'ai ce besoin viscéral de découper ma peau et de soulager mon âme par la douleur physique...Je revois le psy mercredi, alors je lui en parlerai...Je tiens parce qu'on a passé un contrat moral et que je voudrais pour une fois respecter ça...Mais j'ai vraiment besoin d'aide, c'est évident.

J'ai peur, mais la peur n'est pas insurmontable, la mort si, elle est définitive.

 

 

Lundi 26 novembre 2012

Il fait froid !

Changement de couleur de cheveux, ça fait du bien de changer un peu.

Ils sont Fushia (histoire de passer incognito dans la rue)

Le changement fait peur, le changement c'est l'inconnu, un bouleversement total, mais le changement est très souvent positif, même si les premiers temps ne sont pas toujours faciles.

Je suis dans une réelle optique de changement, pour ma survie.

Mon cerveau est en surchauffe, j'essaie de faire au mieux, mais je sais que la pire des choses c'est de ne plus avancer.

C'est une forme de mort anticipée...

Sommes-nous faits pour être des morts-vivants, acceptant la fatalité et s'engluant dans une routine sécurisante mais non épanouissante ?

Est-ce qu'il ne faut pas prendre des risques, faire des choix difficiles, pour se donner une chance de vivre mieux ?

Tout ça me tracasse beaucoup, mais je sais que rien n'arrive par hasard et qu'il y a un temps pour tout.

Un temps pour souffrir, et un temps pour rennaitre...

Cette année (en fait ces 3 dernières années) , aura été riche en enseignements pour moi, et en douleur indescriptible.

Ce qui en ressort, c'est que je me cherche toujours, je cherche ma voie, je cherche à savoir ce que j'attends de la vie, ce que je veux, vaux, mais je sais à présent ce qui ne me convient plus et c'est un pas considérable.

Mon entourage, mes amis (enfin le peu qui n'ont pas déserté), proches, voient l'évolution et le travail sur moi, et me disent que je suis forte et courageuse et que je suis à un cap important de ma vie, que j'ai beaucoup progressé comparé à il y a à peine quelques mois, quand tout n'était plus que noirceur, que desespoir, et que la vie avait déserté mon âme...Ce moment terrible où je ne voyais plus aucun espoir, aucune issue, aucune porte de sortie, et où la mort était devenue une évidence, un refuge, un soulagement...

Je ne suis pas morte alors que j'aurais dû l'être, parce que quelque chose m'attendait...Maintenant c'est ce que je crois.

Je suis et serai encore pour longtemps fragile, malade, effrayée,  hypersensible et perdue, mais j'ai aussi compris que le bonheur ou tout au moins la paix de l'esprit ne dépendaient que de moi et de mes efforts pour remonter à la surface.

Personne d'autre, sur cette terre, ne peut nous apporter ce bonheur, ne peut nous aimer inconditionnellement, ne peut combler tous les vides qu'il y a en nous, ne peut nous réparer.

Nous sommes responsables de nous-mêmes, et nous devons assumer nos choix et respecter nos besoins vitaux.

Les mois qui vont venir seront très difficiles, à cause du procès, à cause du changement, mais je dois m'accrocher et ne pas baisser les bras, parce que je sens tout au fond de moi que quelque chose de positif sortira de tout ça, mais seulement si j'en suis l'instigatrice, si je ne ferme pas les portes et si je ne laisse pas la peur dominer ma vie.

Un ènième défi à relever.

 

 

 

Samedi 24 novembre 2012

(très tôt le matin)

J'ai passé une nuit de merde !

Pour la première fois depuis un bail, j'ai voulu manger un semblant de repas...La raison: j'avais Faim !

A force de ne plus rien pouvoir avaler, mon estomac crie famine, et mon corps déperrit...

Alors hier , j'étais bien, entourée de mon chéri et de ma belle-mère que j'adore, on a passé un agréable moment, il n'y avait aucune raison que je stresse et donc j'ai voulu manger un peu...Mais 4 heures plus tard j'avais toujours ce poids sur l'estomac et cette sensation d'avoir été salie par la nourriture ...J'ai été malade et je me suis libérée de ce poids, tout en pleurant de n'être pas normale, de ne même plus pouvoir apprécier un simple repas :-(

J'ai beaucoup réfléchi et je pense que je me trouve à la croisée des chemins.

Toutes les décisions que je vais prendre à partir de maintenant détermineront mon avenir, mon bonheur ou ma perte.

Je suis sûre d'une chose, si je ne fais pas en sorte que les choses bougent, évoluent, rien ne changera tout seul et je serai encore là dans quelques années, amère, pleine de regrets ou hospitalisée quelque part sans espoir de retour.

Je dois penser à moi, pour une fois dans ma vie.

J'ai passé ma vie à mettre les gens que j'aimais sur un piédestal, à faire passer leur bonheur, leur bien-être avant le mien, mais qui se soucie seulement de mon bien-être ?

Les amis partent, continuent leur vie sans se soucier de mon existence, et c'est pas grâve...

L'amour est là mais pour combien de temps encore? Qui peut garantir l'avenir ?

Pendant ce temps là, je meurs à petit feu, je me laisse mourir à petit feu et je passe à côté de ma vie, de tout ce que je pensais être capable de réaliser (ou au moins essayer ), du bonheur peut-être...

Je ne demande rien d'exceptionnel, juste pouvoir me lever sans cette épée de Damoclès au-dessus de la tête, sans ce sentiment de vide, de solitude, de peur, de terreur qui fait à présent partie de mon quotidien...

Je veux juste me donner une chance d'aller mieux, d'avancer, de vivre un peu...Et je pense que c'est légitime.

Je veux trouver un nouveau logement, et voir un nouveau décor, faire peau neuve...C'est une question de survie à présent, et je ne peux plus reculer, à moins de reculer pour tomber dans ma tombe.

Il n'y a pas 36000 solutions, il faut que ma vie commence enfin...Je ne pense pas mériter d'être aussi malheureuse, de passer mes journée seule à ne rien faire et à pleurer sur ce qui aurait pu, aurait dû être, et espérer combattre ma maladie dans un cadre qui me rappelle constamment mes échecs, mes difficultés, et que l'horizon est bouché.

Je ne le supporte plus, je préfèrerais être morte, et je le pense sincèrement.

Dans un premier temps je dois me rapprocher du peu de famille qu'il me reste, car  selon ma mère, c'est mon équilibre et une fois que j'y verrai plus clair, que la mer sera moins agitée, que je serai moins malade, on verra....

 Il me faut de l'apaisement.

J'espère que tout se passera bien, j'espère avoir mangé mon pain noir et trouver un peu de quiétude et la chance de m'apanouir, ailleurs.

Je sais que la vie sera toujours un combat et source de deceptions et de larmes, mais il y a aussi de belles choses à découvrir et je veux avoir cette chance.

J'ai dormi 4 heures cette nuit, j'ai vomi mes peurs et mes angoisses, mais quelque chose me dit que ça va aller, que je suis sur la bonne voie.

 

 

Jeudi 22 novembre 2012

Morne journée...Temps triste.

La semaine passée chez ma mère était bien, j'ai pu récupérer un peu et j'ai surtout arrêté le seresta qui me rendait à moitié dingue.

Une semaine de massacres à Gaza et plus de 150 morts, des milliers de blessés, de traumatisés, des orphelins, une boucherie perpétrée par un gouvernement à la doctrine faciste et haineuse...

Il y a eu énormément de manifestations de par le monde et les gens ont l'air de reconnaitre enfin l'injustice et le drame que vivent les palestiniens, et se sentent solidaires, et ça fait du bien de voir ça.On se dit que tout n'est peut-être pas totalement perdu, dans toute cette noirceur.

Un mouvement spontané s'est formé aussi, visant à récupérer un maximum de médicaments, soins d'urgence, pour approvisionner les principaux hôpitaux de Gaza...Tout ce qui peut être fait pour rendre les événements moins terribles, doit être fait...Mais je me dis toujours que ce n'est pas assez.

Une trève a été proclamée depuis hier soir, mais je n'y crois pas vraiment...Je pense que les soldats israeliens ont besoin de plus de temps pour se préparer à une attaque au sol et finir le sale boulot.

J'ai enfin trouvé le psy qui saura/ voudra m'apporter son aide (du moins je l'espère)...C'est un grand soulagement, même si la démarche est vraiment difficile pour moi.

Je pense qu'il a compris comment aborder les choses avec moi et instaurer un climat de confiance...Je me raccroche à ça.

Je me raccroche aussi à mon projet (à moyen / long terme) de partir vivre à Dublin...Mais tout reste encore assez confus, et porter ce projet seule, d'une certaine façon, n'est pas chose facile non plus.

Le procès approche et la fin de mes indemnités avec...Tout ça contribue à me plonger dans de profondes phases d'angoisse, mais je vais essayer de surmonter ça.

Le sentiment de vide et de solitude est toujours là, envahissant et oppressant, mais j'arrive à mieux contrôler et à ne pas céder aux pulsions auto-destructrices...Mais cette sensation de "lire dans les gens" me complique la vie...C'est un peu comme si j'entendais dans ma tête les pensées des autres, non stop, et ça finit par vous rendre dingue, parce que tout ne semble que mensonge et tricherie et lâcheté.

J'espère que le temps me rendra plus forte et capable de refaire ma vie, ou la commencer enfin...

 

 

Dimanche 11 novembre 2012

(le soir)

Demain matin je prends le train...

Je vais voir ma mère et ma soeur, pour une petite semaine.

J'ai passé ces derniers jours à pleurer...

Je pense être arrivée au bout de mes capacités à endurer, les choses, les mots, les absences, les blessures...

Je suis vidée et épuisée et tellement triste au fond de mon coeur.

Je suis suspendue sur un fil, dans le vide, et je pense qu'un coup de vent glacial de plus, un crachas, me fera basculer dans le vide.

J'aurais voulu compter davantage, je suis tellement déçue et triste.

J'espère pouvoir me reposer un peu durant cette semaine.

 

 

Vendredi 9 novembre 2012

Je suis très déçue par une personne, et elle doit le savoir.

La moindre des choses quand on ne daigne même plus prendre des nouvelles d'une personne qu'on dit aimer comme une amie, c'est de répondre à son message quand elle vous écrit.

Mais je suppose que même pour ça, y'a pas le temps...

L'amitié c'est pas ça, alors je préfère couper court,parce que j'en ai marre d'être ignorée.

Quand on est pas capable de tenir ses promesses, autant ne pas en faire.

prendre 5 minutes pour prendre des nouvelles d'une amie, c'est pas la mort.

 

Jeudi 8 novembre 2012

Dans un trouble constant, on peut parfois trouver un sens aux choses...Un jour peut-être tout ça aura eu une raison d'être.

Mais l'égoisme des gens peut parfois nous ramener brutalement à la réalité, ils ne sont pas forcément ce qu'ils disent être.

Heureusement, certains restent présents et nous aident à avancer, jour après jour.

La crise de lundi qui a duré 48 heures a été particulièrement impressionnante et effrayante, et j'ai réalisé l'ampleur des dégâts.

Mais je me relèverai, du moins je l'espère.

Je compte faire aussi du tri dans ma vie...Jeter le faux et garder le vrai.

C'est important.

 

 

Lundi 5 novembre 2012

Réveil en fanfare après une ènième nuit de cauchemars...Je me suis réveillée en pleurant,

pas cool :-(

Je ne suis pas en forme aujourd'hui, et un grand café est tout ce qui arrive à passer, avec quelques clopes ...

J'ai quand même trouvé la force de prendre des rdv importants (docteur et assistante sociale) par téléphone, mais rien de bon ne sortira de moi aujourd'hui.

Je suis hyper angoissée, physiquement fatiguée et triste...

Je ne vois plus la lumière au bout du tunnel, je ne vois que les emmerdes et la stagnation.Comme je HAIS la stagnation !!!

J'essaie de rester créative (peinture, musique, écriture) mais il y a trop de colère et d'impuissance en moi.

Je ne sais pas où je vais, je ne sais pas si j'ai un quelconque avenir, une quelconque chance de me sortir de ce merdier et de retrouver la santé.

C'est difficile certains jours, tellement difficile que j'aimerais ne plus être consciente, ne plus penser.

Un cerveau qui ne se repose jamais, ça laisse des séquelles.

 

 

Ode to my troubles

Texte / Lyrics

Doo doo fuck you doo doo fuck you doo doo fuck you doo doo fuck you
Do do fuck you do do fuck you do do fuck you do do fuck you

Understand the things i say, please turn away from me !!!
'cause i've spent half my life struggling, how could you disagree ?
Do you see this ? do you see, do you like it, do you like it, when it bleeds ?
Do you notice, do you know, do you like it, do you like it
Stop following me !!!

Unhappiness, was since i was young and you never gave a damn
'cause we were raised, to see how much life sucked and swallow all the pain

My mother, my mother
She told me, she told me, "life's a bitch"
my father, my father
he left me, he left me
Good for me !!!

Understand why i've become, so Bitchy with everyone
and people everywhere think something better than i am (and they're right !)
I won't miss you, i won't miss you, 'cause i hate you,
I hate you, you're always here !

Do you know this, do you know ? you really piss me, you really piss me off ,
Does anyone care ?

Unhappiness, was since i was young and you never gave a damn
but we were raised
to see life as a bitch that would never let you breathe

my mother, my mother
she told me, she told me, to swallow my pills
my father, the bastard,
he left me, oh he left me,
Oh how I thank him !!!....

Do do fuck you do do fuck you do do fuck you do do fuck you
Do do fuck you do do fuck you do do fuck you do do fuck you

 

 

Vendredi 2 novembre

Santa muerte ! jour des morts, pour de vrai

Je suis à bout, vraiment...Bien sûr, peu de personnes le savent et beaucoup de personnes s'en foutent, mais je le dis, je suis à bout.

A la cpam: buvez, ceci est mon sang ! ...Ah merde ! y'a presque plus de sang dans les veines, c'est ballot !

Si vous arrêtez de me verser mes indemnités minables, je fais comment moi ? Je deale du shit ?

Elle est où la solution ?

Ce soir je vois mon médecin, tant mieux...Je vais pouvoir me plaindre et je sais qu'il m'écoutera même s'il est aussi jovial qu'une porte de prison.

Lundi je vais débouler à la sécu et je n'en bougerai pas jusqu'à ce qu'ils me rétablissent mes indemnités...Je pourrais aussi les faire flipper avec un faux bidon d'essence et mon briquet Marseille, ça pourrait être convainquant et drôle à la fois (ou pas)...

Je pourrais les faire culpabiliser à fond ( s'ils ont une conscience bien sur !) et leur dire que je vais me jeter sous un train et qu'avant je taguerai leur logo sur le quai en ajoutant: "le système pourri et sans pitié m'a "tuer" "...En fait je manque pas d'imagination pour ce qui est de défendre mes droits, et de puiser dans le peu d'énergie vitale qu'il me reste, mais je risque aussi de vraiment débloquer pour de bon, en direct live et ça va être " contrariant" pour tout le monde...

Bref, on verra de quoi une fille épuisée et usée par les épreuves et le stress est capable...Si vous n'avez plus de mes nouvelles, contactez l'hôpital sainte-Anne...

C'est la trève hivernale ! youpiiii !...Je pense à toutes ces personnes (de bonne foi) qui vivaient la peur au ventre, de voir débarquer huissiers et police, et de se retrouver à la rue ( moi ! )...Perdre sa maison est une épreuve terrible, qui marque, qui humilie et qui brise le coeur...C'est perdre ses repères et sa dignité, et c'est juste insupportable, mais il faut le vivre pour le savoir...Et je l'ai déjà vécu plus jeune, donc je le sais.

Alors dormez tranquilles mes compagnons d'infortune, dormez au chaud, le système va vous foutre la paix, honnêtes gens dont le seul crime est d'être pauvres ou malades ou les deux, personne ne vous jettera à la rue et personne ne vous volera votre dignité pendant au moins quelques mois.

Amen !

Je me suis réveillée à 8h48 exactement...un oeil, puis l'autre...un mal de crâne qui m'annonce une journée de merde et un temps gris et venteux qui la confirme.

Un thé chaud et une clope et j'arrive à emmerger un peu...

La colère est rentrée, froide, glaciale même, et c'est pas bon.

Je regarde autour de moi et j'ai parfois envie d'appeler un garde-meubles, de tout foutre dedans et de partir avec mes chats ...Mais il y a aussi mon chéri et le laisser risque de me briser le coeur, mais vraiment, jusqu'à quand je vais avoir le choix ?

La force de tenir, de survivre grâce à l'auto-dérision ?

D'espérer un renouveau ?

Ok,  "il y a toujours pire" ( je hais cette phrase ), mais là j'atteins malgré tout mes limites physiques, psychologiques, humaines....Alors sois sympa la vie, lache un peu de lest.

 il me faut un autre thé.

 

 

 

Mercredi 31 octobre/ wednesday oct.31st

Happy birthday my love, my life partner, my friend !

Joyeux anniversaire à toi mon chéri...

J'espère que ta journée te plaira, il fait beau dehors et je vais essayer de la rendre belle.

Réveil en "douceur" avec The Pogues en bande son et des rêves d'ailleurs, mais pour le moment, je te souhaite un très bon anniversaire, je t'aime fort !

 

 

Tuesday 30th / Mardi 30 octobre

I did it, i finally found the courage to do it: i wrote her...

She might never read my message, she might never answer, she might never care, but i did express all was on my chest and it made me feel a bit lighter...

I don't know who i am, or what i'm supposed to be,in this life...How come i still don't know ?

I have decided to write in english, for a while, because writing and exposing myself in french is a bit difficult right now: i feel lonely and i feel naked, like standing in front of people with all my insecurities showing of...

I have made this video yesterday, because i was bored and i wanted to feel creative...I have posted it too...I know it sucks, but i needed to shout to the world: i am here, please don't ignore me...

But i feel ashamed, and i guess most of the people who saw it and most of my friends feel pity for myself, and don't dare to tell me how stupid i am, and untalented too...

Things should have been different, they could have been different, but i have to deal with the moment.

Today is a cold day, and i don't know if this nightmare will ever end.

 

 

 

 

Charles Aznavour - Hier encore

Hier encore
J'avais vingt ans
Je caressais le temps
Et jouais de la vie
Comme on joue de l'amour
Et je vivais la nuit
Sans compter sur mes jours
Qui fuyaient dans le temps

J'ai fait tant de projets
Qui sont restés en l'air
J'ai fondé tant d'espoirs
Qui se sont envolés
Que je reste perdu
Ne sachant où aller
Les yeux cherchant le ciel
Mais le cœur mis en terre

Hier encore
J'avais vingt ans
Je gaspillais le temps
En croyant l'arrêter
Et pour le retenir
Même le devancer
Je n'ai fait que courir
Et me suis essoufflé

Ignorant le passé
Conjuguant au futur
Je précédais de moi
Toute conversation
Et donnais mon avis
Que je voulais le bon
Pour critiquer le monde
Avec désinvolture

Hier encore
J'avais vingt ans
Mais j'ai perdu mon temps
A faire des folies
Qui ne me laissent au fond
Rien de vraiment précis
Que quelques rides au front
Et la peur de l'ennui

Car mes amours sont mortes
Avant que d'exister
Mes amis sont partis
Et ne reviendront pas
Par ma faute j'ai fait
Le vide autour de moi
Et j'ai gâché ma vie
Et mes jeunes années

Du meilleur et du pire
En jetant le meilleur
J'ai figé mes sourires
Et j'ai glacé mes pleurs
Où sont-ils à présent
A présent mes vingt ans ?

 

 

Même jour, début de soirée...

 

 

La crise me rend visite...Je l'attendais pas celle-là...

J'ai posté une video sur youtube et sur mon facebook aussi, une nouvelle chanson.

J'ai fait ça toute seule, je dois toujours tout faire toute seule,

et sur le moment j'en étais fière mais la méchante voix revient et me dit que c'est nul, que je devrais avoir honte de montrer un travail si basique, que je suis rien d'autre qu'une artiste râtée et que je loupe jamais une occasion de le prouver.

Je pensais que j'aurais enfin un peu la paix, mais c'est faux.Dès que je tente de relever la tête, il y a ce démon qui me balance des horreurs et me dit de rester dans mon terrier.

Je vais mal ce soir, je vais mal tout le temps en fait, je suis une pauvre fille qui fait pitié.

 

 

Lundi 29 octobre 2012

Il fait froid et je suis malade.

Vendredi soir je suis allée au concert de Keny Arkana, avec mon amie Pépé, dans le 95.

Je ne suis pas particulièrement fan de rap (enfin, juste quelques rares artistes de qualité) , mais j'aime les beaux textes qui ont un sens et il faut dire que certains rappeurs sont extrêmement doués pour ce qui est de l'écriture et de la quête de vérité, et c'est ce qui me plaît, sans compter toute l'énergie qu'ils dégagent...

Keny Arkana ne nous a pas déçues, elle a vraiment assuré et s'est donnée à fond sur scène, portée par un public qui la bombardait d'une grosse dose d'amour et de respect...Ca doit être merveilleux de recevoir tout cet amour, quand on est sur scène.

Ca ne m'est pas encore arrivé, ça ne m'arrivera probablement jamais, mais c'est toujours un moment fort pour moi, même s'il s'adresse à un autre artiste.

On aurait voulu avoir l'occasion de lui parler, de prendre quelques photos, mais elle n'est pas sortie voir son public...Par timidité ou pudeur peut-être, peu importe...Elle a donné le meilleur, c'est ce qui compte au final.

Je pense toujours très fort à Dublin mais je ne sais pas par où commencer...Dans ma tête tout est en vrac, même si le valdoxan agit mieux que le prozac et stabilise mon humeur, freine mes pulsions auto-destructrices...Mais je n'arrive toujours pas à manger et ça me rend plus faible chaque jour.Du coup j'ai chopé la crève et je pense que je vais régulièrement tomber malade, parce que le froid ne me réussit pas, même si je sors peu.

Dès mon réveil (qui se fait de plus en plus tôt, parce que j'arrive enfin à dormir mieux), je suis prise d'angoisse et d'un ennui profond...Je sais que je n'ai rien à faire, et pas franchement la force de faire quoi que ce soit de toute façon.

Le temps s'écoule et les journées se ressemblent toutes.

Je me sens coupable de cette inertie, et en même temps, je sais que je n'y peux pas grand chose pour le moment.

Trop de choses sont encore en suspend et je dois avancer par étapes, mais ça me terrifie...Quoi que je décide, tout me semble insurmontable en ce moment.J'espère y voir plus clair un jour, et avant qu'il ne soit trop tard.

Il faut vraiment que je parte, il faut vraiment que j'existe...

Mercredi c'est l'anniversaire de mon chéri et c'est la seule journée de la semaine qui me réjouit un peu, parce que j'ai un but, lui faire plaisir.

Ma vie n'est pas simple, mais je ne me plains pas, ce serait indélicat...Encore un sdf mort de froid à Paris, et il y en aura d'autres, c'est sûr.

Je suis malgré tout chanceuse et à l'abri, et j'aimerais qu'il puisse en être de même pour tous, dans ce monde.Ca me rend triste...

Vivre n'est pas chose facile.

 

 

Mardi 23 octobre 2012

L'automne est bien là, avec ses jolies couleurs et ses feuilles au sol...C'est ma saison préférée.

Bon, j'arrête la verveine!

Hier soir David a dû m'accompagner en urgence chez le docteur parce que je faisais une crise d'angoisse qui risquait de dégénérer...

Il (le docteur "sourire"...Dr House à côté c'est un joyeux luron ) m'a prescrit (via David, mon tuteur pharmaceutique) des médicaments un peu plus forts qui m'ont enfin permis de passer une nuit de sommeil complète (seresta et zolpidem+ du valdoxan: MIAM !).

J'ai quand même fait des cauchemars, mais au moins je ne me suis pas réveillée toutes les 2 heures avec insomnie à 6h du mat, comme d'habitude.

Ca repose, même s'il me faudrait plus qu'une nuit complète de sommeil pour aller mieux et que mes nerfs récupèrent.

Je pense que je devais être trop en crise et hypersensible hier, mais mon docteur m'a franchement énervée...Il me contredisait et j'avais l'impression qu'il me culpabilisait...Je sais que je ne peux pas faire confiance à mon ressenti, parce que je pense que tout le monde est contre moi dans ces moments là, mais bon...

Il fait un temps magnifique dehors, et je sais que je devrais essayer d'aller marcher un peu, ne serait-ce que 15 minutes, mais ça me fait peur.

J'étouffe dans mon bocal mais je m'y sens en sécurité...C'est à double tranchant.

Il faut que je trouve la force d'écrire un mail à sinead, parce qu'elle a dit qu'on pouvait lui écrire si on souffrait et qu'elle vit à dublin et que je l'adore...Mais j'y suis pas encore arrivée.

J'ai le sentiment que ma vie va changer pour le meilleur, dans le futur, mais j'espère avoir la force de tenir jusque là.

Je me bats de toutes mes forces pour avancer, me projeter, chercher des solutions, mais ce n'est pas si simple...Rien n'est plus simple depuis 3 ans.

L'hypocrisie du monde me rend toujours aussi malade et je voudrais avoir le pouvoir de changer les choses, mais je ne suis rien à moi toute seule.

Alors je me donne bonne conscience en dénonçant des actes, des faits, mais à quoi bon ?

Le monde est dominé par le mal et la seule bataille qu'on peut encore livrer c'est de ne pas tomber dans ce mal, soi-même, et de préserver notre âme.

Depuis hier je pense de plus en plus à me faire hospitaliser, au moins une semaine, parce que je perds de plus en plus souvent le contrôle et je n'y arrive plus.

Je pense être une personne intelligente et sensée, mais la maladie me submerge trop souvent et j'ai peur de mes réactions.

Moi tout ce que je veux, c'est avoir le droit d'exister, et faire le bien autour de moi.

Rien d'autre, rien de plus, et c'est devenu un luxe...Alors je le vis de plus en plus mal.

Tant pis pour la combustion spontanée...

Je suis comme je suis, j'espère juste que ça ne me perdra pas.

What a wonderful world !

 

 

 

 

Samedi 20 octobre 2012

(le soir)

Parfois je me sens comme un vieux bibelot, un meuble, un truc auquel on ne prête plus attention, pensant qu'il sera toujours là.

Je ne serai pas toujours là...

Mon généraliste a changé mon traitement, fini le prozac qui n'agissait pas.

Je suis sous Valdoxan, un truc à prendre avant de se coucher tellement il assomme...

Ca n'empêche pas encore les cauchemars et les réveils successifs, mais ça anesthésie totalement...

C'est censé travailler sur le Cortex frontal, le côté de mon cerveau qui déconne et qui déconne chez tous les borderline.

Je dois aussi trouver un thérapeute, ma mère dit qu'un bon producteur de musique m'aiderait plus, lol...Elle pense toujours tout savoir mieux que tout le monde...

Là j'écoute P-J Harvey ("Is this desire ?"), c'est un de mes albums préférés d'elle...

Dans un an maximum je veux être à Dublin, je veux avoir une autre vie, une vie tout court, ça ne peut plus durer cette situation, cette routine qui me ronge le cerveau et l'âme.

A part ça rien de neuf...Je suis dans ma propre dimension, dans mon propre monde...Seule parmi les humains, même entourée des miens.

Something's got to break...or to change.

 

 

 

Mardi 16 octobre 2012

( Après-midi)

Wow! J'ai pas écrit depuis un bail...Depuis notre petit séjour à Dublin qui a été ... une sorte de révélation.

J'ai passé la semaine dernière chez ma mère

J'ai écrit une nouvelle chanson, je crois que l'inspiration revient, avec le souffle de vie...

Je suis toujours consciente de ma maladie, des épreuves à affronter les mois prochains et que chaque jour va être de nouveau une bataille difficile, un combat intérieur mais aussi extérieur...Mais je suis encouragée et ça fait la différence.

Il reste une petite lueur d'espoir à laquelle je peux me raccrocher, et je la saisis volontiers...

J'ai beaucoup à offrir, et je l'avais vraiment oublié...

Tout le système me tombe dessus en ce moment, la banque, la Caf, mon bailleur, etc...Je suis totalement fauchée et demain est incertain, mais quelque chose en moi me dit que tout se passera bien.

Résilience...Quel joli mot, je vais me le faire tatouer

La mort n'a pas voulu de moi, il y a un mois et demi, c'est qu'il y a une bonne raison.

Elle a fermé sa porte et m'a dit: "petite, reste tranquille, ce n'est pas encore l'heure pour toi"...

J'avoue que sur le coup j'étais très contrariée et en colère, mais après tout, après avoir été si loin dans la noirceur, j'estime ne plus rien avoir à perdre, et dans ce cas, je me sens libre et plus légère.

Aucun psy n'a daigné m'aider, s'interesser à moi, mais je m'en fous..

Voilà,

J'espère garder cet état d'esprit malgré tout, même si je sais que je risque de rechuter.

 

 

 

Mercredi 3 octobre 2012

(le soir)

Something's got to break...

Je ne comprendrai jamais rien aux gens, ou à cette vie...

Je préfère retourner dans ma bulle .

Bonne nuit

 

 

Mardi 2 octobre 2012

(3h00 du matin)

On reprend les bonnes habitudes insomniaques...Pour m'occuper j'ai regardé le très beau film de Gus Van sant, "Restless"...

J'ai adoré,bien évidemment, et la bande son est simplement magnifique.

On est rentrés d'Irlande samedi dans la soirée.

J'ai été malade là-bas et je suis toujours encore grippée, mais ça devrait aller mieux très vite.

L'Irlande, et Dublin en particulier , a toujours fait partie de moi, comme si j'appartenais à cet endroit, sa culture, son esprit.

J'y aime le paysage, la poésie, la musique, le goût pour l'art et la chaleur des gens, chose qui manque cruellement ici...Qui me manque cruellement.

J'ai tenu une sorte de petit livre de bord durant nos quelques jours d'escapade, voilà ce que ça dit:

 

Arrivée dans la nuit, 1ère soirée:

Je suis heureuse parce que l'hôtel est très beau et notre chambre spacieuse.

Il y a un grand lit, un vrai lit qui me changera de mon BZ pourri qui me tue le dos...

Il fait très froid et heureusement que j'ai prévu ma veste chaude.

Je me sens heureuse et angoissée à la fois, j'ai du mal à changer d'environnement, il me faut un peu de temps pour m'y faire, ça provoque souvent des crises d'angoisse profondes, même si les circonstances sont heureuses....C'est comme ça.

Demain il fera jour et on pourra voir la ville.David y a déjà séjourné 8 mois, mais moi c'est la première fois que j'y suis, alors j'ai hâte.

 

Jour 1 :

Il fait très froid et il pleut non stop, c'est pas de chance, mais ça ne gâche pas notre plaisir d'être enfin ailleurs.

Les irlandais ont ce charme bien à eux, ils sont vivants, polis et souriants et c'est une bouffée d'oxygène pur pour moi, habituée à l'agressivité et le manque de respect des gens, en région parisienne.

Notre chambre d'hôtel est très belle et confortable, et j'ai bien dormi, même si j'ai quand même fait des cauchemars (ma routine).

Mais mon mal-être semble me suivre partout, et je me sens aussi triste et enfermée en moi qu'à Palaiseau, et c'est dur.

Je vois la vie autour de moi et je n'en fais plus partie.

Je suis angoissée à longueur de temps et je retiens mes envies de criser, de pleurer ou de m'effondrer au milieu de la route pour hurler ma douleur.

Je devrais être heureuse, j'ai toujours rêvé de venir ici, mais je n'y arrive qu'à moitié...Qu'est-ce qui cloche chez moi?

Je suis juste épuisée et lasse de cette vie (non vie).

Peut-être que demain ça ira mieux?

Si seulement il pouvait s'arrêter de pleuvoir, j'ai besoin d'un peu de chaleur, je ne supporte pas le froid,il m'affaiblit.

Où trouver la sérénité ? En dehors de ma tête déglinguée.

 

Jour 2 :

J'ai été malade ce soir, j'ai rendu le peu que j'avais avalé dans la journée.

J'ai pris quelques photos mais le vent était trop glacial pour s'éterniser.

La ville est belle, de jour comme de nuit, elle respire la musique, la vie, la révolution et l'alcool aussi :-)

 

jour 3 :

Encore malade.

Tout ce que j'ai avalé dans la journée (un petit burger végétarien, un thé, un café latté et un petit verre de bailey's (pour marquer le coup), je l'ai encore rendu...

Mon estomac a décidément beaucoup de mal avec la nourriture solide.

J'avais un poids sur l'estomac toute la journée, au final, je me sens mieux quand je n'avale rien ou presque, même si beaucoup de choses peuvent me faire envie pendant un court instant...Moi je n'y ai plus droit.

Cette journée a néanmoins été la plus intense et intéressante, depuis notre arrivée.

On a visité le Wax Museum (équivalent du musée de cire) et j'ai pris plein de photos.

Il y avait une salle où on pouvait chanter et être filmé dans un clip...J'ai choisi la chanson de blondie "heart of glass", parce que je la connaissais, que j'aime ce groupe et que les autres chansons proposées étaient pas géniales.

J'ai récupéré le cd.

C'était de la pure déconnade et c'était sympa...Au moins je serais apparue dans une video et j'aurais chanté comme si c'était vrai une fois dans ma minable existence ! :-)

On a visité la Cathédrale de D ublin que j'ai trouvée très belle (mais ça c'était hier, j'ai juste oublié de le noter).

J'y ai brûlé un cierge et fait un voeu...de paix.

Le truc hallucinant c'est qu'au sous-sol il y avait un café ! j'ai jamais vu ça dans une cathédrale (entrée payante, 6 euros)...

Mais le moment le plus fort de la journée en ce qui me concerne, c'est lorsqu'on a pu voir le café-QG (ou siège) du Sinn Fein (branche politique de l'IRA).

Il y avait quelque chose d'unique dans cet endroit ! Une grande bibliothèque avec beaucoup de livres sur l'Histoire de l'Irlande, la guerre, la révolution, la grande Famine et les grandes figures de la résistance contre les britanniques...Et des drapeaux étaient accrochés aux murs, dont le drapeau palestinien, ce qui m'a fait chaud au coeur.

Il y avait des t-shirt et des badges, bref, plein de choses pour revendiquer ses idées...contre l'injustice et pour l'indépendance des peuples.

J'y serais restée des heures si j'avais pu.

Je ne me suis jamais sentie autant à ma place que là bas, autant en accord avec mes ideaux et les personnes présentes, rêvant d'une justice qui n'existera jamais,nous le savons.

Dublin est une ville dont on fait le tour rapidement, mais je n'ai aucun sens de l'orientation alors heureusement que je n'étais pas seule.

J'ai attrapé froid aujourd'hui, mes défenses immunitaires sont au stade zero, et je n'ai rien avalé de correct depuis 2 jours et il fait tellement froid !

L'angoisse m'a accompagnée durant tout le séjour, malgré mes efforts pour relâcher un peu la pression.

J'ai dit à David que je voudrais être n'importe laquelle des personnes qui nous entouraient, tellement être moi était de plus en plus invivable et ma souffrance incontrôlable.Je ne voulais pas lui faire de peine, mais c'est ce que je pensais vraiment.Les gens autour de moi avaient l'air si sereins, si différents...

Il y a un joli parc juste à côté de notre hôtel, avec une magnifique sculpture et un bassin dans lequel les gens jettent des pièces et font des voeux...C'est aussi ce qu'on a fait...Qui sait si nos voeux finiront par se réaliser ?

Tout me semble familier ici.

Ce soir on a été faire un tour dans le centre ville et il y avait plein de monde, essentiellement des jeunes et assez imbibés d'alcool j'avoue...Toutes les filles que j'ai croisées étaient apprêtées et à moitié nues ,perchées sur des talons de 15 cm, malgré un froid glacial...

 

J'ai demandé à un "videur" devant un pub s'il y avait une occasion particulière à tout ce cirque et il m'a dit que c'était un jour de fête, l'anniversaire du fondateur de la Guinness !  :-)

Là je me repose dans le grand lit de la chambre, comme une petite fille qui dormirait dans le grand lit confortable de ses parents en leur absence...J'en profite car je sais que c'est provisoire.

J'ai faim et froid,mais je ne peux rien avaler, de peur d'être encore malade.

Je n'ai pas envie de rentrer à Palaiseau samedi, même si mes chats me manquent beaucoup et que j'espère qu'ils ne se sentent pas trop abandonnés.

Mais je ne sais pas où je pourrais aller...Le problème que je cherche à fuir est essentiellement dans mon cerveau.

Demain c'est notre dernière journée, j'espère que je serai en forme et que le temps sera meilleur.

 

 

Jour 4:

On a vu un autre magnifique et très grand parc, une sorte de mémorial à la grande famine qui a sévi en Irlande.Un parc tellement beau, fleuri, vert, avec des cygnes, des canards et autres sortes d'oiseaux, un endroit apaisant et poétique.

Il y a beaucoup de musiciens dans la rue...Ils m'ont fait penser à Cécile et moi cet été :-)

J'ai discuté avec l'un d'entre eux, Ronan, qui faisait des reprises seul avec sa guitare et sa voix, dans l'indifférence générale et le froid et ça m'a touchée au coeur parce que je sais trop bien ce que ça fait.

J'étais la seule à l'écouter et l'encourager, l'applaudir...Il m'a dit que c'était dur là-bas aussi pour les artistes de rue...Ca semble être général, ce monde ne veut plus de ses vrais artistes, ça me rend triste.

On a passé cette soirée dans un véritable pub irlandais (je veux dire par là, fréquenté par des irlandais et non des touristes,avec tout le folklore habituel)...Un très bel endroit et un très bon Mojito :-)

Chanter me manque...

Je voudrais vivre ici, vivre de ma musique, avoir une jolie maison chaleureuse et accueillante et me sentir utile,mais ce n'est qu'un rêve, pas vrai?

Je ne veux pas rentrer demain, revoir ma cage, mes barreaux, ma routine, ma solitude, le rer, ressentir la peur et l'agressivité, ne plus voir un seul sourire sincèrement chaleureux alors qu'ici ils sont de norme...Et ce malgré la crise et les difficultés, la pauvreté qui est tout aussi présente et visible...

Est-ce que je m'en sortirai un jour ? j'en doute parfois et si c'est le cas, pour faire quoi ? Quel est le but de tout ça ? Mon rêve s'est éloigné de moi petit à petit, tristement, sournoisement, et ça me tue à petit feu...Il n'y a pas de deuil possible , il n'y a pas de médicaments pour ce que je ressens.

Je ne sais plus qui je suis, où je dois aller, où est ma place, et je suis terrifiée mais ça ne se voit pas.

 

Demain on prend l'avion à 18h00 je crois, et j'aimerais que ce séjour dure une éternité...

Je suis reconnaissante à mon chéri pour cette escapade, et pour ses attentions...

L'Irlande , est un pays riche à bien des aspects...

Dublin est une ville très particulière et on s'y sent rapidement chez soi...

Fin du livre de bord.

 

Et voilà...Depuis on est rentrés, je suis toujours malade et je dors beaucoup, mais dimanche je repars pour une semaine chez ma mère.

J'espère enfin rencontrer un bon médecin et organiser mon hospitalisation pour novembre peut-être...

On verra bien...J'ai contacté plusieurs spécialistes mais en vain, aucun n'a daigné me répondre, m'orienter...tant pis pour moi.

Il est 4 heures du matin, et les gens normaux dorment...

Dormez bien, gens normaux.

Oíche mhaith

 

 

 

 

Oscar wilde & I

 

 

When things go wrong as they sometimes will

and your daily road seems all up hill,

when funds are low and debts are high,

when you wish to smile but can only cry,

but when you feel you would like to quit,

make a wish and always give a bit...

there's receiving in the giving...

 

 

même jour...

00h30

J'ai peur de dormir, c'est presque devenu une phobie, parce que j'ai peur de faire encore des cauchemars.

C'est vital de dormir, c'est vital de manger, et on dirait que mon cerveau est en mode auto-destruction totale et me prive de l'essentiel.

J'ai peur de manger et j'ai peur de dormir.

J'ai mangé des gâteaux ce weekend, et je n'avais plus le contrôle, et même si sur le moment ça m'a fait du bien, j'ai culpabilisé à mort après, je me suis sentie faible et nulle d'avoir cédé...

Mais on avait quelque chose à fêter et je voudrais être comme avant, apprécier les aliments, apprécier ce qui m'entoure, dormir d'un sommeil profond, rire, ne pas penser au lendemain...

On part demain, et je devrais me réjouir, mais j'ai même peur de me réjouir et de me porter la poisse...Je sais, c'est tordu.

Je ne sais pas ce qui cloche chez moi, mais je ne peux plus continuer comme ça, c'est sûr.

J'espère que ce petit voyage me fera du bien, et me redonnera goût à la vie, aux choses essentielles, même s'il ne me guérira pas, c'est évident.

Ce soir je suis en pleine crise d'angoisse (comme tous les soirs et tous les matins) et je lutte pour ne pas saisir la lame et la tentation est forte de me soulager, tellement forte, de faire sortir la douleur par le sang, mais je vais essayer d'occuper mon esprit à autre chose, je vais essayer de ne pas me dissocier, même si je n'y suis pour rien.

J'ai vu sur le net que je n'étais pas la seule à avoir peur de dormir après une suite de cauchemars, alors ça m'a un peu rassurée...Mais je suis la seule qui fait des cauchemars chaque nuit (ou après-midi si je fais une sieste) non stop, depuis plus d'un an et demi...

C'est une torture mentale

J'espère trouver de l'aide bientôt,

Il me faut vraiment de l'aide.

Aidez-moi !

 

 

 

Dimanche 23 septembre 2012

Hier soir on a fêté nos 6 ans ensemble, mon chéri et moi.

On a acheté un fraisier pour l'occasion et j'en ai même mangé (un progrès)...

Demain soir on s'envole enfin pour Dublin, j'ai hâte de quitter cet endroit que je ne supporte plus.

Cette nuit j'ai encore fait un cauchemar horrible, et je me suis réveillée à 3h30 du matin, terrorisée et j'ai dû prendre 4 calmants.

J'arrivais plus à dormir après ça et j'avais presque envie d'aller marcher dans la rue, prendre l'air, mais il faisait encore nuit dehors et j'ai toujours eu peur du noir.

Je dois vraiment insister auprès d'un médecin pour faire une IRM, parce que c'est pas normal de faire des cauchemars toutes les nuits sans exception, que je m'endorme détendue ou pas...Il y a un truc qui cloche avec mon cerveau et je ne peux plus continuer comme ça, je suis épuisée et je me sens mal dès le réveil...

Toute émotion intense (peine ou joie) me rend malade...Comment vivre comme ça?

avouez, ça vous fait flipper hein .....

J'espère que notre séjour en Irlande me fera du bien, nous fera du bien et que je m'en sortirai un jour,parce que des fois j'ai envie de baisser les bras totalement.

J'espère qu'il y aura encore de belles années avec mon chéri

Je t'aime, joyeux 6 ans :-)

 

Migraine, fatigue, nuit blanche, peur, solitude, sentiment de solitude , épuisement physique généralisé,

peur du lendemain, sentiment de honte et d'impuissance, déceptions, envie de partir, tristesse, espoir, re-tristesse,re-espoir,

Folie ?

Personne ne peut comprendre

La cavalerie n'arrive toujours pas

 

 

 

 

 

1h du matin

Un café chaud, de la musique, la télé en image de fond, de la lumière...

Tout pour ne pas dormir, ne pas fermer les yeux et voir des choses affreuses.

J'ai peur de m'endormir, comme dans Les griffes de la Nuit...1...2...3...

C'est la nuit que j'ai besoin de parler, mais tout le monde (normalement constitué et qui a une vie sociale) dort...

Misère....

Il faudrait que je me remette à la peinture, et à l'écriture de nouvelles chansons, mais la dépression m'a rendue paresseuse.

Je devrais faire des nuits blanches "créatives" et "utiles", puisque dans la journée je ne sers à rien.

Parfois j'aimerais sortir faire une longue marche, dans la nuit, tellement j'étouffe...Je le ferais probablement si je vivais à Paris, mais là j'avoue que j'ai pas forcément envie de finir dans la rubrique "faits divers" (retrouvée en morceaux dans plusieurs sacs poubelle avec mes tatouages comme seul moyen de reconnaissance par mes proches)...

Je ne prends plus de somnifères pour dormir, parce qu'ils ne chassent pas les démons, ni les cauchemars, alors c'est inutile de m'empoisonner davantage, les anti-depresseurs suffisent, mon propre cerveau suffit, l'ennui suffit...

A cet instant, j'aimerais marcher dans la neige en pleine journée, dans une belle forêt, et respirer de l'air pur, apprécier la beauté de la nature et oublier ma non-existence...

Un café chaud, il faut resister...

Cette nuit tu ne fermeras pas l'oeil, j'y veillerai...Et quand le jour pointera son nez, tout semblera moins angoissant et tu pourras te reposer.

 

 

 

Mercredi 19 septembre 2012

(après-midi)

Jour Down...Je sens la crise se préparer et ça m'épuise.

J'ai encore une fois passé une mauvaise nuit, pleine de cauchemars horribles et tellement réalistes que ça me fait froid dans le dos d'y repenser...

Imaginez faire un cauchemar (ou parfois plusieurs) chaque nuit pendant 2 ans !!! C'est un coup à débloquer totalement...Ou c'est révélateur de quelque chose qui tourne pas rond, mais ça on le savait déjà.

Je me réveille encore plus épuisée que la veille et avec ce sentiment d'angoisse indescriptible que je ne souhaite à personne.

Les infos et leur lot d'ignorance, d'inepties, me rendent malade, et cette vandetta anti-Islam aussi, mais je me dis que de toute façon, les années à venir vont être pires et qu'il faut se préparer à être les prochains boucs-émissaires et surtout à voir le mal régner...C'est triste.

Le respect, la paix, l'amour de l'autre, c'est plutôt sur ça que devrait travailler l'humanité, au lieu d'attiser la haine et de jeter de l'huile sur le feu, de faire le jeu des extrêmistes de tous bords...Quand comprendront-ils ? Bref, je ne vais pas m'étendre sur le sujet mais j'avais besoin d'exprimer mon point de vue.

Plus que quelques jours avant Dublin, et j'espère que je ne trimbalerai pas mon mal-être là-bas...

J'ai hâte de changer de décor, de sortir de mon bocal de formol.

 

 

 

 

Lundi 17 septembre 2012

(très tard dans la nuit)

Après une nuit agitée (pour changer), la journée s'est plutôt bien passée...

J'ai fait mes racines et ma couleur (le rouge devient de plus en plus vibrant et j'adore ça, mais j'espère que mes cheveux vont rester sur ma tête parce que je les perds beaucoup à cause de la malnutrition).

Cet après-midi ma belle-mère (la maman de mon chéri) est venue nous voir, et on a passé un excellent moment ensemble.

On a tellement de choses en commun et on se comprend vraiment,je l'aime et elle m'aime et ça fait du bien.

Je suis heureuse d'être tombée sur une personne comme elle, parce que je sais aussi combien ça peut être destructeur quand ça se passe mal avec la famille de la personne qu'on aime, ou qu'on se sent rejetée, méprisée sans raison valable ou ignorée.

Dieu merci j'ai gagné en elle une amie, une alliée, et ça fait vraiment du bien, surtout quand ma maman est loin de moi et parfois " difficile".

Dans une semaine on sera enfin à Dublin ! Je compte immortaliser ce moment en prenant un max de photos et j'espère qu'on passera un bon séjour, loin des tracas.

La surexcitation chez les "gens comme moi" est un léger problème cependant, car elle provoque des crises d'angoisse incontrôlées, même si on est excité parce qu'on se réjouit de quelque chose...Alors quand je me retrouve seule, c'est le trou noir, l'angoisse et j'en oublie même la date, le jour qu'on est, et où je me trouve parfois...C'est dingue et limite flippant.

J'ai conscience que mon état ne s'améliore pas mais j'évite de trop y penser, en me disant que le temps aidera...

Je ne veux pas prendre de décision quant à mon hospitalisation pour le moment, je verrai ça plus tard, si ça devient de nouveau nécessaire, mais là j'ai l'impression que je peux me battre seule, encore un peu...et mes idées noires me laissent du répit, ce qui est énorme.

Jouer de la musique me manque, l'esprit de la rue et la prise de risque aussi...J'espère qu'on pourra refaire ça bientôt , car ça me rendait heureuse durant quelques heures et malgré le stress....

je suis prise dans une toile d'araignée depuis quelques années et je ne peux plus bouger, avancer...Comme dans le clip que j'adore de Cure, "Lullaby"...Je suis trop dans la réalité, et c'est tout ce que je déteste.

Si demain par le plus grand des miracles, je peux chanter et être écoutée, j'aurai une vraie raison de vivre.

Pardon pour tous ceux que j'aime, vous êtes aussi une raison pour moi de vivre, mais voilà...

Mais l'art ne veut pas de moi, j'en ai bien peur.

Ce soir mes pensées sont un peu sombres, mais c'est comme ça...

Bonne nuit

 

 

 

 

 

 

Vendredi 14 septembre 2012

J'ai enfin récupéré mon accès internet et je peux de nouveau écrire...

POGUES' DAY

Mercredi soir on a vu le concert des Pogues à l'Olympia et c'était grand, tout comme la 1ère partie qui était excellente:

The Moorings

The Pogues, c'est un de ces groupes phares qui ont marqué mon adolescence, comme The Cure ou Joy Division...Mes groupes refuge quand ça allait mal ou quand je rêvais de mon avenir, de musique et de liberté.

Shane Mc Gowan a vieilli et grossi et est toujours aussi accro à l'alcool visiblement, mais sa voix est restée la même (même s'il chantait parfois un peu en décalé, cf."fairytale of New York", lol) ,  sa musique dégage toujours autant de beauté, d'originalité, d'émotion.

Moi aussi j'ai vieilli, et je ne le vois qu'à travers les artistes que j'aimais plus jeune...Et aussi quand être dans la fosse me provoque presque un malaise ! Le temps est cruel :-)

J'ai été émue par le final : par "fairytale of New York" sous une neige artificielle, Shane et la chanteuse venue l'accompagner pour le titre valsaient (enfin, elle semblait plus le porter et lui éviter de se ramasser, la pauvre ! ) et c'était très poétique et destroy...Un mix étrange mais comme j'aime :-)

L'Olympia a aussi réveillé mon mal-être et provoqué une grande crise le lendemain, comme à chaque lendemain de concert et retour violent à MA réalité...Mais là c'était amplifié et ça a remué beaucoup de choses en moi: mon échec musical, mes rêves qui ne se seront jamais réalisés, ma situation, ma nostalgie du passé et de toute cette époque où tout était encore possible et où je n'étais pas encore malade et brisée par la vie et la cruauté des gens...

Aujourd'hui c'était plus calme, et j'apprends petit à petit à faire avec ces montagnes russes, autant que possible, en attendant de trouver la personne qui pourra me sauver...la vie.

Le 24 septembre on va partir quelques jours à Dublin ! j'ai tellement hâte :-))...J'ai toujours adoré l'Irlande, sa culture, sa musique, sa rebellion, ses idéaux, mais je ne suis jamais allée à Dublin, juste à Cork et waterford...C'était notre 1er voyage seules avec ma soeur et on en a gardé de merveilleux souvenirs...Une des rares fois où nous n'étions pas " ennemies".

Ca sera une découverte et on a tellement besoin de souffler

Sinon, le monde est en train de devenir de plus en plus fou ! Et ça me rend malheureuse et triste de voir que certains êtres sont sur cette Terre uniquement pour détruire et déverser la haine.

Comment envisager d'être heureux dans un monde aussi ravagé, triste, dur, haineux et sans pitié ? Comment faire pour que les gens ouvrent les yeux sur toutes les manipulations et les complots qui se trament en coulisses ?

Je me pose un milliard de questions, et tout me fait souffrir, alors quand je peux m'échapper durant un concert, c'est comme si le ciel m'ouvrait une porte vers le paradis et me permettait d'accéder à un autre monde, plus léger et harmonieux...Et je voudrais que ça dure encore et encore...Et je voudrais être celle qui donne ce bonheur aux autres, sans aucune vanité, mais juste parce que la musique rend moins con et rassemble.

Vous comprenez pourquoi je me demande dès mon réveil s'il y a vraiment une place pour des gens comme moi dans ce monde...

 

 

 

 

 

 

 

                                     

12 septembre 2012, The pogues à l'Olympia.

(source: les inrock)

De retour après 20 ans d’abstinence, pardon, d’absence des scène françaises , les Pogues avec Shane MacGowan viennent de donner mardi et mercredi deux concerts d’anthologie dans la salle des Capucines, décidément le haut lieu des concerts mémorables après le dernier passage démentiel de Patti Smith et le scandale Madonna.

 

Comme le faisait remarquer un spectateur humoriste, “Shane MacGowan s’est présenté sur la scène de l’Olympia habillé d’un Gin Tonic”. C’est en partie vrai puisque celui-ci trônait sur un petit guéridon posé entre deux amplis de retour et un gros ventilateur placé en face du chanteur édenté. Mais il est arrivé en costume noir, chemise blanche et cravate, le haut du corps penché en avant et de travers, traversant la scène avec la démarche d’un vieux berger ayant gravi trop de montagnes pierreuses. Ses montagnes à lui étant des fûts de bière, de blanc, de gin et autres substances non alcoolisées mais toutes aussi galvanisantes. Shane s’est épaissi de la taille et du visage, l’ovale des années 80 ayant laissé la place à des traits carré, les yeux masqués par d’épaisses lunettes noires oblitérant un regard habité par la malice et la fraicheur enfantines du bonhomme.

Pendant près de deux heures, les huit membres du groupe ont tout donné deux soirs de suite avec un brio et une ferveur inattendus pour des gens de cet âge (ils ont tous entre 55 et 60 ans). Les deux concerts coproduits par Polydor France servaient de captation pour un double CD/DVD commémorant le 30e anniversaire du groupe à paraître en novembre. Le groupe avait donc une double pression (de Guinness) sur les épaules : ne pas rater leur grand et attendu retour parisien après une absence de deux décennies et ne pas foirer la performance couteuse de ces dates, garantes de leur avenir scénique sur d’autres scène hexagonales.

 

Une consommation d’alcool défiant les lois de la médecine

La première date, complète en quelques jours, avait été augmentée d’une seconde et il suffisait de se promener au milieu de la salle pour comprendre qu’une majorité du public était venue voir le phénomène/légende MacGowan et vérifier s’il était toujours aussi “destroy” qu’annoncé. Personne ne fût déçu puisque Shane, bien qu’ayant abandonné l’héro, reste accroché à une consommation d’alcool défiant les lois de la médecine.

Sa démarche hésitante témoigne d’un squelette passablement abimé et à chaque gorgée avalée succède une cigarette cramée en deux minutes par des triple bouffées. Et pourtant sa voix reste juste et assurée, sans tricher , usant sur deux chansons uniquement d’un prompteur/ordinateur.

De son côté, l’élégant guitariste Philippe Chevron (dont le nouvel album avec les Radiators From Space mérite d’être écouté d’urgence) a vaincu la loi d’un fumier de cancer de la gorge et drive l’ensemble sans une faute. MacGowan reprend son souffle grâce aux respirations offertes de temps en temps, entre autre, par Spider Stacy qui chante le tubesque et clashien Tuesday morning (extrait de l’album Waiting for Herb et plus gros succès international du groupe) et donne une couleur power pop bienvenue après une demi-heure de show pendant lequel le groupe égrène avec précision, énergie et ferveur tous ses immenses classiques.

 

Bouffée d’émotion sur “Fairytale of New York”

Le premier soir, la réaction de la salle tient de l’apoplexie quand le groupe entame le standard d’Ewan Mc Coll Dirty Old Town et la tension ne faiblira pas jusqu’à la dernière note de larsen de Fiesta, que Spider clôt en fracassant la guitare. Avant cela le groupe aura donné une sublime version de Sunny Side of the Street dopée par l’addition de la section de cuivres (3), des cavalcades celto-punk irrésistibles avec A Pair of Brown Eyes, Irish Rover ou encore la frétillante Sally Mac Lennane. C’est Ella, la fille de Jem Finer (banjo) qui prend le rôle de Kirsty Mac Coll pour le toujours émouvant Fairytale of New York achevé dans les dernières mesures par une valse chaotique entre elle et Shane recouverts de flocons hivernaux et là, il faut vraiment avoir un cœur de pierre pour ne pas céder à une bouffée d’émotion.

Une mention spéciale sera attribuée à James Fearnley pour sa performance physique insensée : il parcourt la scène de long en large, se jette au sol sur les genoux comme un Hendrix/Iggy possédé avec cet énorme accordéon dont on ne veut même pas connaitre le poids.

Mieux qu’un retour en grâce ou une heureuse résurrection, les Pogues viennent de nous offrir le meilleur d’eux-mêmes avec la joie des innocents et l’expertise de mercenaires rompus à tous les combats. D’après le personnel de la salle, 20 000 bières auront été écoulées chaque soir avec rupture de stock avant la fin des hostilités. Une petite idée de la température ? Ce n’est pas tous les jours que l’on est témoin de telle célébration. C’est toute la chimie unique du sang irlandais sans doute

 

 

dimanche 9 septembre 2012

(15 h)

Je me suis levée à 14heures...Mon chéri m'a réveillée à 13h au tel, puis ma mère à 13h30, et puis je suis retombée comme une masse, un peu coupable quand même que la moitié de la journée soit déjà passée mais vu que je ne dors pas avant 4h du mat, tout est relatif.

Là j'écoute le dernier album d'Alt-J: "An awesome wave"...Il est tout simplement magnifique...Et la voix du chanteur me rend dingue.

Le seul problème c'est que Deezer fait chier avec ses pubs...

Je n'ai toujours eu aucun retour de la "psy", du courrier que je me suis fait chier à lui envoyer.M'en fous, ils s'occuperont peut-être mieux de moi à bordeaux...Les gentils messieurs en blouse blanche.

De toute façon, je commence à m'habituer à être ignorée par les pseudo médecins ou spécialistes.

Je crois qu'il faut arrêter d'en attendre trop...Ils ne sont plus là pour sauver des vies, mais pour leur salaire ou leur prestige.

Je me suis acheté 2 nouveaux pantalons et un sweat...J'avais plus le choix, j'ai perdu du poids et mes anciennes fringues étaient ridicules sur moi...

Le banquier va criser mais je m'en fous, ça m'a fait plaisir et de toute façon je peux pas être plus dans la merde , bientôt je serai fichée à la Banque de France...Et alors? Il s'agit de leurs règles....un petit bout de papier qui nous donne une valeur ou pas, et moi je suis en dehors de tout ça dans ma tête...Je suis loin, très loin dans ma tête...

Pourquoi est-ce que je suis la seule à voir que ce monde est devenu une tragédie ?

Hier j'ai dit à David que je voulais redevenir petite, sans avoir à m'inquiéter de quoi que ce soit, me sentir de nouveau protégée...Mais si je devais redevenir petite, je ferais tout différemment, je ne gâcherais pas de précieuses années et j'aimerais aussi que ma famille soit paisible et positive, pas comme ce que j'ai connu et je me défendrais face aux monstres.

Je vais pas cracher sur mon enfance, j'ai de jolis souvenirs aussi qui me tiennent chaud quand ça va mal, mais il y a eu aussi tellement d'horreur, de choses qui ont contribué à me briser et à me rendre malade aujourd'hui...Etait-ce nécessaire d'en passer par là ? Est-ce qu'on aura la réponse un jour ?

Aujourd'hui il fait un temps magnifique, et super chaud, alors hors de question de mettre le nez dehors...

Qu'est-ce qui pourrait me rendre heureuse ?

Aucune idée...

Bon dimanche à ceux qui liront ça, et à mes amies qui ont une vraie vie, elles.

J'ai toujours détesté les dimanche.

 

 

 

Vendredi 7 septembre 2012

(00h30)

Je viens de découvrir ce merveilleux groupe, dont j'ai posté la video...Alt-J

Il y a tellement de petites perles, d'artistes à la touche unique et émouvante sur youtube, que je m'y perds...

D'un côté, ça me rend heureuse, je me dis que la vraie musique et les vrais artistes ne sont pas morts ou tous vendus et d'un autre côté, ça me rend nostalgique et triste car je sais au fond de mon coeur que si j'avais été bien entourée, j'aurais moi aussi pu faire de la vraie belle musique et me produire sur des scènes...

Alors je vis mon rêve par procuration et je me rassure, le talent est toujours là...il existe et c'est tout ce qui compte.

Je me suis levée à 15 heures aujourd'hui (de mieux en mieux, je sais). Mais à quoi bon se lever quand on n'a rien à faire , personne à voir ?

Ce soir mes idées noires sont de nouveau là, elles montent en puissance, mais je me bats pour les éloigner de moi, ne pas plonger dans le trou sans fond.

J'ai rêvé d'une de mes tantes cette nuit, elle est décédée d'un cancer il y a plusieurs années...Elle avait l'air d'une apparition, tellement réelle et tellement triste et mal en point...oh, je précise qu'elle portait le même prénom que moi.

Je crois qu'elle essayait de me venir en aide, et elle me demandait pardon, mais moi j'étais juste très en colère après elle et je ne voulais rien lui pardonner, je voulais qu'elle souffre pour l'éternité...C'était un cauchemar terrible, mais je suis habituée à faire des cauchemars pratiquement toutes les nuits.

Je ne comprends pas le sens de ce "rêve", mais je pense que mon subconscient m'envoie un message...J'espère que là où elle est, ma tante est en paix, je ne suis pas du genre à ne pas pardonner...

Je n'arrive pas à dormir avant 5 ou 6 heures du matin, je m'occupe devant la télé ou en lisant un maximum, pour repousser le moment de dormir, je ne sais pas pourquoi, mais c'est pour ça que je suis tellement épuisée toute la journée, et le soir rebelotte.

Dans quelques temps je vais me faire hospitaliser, du côté de bordeaux...

Ca me terrifie, mais je crois être au pied du mur.

Un peu comme un toxico qui doit décrocher, s'il ne veut pas mourir.

Je ne sais pas ce que je veux...

Si, je veux être créative comme avant, et être heureuse, mais c'est comme si ce n'était pas fait pour moi le bonheur...

J'ai peur, très peur, et je me sens très seule, mais c'est normal.

Bonne nuit

xx

 

 

Lundi 3 septembre 2012

(19h30)

Je suis une larve

J'ai dormi toute la journée, vidée de toute forme d'énergie, de toute envie

Impossible, j'ai essayé mais mes jambes étaient bétonnées et mes bras ne voulaient plus bouger, mon cerveau dans la brume et ma solitude un refuge.

De toute façon se lever pour quoi ?

Depuis que j'ai franchi la limite, tout est différent en moi.

Mon corps est de plus en plus faible.

Aujourd'hui 1er jour sans clopes, finies les cigarettes, je suis assez contente de ça quand même...Même si ça m'occupait.

Mon rdv pour le dossier de surrendettement est remis à mardi prochain.

Isabelle a pris de mes nouvelles par tel aujourd'hui et ça m'a fait plaisir...Elle n'oublie jamais personne.

Moi, je suis l'ombre de moi-même en ce moment, et j'arrive plus trop à donner le change, en fait, j'en ai plus envie.

Si tu m'aimes, aimes-moi malade aussi ou pars, ça vaut pour tous...Un jour peut-être je me relèverai et tout sera enfin différent, et si ce n'est pas le cas, alors tant pis.

Je n'en peux plus d'être dans l'attente constante de l'amour des autres ou dans la terreur qu'ils me laissent, j'ai décidé de faire sans.

Les gens finissent toujours par nous briser de toute façon, alors autant ne pas trop en attendre et se préserver.

J'irais bien me recoucher mais ça serait abusé...non ?

 

 

Dimanche 2 septembre 2012

14h30

Mauvaise nuit, lever à 13heures (en me forçant), Keny Arkana à fond parce qu'elle est mon alter ego et que je me sens moins larguée dans ce monde de merde quand je l'écoute...je m'écoute "la vie d'artiste " (tirée de son dernier album) en boucle, ça me parle tellement, ça raconte tellement mon histoire...Sauf que j'ai encore rien réalisé mais bon, comme elle dit, je garde la tête haute, "j'ai renié aucun de mes principes"

J'ai hâte de la voir enfin en concert, en octobre, merci P...D'ailleurs je suis contente que tu passes me voir cet aprem, j'aime plus rester seule avec moi-même, je ne me fais plus confiance.

Nuit de cauchemars, c'est de pire en pire...

Je mets tous mes espoirs dans la lettre que j'ai écrite à la "spécialiste" (si spécialiste elle est vraiment et j'espère qu'elle va me répondre vite).

Demain je dois voir l'assistante sociale...J'ai déconné, je devais faire la lettre pour la commission de surrendettement, mais j'ai rien fait encore.Je m'en occupe ce soir...Plus c'est important et plus ça me demande de l'énergie, que je n'ai pas, ou juste quelques heures par jour.

Et je me suis réveillée en mode pittbull, down, très down....

Je suis habituée maintenant, j'arrive à gérer certains jours, et là je pense que ça devrait aller parce que je ne serai pas seule cet aprem .

Ok, j'ai besoin de cafféine...Demain j'arrête de fumer, c'est décidé...Ca me flingue la voix, ça coûte cher et ça pue...

Je vais peut-être me mettre à la coke...(je rigole...J'ai pas les moyens et mon cerveau est assez grillé comme ça de toute façon).

 

 

 

 

 

 

Vendredi 31 août 2012

(tard)

J'ai téléphoné à l'hôpital sainte-Anne (qui aurait cru que ça m'arriverait un jour ?)  et ils m'ont orientée vers une femme médecin soi-disant spécialiste de l'état limite.

Il fallait lui écrire une longue lettre lui expliquant tout, et c'est elle qui décidera de l'importance ou non de mon cas.

J'espère qu'elle pourra et saura m'aider, et que ce ne sera pas une perte de temps de plus, sinon je serai obligée de partir à Bordeaux pour un certain temps, parce qu'ils ont des spécialistes  ,il paraît...

Je me débats comme je peux avec mes émotions mais c'est devenu de plus en plus compliqué à gérer...Tout comme ma solitude.

Si j'avais les moyens, je partirais me faire soigner au Québec, voire même y vivre...Mais faut pas rêver et je risque pas de gagner au loto, suis même pas foutue de réussir mon suicide...(on se détend)

Je me réjouis un peu de notre prochain voyage avec David (on a pas encore réservé, on sait pas encore où on va aller, alors ça me stresse un peu ça aussi) pour fêter nos 6 ans ensemble.

Il s'en est passé des choses en 6 ans et en même temps, tout est passé très vite.

J'espère qu'on restera encore longtemps ensemble, et que je me sortirai enfin de cet enfer...Sinon, et bien j'accepterai mon sort...Que faire d'autre? On est rien dans ce monde, je m'en rends chaque jour un peu plus compte.

Seules nos actions restent et ce qui me soulage un peu le coeur, c'est qu'à ce niveau, je pense pouvoir dormir ou partir tranquille, j'ai toujours évité de quitter la voie de la lumière, sauf ces derniers jours peut-être où Dieu et moi sommes un peu "brouillés", mais ça passera...

Pas la grande forme ces derniers temps, mais l'amour et l'attention ça aide un peu...

Le sourire au visage, et la pulsion de mort en dedans...Etrange entité.

Bonne nuit.

xxx

 

 

1h du mat, le même jour...

 

T.S, foirée...

La soupape de sécurité a sauté et tout s'est déversé, la seule quête était la paix, enfin.... que dire d'autre ?

 

J'étais prête à m'envoler vers la liberté, vers le vrai monde (s'il existe), vers la sérénité, égoistement mais en détresse immense.

Et ben même ça je trouve le moyen de le foirer...

j'ai dormi 10 heures, réveil, redodo, réveil, redodo .... black out ....J'étais à l'ouest, mais rien...Retour à la case départ, un peu honteuse quand même mais je comprends mon geste, et personne d'autre ne le peut.

Je me sens comme un parasite et je culpabilise de devoir  faire subir ça à ma soeur et son mari, ma folie.

Les bras de David me manquent...

Je suis sortie marcher dans andernos ce soir, du coup, seule et chancelante...J'ai bu un café et observé le bonheur des autres, là où tout paraît plus simple.Je me suis posée dans le parc après, à l'abri des regards, et j'ai pleuré.

Et puis je suis rentrée.

Je voudrais juste ne plus connaître cet enfer qui empoisonne la vie de tout mon entourage, et mon entourage ne le mérite pas.

 ma mère en remet une couche.

Je n'aurais pas dû venir, et je ne reviendrai plus je pense...pas tant que je ne serais pas guérie de cette folie.

Il faut que je dorme...Il me faut du calme...peut-être que je devrais envisager l'hospitalisation, loin de tous, pour le bien-être de tous.

demain j'appellerai le médecin et on verra ce qu'il en pense.

Pardon.

xx

 

 

 

une fille à la télé parlait des rom.Une petite pisseuse de 16 ans maxi qui n'appréciait pas que le prêtre de sa ville les accueille sur son terrain et leur donne à manger (ils ont des enfants).

Elle a dit que c'était tous des voleurs et qu'ils étaient sales et que c'était pas normal...Petite merdeuse, tu serais propre si tu devais camper sous une tente ou dormir à même la terre tous les jours?

Tu pourrais travailler si une loi stupide te l'interdisait et si les employeurs rechignaient à t'embaucher à cause de ton origine, ton allure, et la taxe à payer?

Tu vivrais comment le fait que tes enfants soient traumatisés par des rafles à l'aube, ou qu'ils crevent de faim?

Aimerais-tu te sentir rejetée partout où tu vas?

Il y a des voyous et des voleurs chez eux, comme chez toi, il y a du bien et du mal partout, mais il y a surtout des gens qui cherchent à fuir une misère insupportable et un meilleur avenir pour leurs enfants...

Alors à défaut d'avoir le cerveau assez développé pour réfléchir et te mettre à la place des autres, des plus démunis, ferme-la...

C'était mon coup de gueule de la matinée, j'ai mal dormi en plus et je ne supporte plus la connerie humaine.

 

 

 

23/08/2012

14h15

Ma mère est hystérique, elle ne se rend pas compte à quel point elle me fait du mal.

Je suis fatiguée, je ne suis pas un objet, je suis lasse de toujours culpabiliser, préserver les autres, lasse de me battre contre tout et tout le monde.

Lasse de toute cette pression sur mes épaules et lasse de cette maladie que personne ne veut encore prendre en charge.

Je voudrais juste trouver la paix, c'est trop difficile et insupportable.

Je voudrais juste qu'on me laisse en paix.

Dieu, tu es où dans tout ça? J'ai toujours cru en toi, mais ça signifie quoi, toute cete souffrance inutile ? ce monde ? cette vie ? ces pensées ? notre âme ? nos actes ? nos espoirs broyés et déçus constamment? ta grandeur, ton pardon, ta miséricorde ? tout me semble tellement contradictoire...

Alors je repose ma question, où es-tu ?

Ta vie est un leurre, comme tout le reste.

 

 

Vendredi 24 août 2012

(vers 11h)

J'ai prolongé d'une semaine mon séjour chez ma soeur, parce que j'en avais sérieusement besoin.

Hier a été une journée chargée.

Je dois préciser que je suis à court de médicaments depuis 3 jours et que mon état mental en fait les frais (sevrage forcé et immédiat= débloquage total).

Ma mère est venue me chercher pour m'emmener à mon rdv chez la "spécialiste" de l'état borderline, rdv que j'attendais avec impatience depuis la veille et sur lequel je fondais tous mes espoirs.

1ère déception: malgré son extrême gentillesse, et son côté peace & love, elle m'a appris ne pas être psychiatre mais juste psychologue !

or moi il me faut un médecin, un psychiatre, pas une prof de yoga (elle m'a dit qu'on travaillerait la respiration pour gérer mes crises d'angoisse....heu,ouais, si tu veux, mais coté respiration ça va, c'est côté cerveau que ça déraille...).

Bref, elle a pas pu me faire une ordonnance pour mes médocs (2ème GROSSE déception) et j'ai dû raquer 40 euros parce que la sécu prend pas en charge son secteur...

Elle m'a donné un nouveau rdv pour mardi prochain et est sûre qu'on avancera bien toutes les deux, mais je vais l'annuler...J'ai pas besoin d'un gourou, j'ai besoin d'un médecin, bordel de merde !

Après, ma mère m'a posé un million de questions et comme d'hab elle pensait tout savoir sur tout...Résultat, elle m'a mise hors de moi et m'a foutue une pression de malade , tout en croyant bien faire...En rentrant chez ma soeur j'étais vidée...et j'avais plus envie de revoir ma mère avant ma retraite.

Le soir, on devait aller voir le groupe d'un ami de ma soeur et de son mari jouer, dans un resto.

J'étais pas hyper emballée, j'avais juste envie de me rouler en boule dans mon lit et de pleurer toutes les larmes de mon corps ou alors d'avaler une plaquette de lexomil (le seul medoc qui me reste)...On y est finalement allés, et pour la peine (et surtout ne plus penser) j'ai bu 3 mojitos et je confirme que ça détend mieux que 10 prozacs...

Le groupe jouait des reprises, mais les musiciens étaient très bons et le mojito aidant, j'ai pas mal dansé et hurlé pour les encourager...Et oublier mon mal-être...je crois que j'étais un peu trop " up" ( maniaque ? ).

On est rentrés vers 1 heure du mat et je suis tombée k.o...

J'ai quand même fait un cauchemar (comme tous les soirs, je précise), cette fois je me faisais électrocuter (en même temps, je me demande si c'était pas plutot un rêve ;-)...

En rentrant il faudra que je cherche et TROUVE sérieusement un spécialiste parce que je ne m'en sortirai jamais sans une aide extérieure, et la famille c'est bien pour souffler un peu, mais pas pour guérir... surtout la mienne.

Ma mère est très inquiète pour moi mais elle sous-estime totalement mon état (ou en donne l'impression) et en croyant m'aider m'enfonce encore plus, limite me pousse au suicide pour ne plus ressentir quoi que ce soit ou entendre ses conseils foireux alors qu'elle n'a pas idée du quart de ce que je ressens...Et il faut quand même que je la protège, mais là, c'est à moi que je dois penser avant tout, il paraît que c'est vital...

Mon chéri me manque et j'ai beaucoup culpabilisé de le savoir seul à Palaiseau, mais en même temps, je vais trop mal et il en aurait pâti aussi...

J'attends avec impatience notre petit voyage que tous les deux, on en a vraiment besoin, ça fait des années qu'on est pas partis en vacances...

Eric, mon beau-frère a insisté pour me prendre en photo et voyant que ça lui faisait vraiment plaisir j'ai joué le jeu à fond, même si je ne suis pas à l'aise avec mon image...On a quand même passé un super moment et j'avoue que les photos sont plutôt sympas...

Ce matin je me sens vide et épuisée, et quand je vois tous ces gens heureux de vivre et avec une vraie existence autour de moi, alors que je suis toujours piégée au fond du puits, ça me rend triste pour moi.

J'aimerais  guérir, retravailler, chanter, croire en moi, avoir une jolie maison, que mon chéri change de boulot et ne soit pas aussi déprimé quand il y va, qu'on puisse commencer enfin à vivre et construire quelque chose de solide ensemble, ailleurs...

Et certains jours, je me dis que ça ne m'arrivera jamais, et que je préfère la mort à une vie aussi merdique (je suis perfectionniste dans l'âme).

La psy a dit qu'il y avait une grande intelligence et une immense bonté en moi (je crâne pas là, c'est vrai), et qu'il fallait que je me serve de ça et de mon hypersensibilité pour travailler dans un domaine qui me correspond vraiment et dans lequel je pourrais aider les autres comme j'aime le faire pour m'épanouir vraiment....

Ouep ... ça m'a beaucoup aidée ( je suis cynique là )

Bon, voilà pour aujourd'hui...J'irai peut-être marcher un peu près de la mer (enfin, du bassin, parce que c'est pas vraiment une mer) cet aprem.

Je n'ai pas osé jouer de la guitare et chanter en public, ici...Sans Cécile c'est plus difficile, j'ai moins la motivation et j'ai peur.

Mercredi 15 août 2012

(minuit)

Je continue de perdre du poids, et je contrôle tout ce que je mange, me sentant coupable dès que j'avale un carré de chocolat alors que je ne suis pas censée le faire...mais parfois je craque.

Je voudrais maigrir plus vite et davantage, mais je ne pense pas être anorexique au final.

J'aimerais reprendre le sport, ça me manque beaucoup...J'ai dû arrêter momentanément pour des raisons financières et aussi pour me concentrer sur le reste.

Une anorexique ne mange rien, moi je m'alimente un minimum.

Je n'aime pas mon image, c'est tout...Est-ce si difficile à comprendre?

Je suis restée traumatisée par les 20 kg que j'ai pris il y a un an, à cause de mon traitement médical...Je ne veux plus jamais ressembler à ça.

Alors je fais hyper attention à tout et je me sens forte mentalement.

Je suis la seule de ma famille a avoir toujours plus ou moins bataillé avec mon poids...Ma mère avait un corps de rêve et ma soeur a aussi un superbe corps...Je suis le truc pas fini, celle qui n'a pas grandi et qui ne le veut même pas....

Je suis le cas social de la famille,on dirait...

Samedi je vais la voir justement, ma famille.

Je prends le car cette fois-ci (le train est beaucoup trop cher), et je le prends à porte de bagnolet (93).

Ca m'angoisse beaucoup de faire tout le trajet en transports et de passer 8 heures dans un car.

C'est stupide, mais tout ce qui est nouveau me destabilise vite. J'ai peur quand je n'ai plus de repères.

J'espère que ça se passera bien là bas.Je suis heureuse de voir ma mère et ma soeur et son mari, et d'avoir l'occasion de rencontrer une spécialiste de mon trouble mental, mais j'appréhende toujours, je ne sais pas pourquoi...Je suis toujours sous tension, sous pression avec ma mère.

Oui, mes rapports avec ma mère m'inquiètent...

Elle peut parfois être très maladroite tout en voulant (pensant) aider, et moi ça me fait réagir tout de suite, et je me sens aussitôt coupable.

Je n'aime pas voir ceux que j'aime souffrir, surtout à cause de moi.

Je ne veux pas non plus être regardée comme une bête curieuse, ni qu'on ait pitié de moi, il n'y a rien de pire...

En fait, je ne sais pas ce que je veux, partir ou rester.

Une fois là bas , je ne veux plus revenir, et avant d'y aller, je veux juste rester ici, à l'abri du monde.

Je cherche une issue...Mais je n'en ai pas encore trouvé, ou alors juste des choses provisoires qui m'occupent l'esprit un moment, et je retourne dans mon cachot intérieur, une fois seule, une fois consciente de ce que je suis devenue, de ma vie, de cette maladie de merde.

Chaque nuit je fais des cauchemars, des rêves plus tordus les uns que les autres...VRAIMENT chaque soir...Alors je me réveille épuisée et angoissée à l'idée de devoir affronter une nouvelle journée, que j'aie quelque chose à faire ou non, le résultat est le même.

Vivement que ça s'arrête.

J'attends notre petit voyage avec David avec impatience...C'est la seule chose qui me donne encore un peu de joie .

Chaque jour est une bataille...J'aimerais gagner la guerre,un jour, et vivre normalement, ressentir normalement, être normale.

Bonne nuit

xx

 

 

Lundi 13 août 2012

Ca fait un petit moment que je n'ai rien écrit...Pas grand chose à dire si ce n'est continuer de me plaindre de mon état et étaler mes inquiétudes...

Cécile & moi continuons malgré tout à jouer aux saltimbanques à Notre-Dame, contre quelques piecettes ou bonbons (véridique)...On appelle ça notre lieu de répète dans la rue.

C'est une expérience éprouvante vu mon hypersensibilité et ma phobie de la foule, mais je m'accroche.Le stress se manifeste alors physiquement, car je n'entends plus que d'une oreille, mais le but est de progresser et je pense que nous sommes sur la bonne voie...

Il faut que j'apprenne à me détacher des réactions des gens (parfois indifférentes ou hostiles, parfois encourageantes, heureusement) mais c'est un long travail sur moi-même.

Samedi je pars voir ma famille quelques jours et rencontrer une spécialiste de l'état limite.

A mon retour, il faut que je prenne rdv chez l'ORL et que je me trouve enfin un psychiatre digne de ce nom...C'est une question de survie.

J'ai une relation étrange avec les gens que j'aime.Une partie de moi a terriblement besoin d'eux, de leur amour, de leur soutien, et une autre partie de moi a honte d'être devenue aussi dépendante psychologiquement...De toute façon, je suis scindée en deux, et la bataille intérieure est d'autant plus cruelle et dure à supporter,parce que je ne peux pas sortir de mon corps et laisser ces 2 parties s'entretuer...

J'ai l'intention de me battre, d'aller mieux, d'avancer, mais certains jours (comme hier), où ça va vraiment trop mal sans que je sache pourquoi, je baisse les bras et je me dis que je serai toujours comme ça et ça me rend triste.

A 14heures j'ai rdv avec l'assistante sociale pour qu'on finalise mon dossier de surrendettement, et après je rejoins Cécile sur Paris pour jouer...

Je suis pas super motivée aujourd'hui, mais en général, une fois sur place, ça va mieux, et Cécile est une bouffée d'oxygène qui me booste et ça me fait du bien.

Je voudrais tellement retrouver la joie de vivre, l'appétit, et l'espoir...

Et même si je l' aime et que son soutien est vital pour moi, j'en veux un peu à ma mère de ne pas avoir voulu voir que j'allais mal, déjà ado, et qu'il aurait fallu consulter à ce moment là, pour éviter à la maladie de s'installer sournoisement et de me pourrir la vie maintenant.Elle s'y était opposée à l'époque, elle me disait que j'étais suffisamment intelligente pour me débrouiller seule...une grande erreur.

Voilà ce qu'il y a en moi, de l'amour et de la rancoeur...Et une perte d'identité totale.

Bonne journée à vous, j'espère qu'on sera bienveillants avec nous aujourd'hui, quand on jouera dans la rue et qu'on se livrera avec toute la sincérité et l'amour pour la musique qu'on peut.

xxx

 

 

La solitude est un oeuf qui se mange seul

 

Mardi 7 août 2012

(tard dans la nuit)

J'ai crée ce blog pour me libérer d'un poids , de la douleur et d'autres sentiments, par l'écriture.

Je me suis toujours dit que je ne me censurerai pas, peu importe ce que les gens pourraient penser de moi.

J'ai dormi toute la journée, je n'ai pas réussi à trouver la force de me lever, et j'étais épuisée de n'avoir rien fait.

Peut-être est-ce dû à la reprise de mes médicaments (dont j'ai été sevrée malgré moi pendant deux jours) ou à la malnutrition.

Peu importe...même dans ce sommeil, les ombres et les ennemis sont venus me visiter et ne m'ont pas laissée en paix.

Il y a au fond de moi une peur qui ne me lâche pas, jamais, comme si j'allais perdre quelque chose de très précieux, comme si toute cette souffrance n'était rien et que le pire était à venir.

J'essaie de me battre de toutes mes forces, et de chasser ces idées de ma tête, mais le sentiment de peur persiste.

J'ai peur qu'on m'abandonne.

Je me sens coupable d'être malade et de faire souffrir les gens que j'aime par la même occasion.

Je me sens coupable de ne plus être totalement la même et de ne pas réussir à guérir "plus vite".

Il ne s'en rend pas compte mais la discussion qu'on a eue m'a mis une pression considérable.

Alors j'ai peur qu'il m'abandonne, qu'il n'ait pas le courage de m'aider à traverser ce long tunnel noir, et je m'attends à chaque instant à ce qu'il me laisse, ou bien je me dis qu'il reste avec moi par pitié, pour ne pas culpabiliser ou passer pour un salaud.

Alors si je pars en premier, il me restera ma dignité, même si ça n'atténuera en rien ma souffrance.

J'ai l'impression qu'il pense que ma guérison sera trop longue, et qu'il ne nous voit plus d'avenir ensemble et ça me brise le coeur.

Je fais pourtant tellement d'efforts pour garder un peu de ce moi d'avant, pour ne pas trop montrer mon mal-être, pour continuer de le rendre heureux, mais je ne peux pas faire de miracles, je suis la victime de cette maladie et celle qui souffre 24h/24 et qui doit faire avec.

Ce soir j'ai envie de pleurer et de ne plus m'arrêter, mais rien ne sort, tout reste à l'intérieur et c'est bien ça mon problème.

Je suis seule la plupart du temps et je fais avec, je cherche des solutions, des médecins, une issue, mais mes forces sont de plus en plus limitées et ça je n'y peux rien.

Je voudrais que les gens comprennent que c'est un miracle que je sois encore en vie, et je le pense.

Ce qui me tient, c'est l'amour qu'on me porte et sans ça, je n'ai plus de raison d'exister.

Alors ce soir, je ne sais plus quoi penser, ni quoi faire.

Est-ce juste de faire subir tout ça à mon entourage, à mon copain ?

Quelle est ma valeur, et jusqu'à quel point peut-on m'aimer pour rester coûte que coûte.

Je suis totalement perdue, et je ne sais pas ce que l'on pense de moi.

J'ai l'impression de m'effacer peu à peu , comme un personnage fait au fusain...

J'ai peur de l'avenir, de la solitude, de l'abandon, de la souffrance et une voix me dit que c'est ce qui m'attend.

Alors que faire?

 parfois, j'ai l'impression qu'il ne se préoccupe plus de moi.

J'avais des rêves, et beaucoup de capacités, et là je ne suis plus qu'une coquille vide.

Qui voudrait d'une coquille vide pleine de cicatrices?

Je ne sais pas pourquoi c'est tombé sur moi, mais s'il n'y a aucune chance pour que je m'en sorte, autant en rester là.

Pardon de ne plus servir à rien,

Pardon pour les soucis que je vous cause.

Je n'ai rien demandé, c'est juste tombé sur moi....

Je vous aime tous

Bonne nuit

 

 

Il me manque...

Lundi 6 août 2012

La semaine commence avec son lot de jolies lettres de fans dans ma boîte aux lettres, qui me réclament toute leur attention (du fric quoi...)...Faites la queue comme les autres !

Tout va bien, je respire, je respire, je respire...encore.

Encore une journée vide de sens, mais au moins je vais pouvoir récupérer mes médicaments et j'ai pris rdv chez le médecin (enfin, sa remplaçante), en espérant qu'elle est aussi bien que lui.

J'ai pris rdv ce matin mais je me souviens déjà plus de la date, faudra que je redemande...Mémoire interne surchargée...

J'ai envoyé un mail hier soir à un psy qui est dans le 17ème, spécialisé dans mon trouble, et j'attends de voir s'il va me répondre ou si c'est un autre requin qui préfère euthanasier les bêtes parce que ça rapporte plus.

Je vais de toute façon partir quelques jours à andernos, rencontrer la spécialiste dont ma soeur m'a parlé, en espérant qu'elle pourra quelque chose pour moi.

Je suis très déprimée aujourd'hui, et lasse.

Rien ne peut m'occuper assez longtemps pour que les démons me quittent, alors c'est la merde, la vraie, l'enfer...

J'en ai marre d'appeler à l'aide dans le vide, mais j'espère que je trouverais enfin la bonne personne, celle qui me redonnera le goût de vivre.

Je suis tellement fatiguée et je me sens tellement seule et inutile.

Voilà, rien d'autre à dire, rien de valorisant, ni d'intéresssant...Ma vie quoi.

xx

 

 

 

 

 

 

Dimanche 5 /08/12

21h00

Ca m'a fait du bien de flotter au-dessus de Gotham city pendant plus de 2 heures.

J'avais mis mes oreilles de catwoman, histoire de me faire remarquer (encore!)...La prochaine fois je tenterai la combi catwoman latex, mais faut encore que je perde du poids pour ça et que je mette un wonderbra...

 je suis en mode zombie et en manque de medocs.

Peace

xxx

 

 

 

00.35

 

A court de médocs pour tout le weekend...Ca va être rock'n'roll le sevrage forcé.

Heureusement il me reste du bromazepam et je viens de découvrir la vodka aux agrumes (5 pourcent seulement, ça va), un délice....qui berce comme les bras d'une maman...Cool.

Je sais, il me faut toujours remplacer une béquille par une autre,  c'est comme ça.

Ma mère m'a envoyé un peu de sous alors j'ai fait des achats compulsifs (c'est pas ma faute ! c'est la maladie ! ...

J'en profite un peu avant que mon plan de surrendettement soit mis en route, en espérant qu'il soit accepté.

Faut que je me sorte de cette galère rapidement, et que le ciel, Dieu, peu importe, ait un peu pitié de moi et me lance une bouée de sauvetage parce qu'il n'y a pas un jour où je ne pense pas aux pires choses (affreux démon appelé cerveau) et où je ne suis pas  autodestructrice...mais je suis brave, je lutte, je pleure intérieurement et je souris extérieurement, mais la corde est en train de devenir de plus en plus fine.

C'est pas de la folk que je devrais faire, c'est du death metal, au moins je pourrais hurler ma rage et extérioriser mes pulsions sombres.

Je vais y réfléchir....

Y'avait un super docu ce soir sur Arte sur le Hellfest...Ca donnait envie d'y aller...

Je ne veux pas dormir à cause des cauchemars et je ne peux pas veiller et laisser mon cerveau carburer non stop...S'il pouvait y avoir un entre-deux...Genre on fait un voyage dans un monde parallèle, un monde idéal, histoire de se ressourcer...Ce serait salvateur.

Le coma ?

Mais il n'y a pas d'accès au monde parallèle, quand on est au purgatoire.

Bonne nuit, je vous aime (si vous m'aimez)

xx

 

 

 

 

Samedi 4 août 2012

Je me suis levée à midi trente, la journée d'hier m'a beaucoup fatiguée.

Titoune et moi sommes retournées jouer près de la cathédrale Notre Dame, mais ça ne s'est pas franchement passé comme on l'aurait espéré.

Il y avait beaucoup de vent et tout notre matériel s'est renversé au moins 5 fois, il fallait faire avec le bruit, le vent, les voitures, la poussière, les déchets qui volaient vers nous et des touristes pas très généreux.

Forcer sur sa voix dans ces conditions, sans ampli ou micro, n'est pas facile du tout et ça m'a beaucoup stressée.

On a gagné 3 euros...la gloire.

Mais c'est pas ça le plus important, je ne comprends juste pas pourquoi les gens nous écoutent et n'applaudissent même pas pour nous encourager.Ne rien donner, même 10 centimes, passe encore, mais au moins quelques applaudissements surtout qu'ils semblaient aimer (pour la plupart) nous entendre jouer et chanter.

J'ai aussi remarqué qu'à chaque fois qu'on doit jouer dehors, mon oreillle gauche se bouche et je n'entends que de la droite pour toute la journée.Ca doit être une réaction de stress parce que ça arrive essentiellement quand je dois chanter dehors.

Du coup c'est très difficile pour moi parce que j'ai peur de chanter faux ou de ne pas être dans le truc, ce qui ajoute au stress, etc...

C'est un vrai challenge, surtout dans mon état mental, de supporter malgré tout l'indifférence des gens ou certaines de leurs réactions, tout en gardant le sourire et en me donnant à fond.

Je ne sais plus...Je suis juste très fatiguée et toujours sans psychiatre, ce qui n'arrange rien.

Aujourd'hui est une autre journée totalement inutile

Je me sens totalement dépassée par trop de choses à régler, à envisager, et je sollicite toute mon energie pour tenir encore.

Et parfois j'ai envie de partir totalement en vrille, boire, me droguer, sortir, faire n'importe quoi et oublier ce vide intérieur.

Je ne sais plus qui je suis ni où sont mes valeurs.

 

 

 

 

Jeudi 2 août 2012

Je ne souhaite à personne de passer une ènième nuit de cauchemars , de se réveiller la boule à la gorge et le goût de la mort dans la bouche.

Certains matins me redonnent de l'espoir et d'autres anéantissent tout.

 quelqu'un serait-il prêt à m'aider sincèrement à sortir de cet enfer mental et physique (car même mon corps commence à ressentir la douleur, mes membres, ma peau, mes cheveux qui tombent sans arrêt, mes jambes qui me portent à peine) ?

Ce matin je voudrais être n'importe qui d'autre, dans n'importe quelle autre pays et ressentir un peu de bonheur et de bien-être.

Ce matin, je ne ressens que la solitude, la peur, l'angoisse, l'envie de partir pour toujours et c'est pesant,parce que c'est pas moi ça...

Je suis coincée dans ce trou et personne ne semble pouvoir m'aider à en sortir, et toute seule, je n'y arrive pas, je m'accroche aux parois et je ne fais que glisser.J'essaie de toutes mes forces de remonter à la surface mais je retombe toujours...

Pourquoi moi?

Et jusqu'à quand je vais pouvoir le supporter ?

Je ne sais plus où fuir pour trouver un peu de sérénité, les médicaments ne me l'apportent pas, l'alcool non plus et les drogues sont trop chères sinon il serait possible que je m'y laisse aller si ça pouvait me laisser quelques heures de répit...Je ne sais plus où fuir, mais comment peut-on se fuir soi-même? On ne peut pas, c'est ça tout le drame, mon drame.

Aujourd'hui est un très mauvais jour.

 

 

 

Lundi 30 juilllet 2012

Ok, cette fois je me suis pointée le bon jour, à la bonne heure chez le neuro à Paris...

Examen normal pas besoin de faire d'IRM...un gros souci en moins !

La schlerose en plaques ça me serait resté en travers de la gorge avec tout le reste !

Reste à trouver un nouveau psy ( pas un comptable, un être humain qui se soucie du bien-être des autres et de leur guérison...j'en demande trop peut-être ? mea culpa !)

J'ai dormi tout l'après midi...Cette nuit j'ai encore fait ces cauchemars horribles avec serpent, araignées, noirceur, etc...bref.

La journée a été difficile moralement, mais j'ai dormi pour éviter les bêtises justement.

Quand je dors, j'oublie tout, et j'ai tout le temps envie de dormir, pour fuir (mais tout me rattrape dans mes rêves), pour ne plus penser, pour ne plus voir les minutes s'écouler inutilement....

J'ai aussi tout le temps froid, mais ça c'est normal, c'est parce que je ne me goinfre plus comme par le passé et je domine mon corps (moi le boss! capitch ??).

Le chanteur de Ministry a survécu à sa "déshydratation" (hum hum...)...tant mieux, ça m'aurait fichu les boules qu'il claque quand même.

Sinon, on remet ça avec Cécile demain, on embarque nos guitares et on va chanter notre mal-être (enfin surtout moi, elle sait écrire sur autre chose qu'elle-même,elle ! lol) en espérant gagner quelques piecettes (suis fauchée)...

Bizarrement je sens la crise monter, alors je fais quoi? je vais respirer à fond...

Non, sérieux, l'humeur a changé 4 fois aujourd'hui (j'ai compté)

Parfois j'ai envie d'aller marcher seule dans la nuit, c'est normal ?

Non, rien n'est normal, parce que JE ne suis pas normale.

Kiss Kiss

 

 

Dimanche 29 juillet 2012

Ok, on se remet de la soirée d'hier et du concert mi-foireux de Ministry au Bataclan !

La 1ère partie, Djerv, a plutôt assuré et je me demande encore comment la chanteuse fait pour avoir des cordes vocales qui fonctionnent toujours tellement elle était capable de gueuler comme une possédée...J'ai particulièrement apprécié la dernière chanson, plus mélodique (les folkeux aiment la mélodie ! lol)...

 

 

Après , on était bien chauffés, et on s'attendait à un concert de malade et pour moi c'était l'occasion de me défouler, de hurler, de sauter, j'ai pas pu pogoter (je me fais vieille et mes os sont fragiles) mais j'avais vraiment besoin d'évacuer la "rage" intérieure...

Le concert commence, je suis fascinée par le micro d'Al, avec une vraie tête de mort au bout, la classe totale, et j'aime son look avec son haut de forme et ses milliers de piercings au visage...Il entame un titre et c'est plutôt bien, sans compter que le reste du groupe assure grâve (j'ai au passage gagné le médiator d'un des gratteux :-)...Je compte jouer de la folk avec ^^ ).

Et puis Al ne chantait presque plus, et était couvert par le groupe.Il tenait à peine debout, s'aggripait à son mic mais ça servait à rien.La version officielle dit qu'il avait juste trop bu et qu'il était déshydraté (la blague !), moi j'ai vu un mec doué qui faisait pitié et qui tremblait, qui était visiblement sous héro et qui faisait 20 ans de plus que son âge...Triste...Les gens veulent ça , perso je trouve qu'il faut savoir doser avec l'âge ^^

Bref, au bout de 45 mn, on nous annonce un break...au bout de 10 mn le mec revient pour nous dire d'attendre 10 minutes encore...mais on avait déjà tous compris que c'était mort pour le reste du concert (à moins de lui faire une transfusion sanguine immédiate)...Puis encore, le messager est revenu pour nous dire qu'il avait une "triste nouvelle", que Al avait été envoyé à l'hosto et que le concert était annulé...On s'en doutait.

J'espérais quand même qu'il allait pas claquer, mais heureusement il a survécu...overdose? Coma éthylique ? les deux peut-être...

Dommage, c'est un groupe que j'adore, mais j'ai eu l'occasion de rencontrer des gens super sympas au concert et de me faire prendre en photo par un photographe pro qui voulait faire sa promo en faisant des photos des gens les mieux "lookés" du Bataclan...Il a pas mal insisté, ce qui a pas mal flatté mon ego (ça fait du bien des fois).

Après avec David on pensait boire un coup quelque part mais on a halluciné sur le prix des boissons.On est donc rentrés et on s'est fait une soirée bis maison, avec boissons pas chères...J'ai même mangé quelque chips...la vache ! du coup aujourd'hui je mange que dalle pour compenser :-)

Je suis pressée d'assister au concert des Pogues, et au concert de Keny Arkana (en octobre)...

Demain j'ai rdv chez le neuro, le matin...Je me suis pointée à la pitié salpêtrière vendredi, pensant mordicus que c'était le 30 juillet...

Je me suis levée à 7 heures du mat pour rien...la meuf à l'accueil a vraiment dû penser que mon cerveau était cramé (ce qui est sûrement un peu le cas).Du coup, rebelotte demain matin...fait chier.

Mardi et vendredi on va rejouer dans la rue avec Cécile, on s'est dit qu'on ferait ça régulièrement et moi ça me redonne un peu le goût de vivre et ça me force à sortir de mon caveau et du cercle vicieux de la maladie...J'espère que les gens seront aussi positifs que la dernière fois, sinon je me casse de toute façon...J'aime pas le rejet, ça me rend nerveuse et ça me met facilement en colère...Mais bon, notre petit duo est quand même pas trop mal et ça fait du bien de ne plus dépendre du bon vouloir des autres (tellement frustrant).

Je continue de perdre du poids et ça me fait du bien , car plus je maigris, plus j'ai le contrôle, plus je ne me sens plus rayée du monde des vivants.C'est paradoxal et un peu morbide, mais c'est pas grâve...

Je poste un article sur le concert d'hier, écrit par quelqu'un d'autre :-)

Kiss Kiss

 

 

A cause des soucis d’alcool de son chanteur Al Jourgensen, Ministry a été contraint d’interrompre puis d’annuler son concert donné ce samedi soir au Bataclan de Paris au bout d’environ 50 minutes de show. Al Jourgensen a d’ailleurs été transporté à l’hôpital. Dans les faits, le frontman est arrivé sur scène passablement éméché et ne sera quasiment pas parvenu à bouger tout au long du show. Dommage pour les fans de Ministry qui auront payé leur place pour, au final, voir un chanteur sortir très péniblement de scène grâce à l’aide des membres de son crew.

Al Jourgensen avait apparemment consommé beaucoup d’alcool dès l’après-midi.

Il est vrai que la Galerie Photos de ce concert, réalisée par notre photographe Julien Perez, est évocatrice car Al Jourgensen paraît vraiment être imbibé. La veille, soit vendredi soir, nous avons pour notre part pu observer Ministry au festival Léz’Arts Scéniques (Sélestat) et si le concert était très bon, Al avait vraiment le regard vide de celui qui était, déjà, dans un état second. Consommant une bouteille d’alcool sur scène, le chanteur était tout de même parvenu à se mouvoir même si, aidée par nombre de samples, sa voix était parfois hésitante. Quant à ses gestes, force est de constater qu’ils étaient souvent approximatifs.

Al Jourgensen a souvent affirmé en interview qu’il avait arrêté la drogue et qu’il était donc « clean ». Mais si, comme souvent dans le milieu artistique, le chanteur a compensé sa dépendance (les drogues dures) par une autre forme de dépendance (l’alcool) alors il ne faudrait pas que le choix du nom de la tournée actuelle, « Defibrillatour », apparaisse finalement comme un cruel et morbide clin d’oeil du destin… En tout cas nous constatons avec tristesse que le frontman, qui a par le passé toujours respecté son public comme l’a encore prouvé la fin du show de Sélestat où Al a passé de longues minutes à taper dans les mains des premiers rangs, est encore victime de ses vieux démons. (... )

 

 

 

 

 

 

Samedi 21 juillet 2012

23h22

Hier j'ai fait un truc de fou, un truc dont je ne me serais jamais crue capable et je dois remercier d'une certaine façon mon amie Cécile pour ça.

Je devais sortir de mon terrier pour qu'on se rencontre sur Paris à cité universitaire, avec dans l'idée de faire de la musique toutes les deux dans le parc (avec nos chansons et nos guitares respectives).

Je souffle un grand coup et je me lance, mais en cours de route, alors que j'étais dans le RER, Cécile me dit qu'elle se sent malade et doit rentrer en urgence...Gros coup de flippe et quelques minutes pour réfléchir:

J'y vais ? j'y vais pas ? Je cède à la peur et à la lâcheté ou je tente le coup toute seule vu que rien ne peut être pire en ce moment dans ma tête.

Et bien j'y suis allée toute seule, un peu tremblante mais motivée.

Je me suis posée d'abord au jardin du Luxembourg où j'ai joué quelques chansons mais un flic est venu me dire gentiment que c'était interdit ,pourtant 3 américaines étaient en train de m'écouter et semblaient apprécier...Elles ont pas compris qu'on me vire alors je leur ai souri et j'ai dit: "welcome to France ! dreamland of the artist !"...Elles ont ri .

Je ne me suis pas laissée démonter et j'ai marché jusqu'à saint-michel où je me suis posée sur les quais. J'ai joué mes chansons et 2 reprises (plus ou moins bien, mais on s'en fout) et j'essayais de me concentrer sur le plaisir de chanter, de renouer avec ma passion, et je faisais tant bien que mal abstraction du jugement des gens ou de leur ignorance qui était parfois difficile à vivre étant donné mon hyper-sensibilité.

Ensuite je suis allée sur le pont des arts mais il y avait trop de monde et j'étais trop intimidée pour oser jouer...

J'ai enfin fini mon périple devant la pyramide du Louvre où j'ai trouvé un coin tranquille pour me poser et jouer.certaines personnes passaient en m'écoutant, étonnées, et un homme m'a dit que c'était super (il devait pas être guitariste ! lol...mais ça m'a quand même fait du bien, c'est le seul à m'avoir parlé de la journée).

En fait, peu de gens ont fait attention à moi ou mes chansons, mais j'ai réussi une grande prouesse dans mon état, sortir, prendre les transports, me retrouver seule et ne pas faire machine arrière, ne pas me dégonfler...C'est peut-être rien pour vous mais pour moi, c'est un vrai challenge et ça m'a demandé énormément d'énergie...J'étais pour une fois fière de moi et heureuse de jouer pour le plaisir.

Mais évidemment, le soir l'euphorie est retombée et le "jocker/double diabolique" en moi s'est encore moqué de moi, en me disant que j'étais nulle, que tout le monde s'en foutait de moi et mes minables chansons, que les gens sortaient des albums et faisaient des tournées et que j'en étais encore à jouer péniblement dans des parcs...Bref, aucun répit, aucun moyen qu'il me laisse en paix celui-là, qu'il me laisse me sentir heureuse au moins un jour dans cette vie....pourquoi  ?

On a décidé de remettre ça avec mon amie Cécile et je pense que c'est une bonne école pour gérer le trac et l'indifférence et aussi pour progresser.

Aujourd'hui je me suis sentie très angoissée toute la journée et même la présence de mon copain n'y a rien changé...J'avais juste envie d'avaler plein de cachets et de dormir longtemps, pour ne plus penser.

Je ne supporte plus mes changements d'humeur, mon mal-être et ma fatigue chronique, et je n'ai pas réussi à joindre le psy pour lui expliquer pourquoi j'avais dû annuler ma séance, et pour essayer de trouver un arrangement avec lui...

75 euros pour être soi-disant écoutée une demi-heure, et le trajet, c'est pas simple dans ma situation.

Je suis une fois de plus tombée sur une de ses "secrétaires" que j'appellerais plutôt Cerbère, qui voulait absolument savoir ce que j'avais à dire au psy.Je lui ai dit que ça ne la regardait pas, que j'avais besoin de lui parler directement et qu'elle lui demande de me rappeler.Elle m'a sèchement dit qu'elle transmettrait "encore" le message mais qu'il y avait peu de chances qu'il rappelle.

J'ai pourtant pas demandé à parler au 1er ministre que je sache...Bref, ça a suffi à pourrir ma journée et à m'énerver et quand je m'énerve, ben c'est sur moi que ça retombe (je vais pas faire de dessin, je pense que vous avez saisi).

Je pense qu'il me faut un autre psy, joignable directement et avec qui je puisse me sentir totalement en confiance, un qui se soucie vraiment des âmes malades.

CE n'est pas encore le cas, et encore moins depuis qu'il n'a même pas cherché à me rappeler pour le rdv et prendre de mes nouvelles.

Bref...Tant que je n'aurai pas l'ALD je ne pourrai pas me soigner correctement, alors je vais squatter la secu dès lundi pour régler ça, parce que si je ne suis pas suivie correctement, tout va s'aggraver et c'est déjà limite...et c'est simple, je vais mourir.

Tout est question de fric dans ce monde, et ça me rend malade.

J'ai beaucoup de pertes de mémoire et d'équilibre en ce moment, et mon poignet gauche me fait un mal de chien depuis près d'un mois...Je dirai ça au neurologue vendredi, en espérant qu'une autre merde ne vienne pas se rajouter à ce que j'ai déjà (laissez-en pour les autres ! soyez sympa !).

Ok, je crois qu'ils vont commencer à mettre de la pub sur mon blog, c'était le seul moyen de continuer à l'actualiser sans payer...Alors désolée par avance , on est en plein dans le système là.

Bonne Nuit !

xxx

samedi

Courageuse

Vick | 22/07/2012

Oui c'est très bien de t'être lancée seule. C'est pas évident du tout de faire ça,surtout avec l'indifférence des gens. Moi je ne l'aurais jamais fait. Faut vraiment avoir le courage. Et le plaisir de chanter et de jouer est revenu,ça c'est hyper important. La prochaine fois vous allez cartonner ensemble.

Nouveau avis

 

 

Jeudi 19 juilllet 2012

Il y a des jours où on se demande à quoi bon continuer à se battre alors qu'on est attaqué de partout.

Dès le matin je suis harcelée par les lettres de la banque (avec frais bien entendu)...

J'ai dû annuler mon rdv de lundi chez le psy parce que j'ai pas les moyens de payer 75 euros et que je ne suis pas encore prise en charge à 100 pour 100, même si j'ai fait toutes les démarches pour.

Evidemment, le psy ne m'a pas rappelée pour savoir pourquoi j'annulais et trouver une solution...Est-ce que j'en attends trop? probablement.

Je suis malade et je ne peux pas me soigner, je suis malheureuse et je ne peux pas l'arrêter et je ne pourrai même pas jeûner cette année à cause de mon traitement.

Mais en même temps, je n'ai plus beaucoup à perdre, il ne me reste que ma dignité.

Je n'aurai pas de travail à la rentrée et on a même pas eu la courtoisie de me le dire en face.Je vais donc passer à la boulangerie plus tard et demander à être payée pour les 4 heures travaillées durant lesquelles je me suis tuée le dos dans le froid, et ma tête a failli exploser à force de se concentrer sur les chiffres, gavée de medocs.

J'en ai tellement marre qu'on me mène en bateau, qu'on prenne ma gentillesse, ma politesse pour de la bêtise ou de la faiblesse.

Ils ne connaissent pas le démon en moi, et il n'a pas dû se réveiller par hasard.

Bientôt je ne pourrai même plus écrire sur ce blog, parce qu'il faut augmenter la capacité de la bande passante et qu'il faut donc payer 70 euros pour l'année...Voilà comment on arnaque les gens en leur faisant croire qu'ils ne seront pas obligés de payer et au final, si...

Sale journée, j'ai juste envie de fuir n'importe où et loin de tout.

Je ne sais pas encore combien de temps je pourrai faire face à toute cette merde, ni si j'en ai encore envie.

Fermer les yeux et m'envoler...parce que je suis tellement fatiguée.

 

 

 

"I'm a loser baby, so why don't you kill me ? "

 

 

Mercredi 18 juillet 2012

(tôt ! trèèèèès tôt le matin)

Mon 1er oeil s'est ouvert à 7h du mat (après un dodo à 2h) et le 2ème lui a dit "merde, tu fais chier là !" et s'est ouvert aussi.

Du coup me voilà réveillée comme toute personne "normale" se levant pour aller travailler et gagner sa vie.

Sauf que moi je ne suis plus en mesure de travailler, de gagner ma vie et en plus je me suis réveillée en phase ultra down (même si ça ne se perçoit pas).

Cette caravane retro est superbe, et j'aimerais bien sillonner l'Europe avec, mais comme tout le reste, tout ne se fera que dans ma tête.

Hier je suis allée à la médiathèque emprunter plein de cd et de livres

J'étais un peu trop surexcitée à mon goût et je crois que je me suis affichée auprès de mon copain quand en rentrant du boulot et après lui avoir cramé sa bouffe , je lui ai imposé un mini concert voix-guitare (voix= rouillée car non travaillée depuis des mois, guitare= ben toujours les mêmes quelques accords qui se battent en duel et souvent hors rythme).

Il a dû se dire que dans mon état valait mieux pas me contrarier et a patiemment écouté en me disant: pas mal, faut juste travailler encore...Quelle délicatesse! J'ai réalisé qu'en fait j'avais été nulle à chier et le pire c'est que j'envisageais de me poser dans un parc et de gratouiller mes chansons, comme ça...Folie ? inconscience ? masochisme ? Envie qu'on m'humilie en public ? je sais pas...Au début j'y croyais (phase euphorique de la journée) et puis je suis revenue fissa à la réalité (phase down de retour) : je joue de la guitare comme un manche et je chante comme simone signoret après son 3ème paquet de clopes...

J'y arriverai jamais...Alors qu'est-ce que je vais faire ? devenir ?

Je passe mon temps à me décevoir et à me sentir inutile, minable...La seule chose que je reconnais de bien en moi, c'est mon empathie et ma compassion naturelle pour les gens qui souffrent, mais en dehors de ça..Echec sur toute la ligne.

J'écris pas ça pour que mes amis me remontent le moral, ou me mentent pour ne pas m'enfoncer davantage, mais j'ai conscience que le temps passe à une allure folle et que ne pas faire ce que j'aime et ne plus en être capable, c'est aussi ce qui me tue.

Ma place n'est nulle part, alors je vais avaler mes gentils comprimés censés me rendre plus "normale" et me recoucher, à moins que je ne me barre pour une destination inconnue ? Ah j'oubliais, j'ai pas une thune.

Allez, la vie est belle, vue du ciel.

Vue de la Terre, c'est plutôt de la fiante qu'on se prend.

Bien à vous.

xx

 

 

Dimanche dans la nuit ou Lundi 16 juillet 2012

3h00 du matin

Je n'ai pas écrit depuis une semaine, parce que j'étais loin, j'avais besoin de déconnecter un peu et parce que j'avais peur de ce qui allait sortir de ma tête et finir ici.

J'ai pris 6 anxyo et je ne dors pas...je ne me sens pas plus détendue non plus...

Je ressens juste ce foutu mal-être, les responsabilités auxquelles je n'ai plus la force de faire face et l'envie que tout s'arrête.

Je ne pensais pas que monter un dossier de surrendettement pouvait être aussi compliqué et épuisant.

Il va me falloir l'aide d'une assistante sociale...seule je vais débloquer encore plus, et trier mes papiers, relire des choses qui me rappellent mon calvaire de ces 3 dernières années, ça m'a achevée.

Mon petit passage chez ma soeur m'a fait du bien, parce que j'ai pu lui parler beaucoup, vu les gens vivre vraiment autour de moi (et pas juste en mode machine à rendement), et je les enviais, je leur en voulais presque (j'en ai honte).

J'ai pu passer quelques heures auprès de chevaux grâce à Patrick , un ami de ma soeur qui en possède un, et que je remercie infiniment pour sa gentillesse et le temps qu'il a pris pour moi.J'ai eu l'impression d'avoir un père digne de ce nom pendant quelques heures...Je sais, j'ai fait un réel transfert (le truc banni par les psy, vous savez ? :-)

et oublier tout le reste, coller mon visage au cou du cheval et respirer cette odeur particulière, caresser sa crinière, sentir la vie et la force.

J'ai officiellement été diagnostiquée avec un "trouble de la personnalité borderline (état limite) dissociatif à tendance autodestructrice" (relax, je ne m'en prends pas aux autres).

Dit comme ça ça sonne bizarre sauf que ça ne l'est pas...C'est juste de la souffrance à l'état pur, des humeurs changeantes et la peur du néant, de la vie, de la non vie qu'on se traine comme un vieux peignoir du matin au soir.

 

Personne ne peut rien pour moi, à part la médecine et les camisoles chimiques.

Pour le travail à la boulangerie en septembre c'est foutu...

La personne que je devais remplacer ne part plus finalement...

On m'aura fait courir pendant des mois mais au final, je me dis que c'est un mal pour un bien.

J'étais forcée de travailler pour que la banque me lâche enfin, et pour pouvoir subvenir à mes besoins, mais je n'aurais jamais tenu le rythme ou la pression, je le sais...Je ne suis plus en état...

Je ne sais pas de quoi demain sera fait, mais David a eu la gentillesse de nous prendre 2 places de concert pour aller voir un de mes groupes préférés depuis toujours: The Pogues ! A l'Olympia...

C'est le rayon de soleil dans mon ciel noir.

Je boierai un bailey's à la santé de shane mac gowan avant d'y aller...Ca le vaut bien.

Hier j'ai rencontré costa, un sdf qui jouait de l'harmonica et avec qui j'ai discuté un bon moment.

Cet homme est très cultivé, et semble savoir tellement de choses sur le monde...Sa vie m'intrigue, il a dû en vivre des expériences.

J'ai dit que je repasserai le voir et peut-être que j'emmènerai ma guitare et que je gratouillerai mes quelques accords pour l'aider à gagner quelques pièces de plus, malgré l'indifférence générale.

Je n'ai plus autant d'inhibitions (le seul côté positif de la maladie).

Le regard d'un être humain ne trompe jamais...Et ça me fend le coeur de savoir qu'un homme de son âge soit à la rue, le sien était pur comme de l'eau de roche.

Je n'arrive pas à me faire à ce monde, je ne m'y ferai jamais et c'est ce qui me mine en partie.

Bon, c'est pas que j'ai envie de dormir, mais va bien falloir fermer les yeux à 4h du mat pour affronter les emmerdes de demain.

XXX

 

 

 

Minouche/chouchou

 

J'ai fleuri la petite tombe de chouchou tous les jours avec des hortensias et d'autres jolies fleurs.

Je lui ai parlé aussi, en lui disant que j'espérais qu'il était bien maintenant.

J'ai toujours trouvé ridicule de parler à une tombe ou un tas de pierre, l'âme étant ailleurs, mais je me suis retrouvée à le faire, naturellement, avec un pincement au coeur chaque matin quand je lui disais bonjour.

xx

 

 

Lundi 9 juillet 2012

(très tard)

J'ai marché pieds-nus dans le sable et senti l'odeur de l'océan...En fin de journée.

C'était un moment calme et apaisant.

Je rentre jeudi et je sais tout ce que je vais avoir à affronter, encore, mais ces quelques jours loin de palaiseau me font du bien, je le sens.

Un ami de ma soeur a un cheval et il va m'emmener le voir, et qui sait, peut-être que je pourrai le monter? j'ai vraiment hâte, les chevaux sont une des plus belles créations au monde et ont un tel pouvoir apaisant.

J'aime généralement coller mon nez contre leur cou et sentir leur odeur particulière, les caresser et ressentir leur force intérieure, leur honnêteté, lire dans leur regard si particulier.

J'essaierai de prendre des photos

J'envie ceux qui ont la chance d'avoir un cheval et de pouvoir le monter régulièrement..Mais juste une heure me suffira à oublier mon esprit et mon corps meurtris.

Les amérindiens le savent eux, les chevaux ont des pouvoirs magiques.

J'ai vu ma mère aujourd'hui, mais elle semblait très mal à l'aise avec moi, et inquiète.

Je crois qu'elle ne sait plus trop comment me parler ou si me prendre dans ses bras ne risque pas de me faire mal ?

Je ne sais pas, on va dire que je préfère voir les choses comme ça ....

mais on a pas vraiment eu le temps de passer du temps ensemble, de vraiment parler, et peut-être le redoute-t-elle?

le matin au réveil et le soir, sont les pires moments pour moi, parce que l'autre reprend le contrôle et me pourrit la vie, me donne envie de faire plein de trucs débiles.

J'ai rdv jeudi avec Dr.Amouzou et je dois aussi faire une IRM pour voir si mes troubles mentaux ne sont pas liés à une anomalie du cerveau...(ordre du généraliste cette fois)

Je ne pense pas que ce soit le cas, mais je vais la faire cette IRM, au moins je serai fixée.

Jeudi sera donc la 1ère séance avec le psy et j'appréhende car il va falloir ouvrir des tiroirs que je ne veux pas forcément ouvrir, revivre des choses mentalement que je n'ai peut-être pas le courage de revivre, et il va falloir jouer le jeu si je veux guérir, m'en sortir et avoir une chance de ne pas gâcher ma vie et celle de tous ceux qui m'aiment et me soutiennent.

J'espère être assez forte, et tenir bon....

Mais je n'en suis pas totalement sûre, hélas...mon humeur change trop vite.

J'ai râté la Japan Expo cette année encore...dommage...mais je n'aurais pas supporté le monde je pense.

J'ai mis des fleurs fraiches (des hortensias) sur la tombe de minouche et mon coeur s'est serré.

La tristesse n'arrive pas à partir...

Je dois prendre mes médocs à heure fixe mais je suis à cours de lysanxia pour le soir, alors j'espère que ça va aller et que je ne vais pas criser comme la dernière fois.

J'ai mon kit avec moi, mais je ne l'ai pas utilisé, et je suis fière de moi.J'essaie de tenir le maximum et éviter de faire des conneries, surtout si je suis contrariée ou fatiguée ou triste...

Voilà, c'était juste un petit coucou

Bonne nuit

xxx

 

 

Samedi 7 juillet 2012

11h50 du matin

ok, orange a restreint ma ligne, donc pour mes amis, je serai toujours joignable sur mon tel mais je ne pourrai ni vous appeler, ni répondre à vos sms...J'ai préféré me soigner et payer le docteur plutôt que de régler la facture orange rejetée par mon amicale et généreuse banque.

J'avoue que dès le réveil , ça met les nerfs...

J'ai essayé de leur tel pour discuter, trouver un moyen, mais on tombe cash sur une machine qui dit: comment souhaitez-vous payer??

Alors j'ai tenté avec ma carte mais vu mon découvert astronomique, elle est bloquée et ça a été refusé.

Dans ce cas là, on ne vous passe pas de conseiller pour essayer de trouver une solution, on vous punit, " Et pi c'est tout"...

Bah, que celui qui a inventé le fric soit maudit jusqu'à la fin des temps...

Je pars chez ma soeur pour quelques jours

J'ai enfin eu le courage de dire toute la vérité à ma mère sur mon état (scarif. inclus) et même si ça l'a bouleversée et qu'elle a pas compris que je garde ça pour moi pendant plus d'un an, elle a été à l'écoute (à sa façon ,maladroite, mais à l'écoute quand même) et ça me fait un poids en moins.

Le nouveau psy que j'ai rencontré hier m'a confirmé un diagnostic dont je me doutais un peu quand même mais qui fait bizarre quand il est dit par un pro à voix haute.

Il m'a aussi dit que j'allais être un de ses cas les plus difficiles à traiter, mais qu'avec du temps, l'accompagnement thérapeutique et un traitement mieux adapté, j'avais une chance de m'en sortir, me sortir de cette maladie mentale avant mes 50 ans (ce à quoi j'ai répondu que je n'atteindrai jamais 50 ans, ce dont je suis totalement persuadée depuis toujours).

Je vous aime tous.

 

 

 

Vendredi 6 juillet 2012

 

Journée importante pour moi.

J'attends énormément de mon rdv de 15h30.

J'espère ne pas être déçue.

 

 

 

 

 

Mardi 3 juillet 2012

(le soir)

Pas de crise aujourd'hui, quel soulagement..."juste" de la tristesse.

Et voilà, fin de l'atelier peinture et dessin...

Je dédicace cette magnifique chanson de Brassens à toute l'équipe de l'atelier, parce que cette chanson parle de partage, de générosite et de non jugement.

Cet atelier m'a apporté pendant 2 ans, du réconfort, de beaux moments, de l'écoute, la possibilité d'apprendre à peindre (enfin, barbouiller mieux).

Cet atelier a été mon rayon de soleil durant cette période difficile, et c'est grâce à Isabelle, jocelyne, Dominique et à Sarah, que je remercie du fond du coeur, de leur gentillesse, de leur écoute, de leurs efforts incessants pour nous faire sentir "comme chez nous", comme dans une bulle de décompression.

J'ai retenu mes larmes tout à l'heure parce que je suis du genre à m'attacher trop vite aux gens, surtout s'ils m'inspirent respect et amitié, et que je déteste les "au-revoir",mais vous allez me manquer énormément.

Ne m'oubliez pas trop vite, et je vous promets d'essayer de m'accrocher à mon rêve et de ne pas céder à mes démons.

Merci pour tout.

 

Atelier

Atelier

Vick | 06/07/2012

Ca se voyait que tu étais contente d'aller là-bas et moi ça me faisait plaisir de te voir comme ça. Avec les nouvelles activités qui s'annoncent pour toi tu n'aurais pas eu le temps de continuer. Mais tu peux toujours peindre à la maison. Merci l'atelier.

Nouveau avis

 

 

2 juillet 2012, tard dans la nuit

La crise est passée, grâce aux médicaments, à mon chéri qui est intervenu au bon moment, à Mathieu le psychiatre consciencieux qui m'a appelée et essayé de me calmer.

Samedi je retourne passer quelques jours chez ma soeur et son mari.

Ici je suis assaillie par les courriers menaçants, les soucis, les crises d'angoisse, les humeurs changeantes, l'envie de faire cesser cette souffrance intenable.

C'est juste que je n'aime pas m'éloigner de David, il me manque trop et j'aimerais qu'il puisse m'accompagner :-(

Le rdv avec le psy a bien été confirmé pour ce vendredi à 15h30.

J'espère qu'il sera bien, et saura me comprendre et m'expliquer ce qui cloche chez moi, parce que j'en ai aucune idée.

Je ne savais pas qu'être hyper-sensible était une maladie....

Je vais me coucher, je suis vidée, épuisée par la crise que j'ai eue, et j'espère que demain sera une journée moins difficile.

Bonne nuit

 

 

2 juillet bis (19 heures)

Il faut que j'écrive, que je détourne l'attention de mon cerveau pour que je ne fasse pas encore n'importe quoi.

Je fais une attaque de panique, et je sais même pas pourquoi !

Je suis allée à Orsay (à peine 4 stations de chez moi) voir mon amie Julie, et je sentais déjà là bas que j'étouffais, je me sentais en dehors de mon périmètre de sécurité, et j'ai pas voulu la blesser alors j'ai encore pris sur moi parce qu'elle était heureuse de me voir et voulait me faire plaisir et qu'elle va mal, elle aussi.

Prendre sur moi, penser aux autres, c'est ce qui aura fait celle que je suis aujourd'hui, ce pour quoi mes amis m'aiment, mais c'est à double tranchant...

Mais là je suis rentrée et j'ai fait une grosse crise de larmes, et je ne sais même pas pourquoi ! juste que la douleur était trop vive et que je suppliais le Ciel de me délivrer, de faire que mon coeur s'arrête de battre,là, tout de suite.

Je suis devenue une étrangère ! j'ai peur de sortir de chez moi, ou alors il faut que David soit avec moi.

Je suis perdue et mes humeurs changent si vite que j'arrive plus à suivre.

En plus j'ai appelé le psy pour reconfirmer (pour la 2ème fois, par sécurité) mon rdv de vendredi, et la secrétaire m'a dit qu'elle avait pas de rdv à mon nom, qu'elle allait lui laisser un message et qu'il allait me rappeler.

Il m'a pas rappelée et je suis morte d'angoisse parce que j'attends tellement de ce rdv !

AIDEZ-MOI ! c'est si difficile ?

Il s'en fiche, le monde s'en fiche....

C'est insupportable ! je ne le supporte plus...

Et mon amie Amanda enregistre son album avec son nouveau groupe, et tout le monde avance et je suis si heureuse et fière pour elle, mais si malheureuse de ne vivre que dans l'échec...

Je ne tiendrai pas longtemps....

 

 

Lundi 2 juillet 2012

Ok, je mets mon réveil hier soir pour 9h (pour moi c'est l'aube ! dois-je le rappeler?), et même crevée je n'arrive pas à m'endormir avant 2 heures du mat.

Je me lève malgré tout, me prépare (même mes chats se sont demandé pourquoi je me levais si tôt), je me pointe au pôle emploi qui se situe à 5 minutes de chez moi , motivée et prête à expliquer ma situation et demander à m'inscrire (en attendant de commencer mon taf en septembre finalement)...Et là on me dit que tous les ordis ont planté et que ça sera réparé dans l'aprem...Alors je dis: ben je repasse dans l'aprem alors ? et là la gentille dame me répond: "ha non ! l'après-midi c'est uniquement sur rdv et là c'est complet"...(je me suis sentie comme une meuf qu'on refoule à l'entrée d'une boîte de nuit select parce que c'est soirée VIP).

Fort bien, je repasserai demain matin ALORS !!! ...

"Si vous avez des questions vous pouvez aussi nous tel au 3949 vous savez" ?

J'avais envie de la tuer (pas que virtuellement)...Alors je suis rentrée à la maison avec le sentiment de vraiment pas avoir de chance et l'envie de me recoucher mais j'ai tenu bon...

Bref, je pensais régler ça aujourd'hui et ça sera pas le cas et je sais pas pourquoi ça me contrarie fortement...

J'espère juste qu'ils vont pas me saouler à me demander un million de papiers et de justificatifs ou me faire chier parce que je suis en maladie longue durée et que c'est peut-être plus compliqué, etc....J'appréhende les administrations, et de tomber sur une personne qui fait de l' excès de zèle et qui agit comme si elle avait une mission importante à mener à bien au sein du ministère de la Défense...je reste rarement calme dans ces cas là et ça ne me rend pas service.

Bon, je vais me boire un ènième café fumant et essayer de contrôler mes émotions qui partent en vrille là, je sais même pas pourquoi, et je cherche même plus à comprendre.

Cet aprem je dois aller voir mon amie Julie chez elle, à Orsay, pour l'aider à trouver des idées de déco pour son petit studio, histoire qu'elle s'y sente mieux.J'angoisse à l'idée d'aller à Orsay et de croiser les pourris de mon ancienne entreprise parce qu'ils sont basés là-bas maintenant.

Avec un peu de chance elle habite loin d'eux...

Suis fatiguée, frustrée et je me sens mal.

J'aimerais me sentir comme samedi tout le temps, mais c'est impossible, c'est tout blanc ou tout noir, c'est très haut ou très bas, ça me rend dingue.

Bisous

NEWS: J'ai quand même tel au pôle emploi pour savoir ce qu'il fallait pour m'inscrire et ben la "bonne" nouvelle c'est que je dois pas me déplacer au pôle emploi mais les rappeler ou faire mon inscription par internet seulement après le 10 juillet (soit à la fin de mon arrêt maladie), pas avant.Elle aurait pas pu me le dire la meuf du pôle emploi? remarque elle m'a même pas laissé le temps de lui expliquer clairement ma situation compliquée....Donc voilà, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Je dois attendre le 11, mais ça veut dire plus d'arrêt, donc plus d'indemnités (d'ici à ce que je touche mes alloc...je pense qu'ils vont prendre le temps), donc la vraie galère...J'irai chanter sur le pont des arts avec une coupelle devant moi et un mot "pour payer mon loyer, à vot'bon coeur , en vous remerciant"...Je vois pas quoi faire d'autre...A part sauter dans la seine directement (option finale).

Sinon, j'ai vu Mélancholia hier, de l'un de mes réalisateurs préférés Lars von Trier...J'ai adoré!

C'est amusant de voir comment deux soeurs (l'une équilibrée, l'autre un peu moins et qui me faisait penser à moi) voient la fin du monde approcher d'une façon totalement différente.La première flippe à mort, et l'autre se sent soulagée, parce qu'elle sait que le monde ne mérite pas de vivre et que ce sera bientôt la fin de son calvaire intérieur...Kristen dunst y est belle et magique, j'adore cette actrice.

Bref, je vous le recommande vraiment, les images sont poétiques et l'analyse de chaque personnage parfaite.

 

 

 

 

 

 

Dimanche 1er juillet 2012

Wow! Je sens plus mes pieds, je sens plus mes jambes (courbatures) et je suis crevée (je veux dire, pire que d'habitude).

La raison ? Je suis allée à la Gay Pride hier ! yeah !

Je sais, pour une dépressive phobique de la foule ça sonne bizarre mais j'étais pas seule, et je voulais tellement revoir mes amis Eva et Stéven.

Eva a malheureusement pas pu venir parce qu'elle était malade , mais David et Stéven étaient là et donc je me sentais en sécurité.

L'ambiance était super, les gens fraternels et le char de popin'gays était le meilleur, avec du super son, malgré une chanson de Madonna .

J'ai beaucoup marché, ce qui m'a permis de perdre encore du poids (joie!)

Bref, je ne comprends toujours pas qu'au 21ème siècle certaines personnes soient toujours aussi intolérantes ! on est passés devant une église de "cathos fachos" qui étaient planqués sur le toit de l'église (quel courage !!!) , encadrés par les CRS, et brandissaient une banderole disant "ni mariage, ni adoption, jesus vous punira"...J'ai tenté de laisser des flyers pour une soirée gay mais le CRS a pas voulu et me l'a fait fermement comprendre en me serrant fort le bras (je l'ai traité d'intolérant).

En parlant de CRS, j'ai aussi tenté de les décrisper en leur filant des flyers pour la soirée mais ils ont pas eu l'air de trouver ça drôle, à part un que ça a fait marrer...déjà qu'ils devaient crever de chaud dans leur combi de dark vador !

Pendant quelques heures, je me suis sentie heureuse et présente, vivante et humaine, parce que j'ai réussi à braver ma peur de l'extérieur et de la foule et parce que j'ai fait ce que les gens font et que je ne sais plus faire: m'amuser un peu.

Bien sûr le soir tout est retombé et mr.Hyde est revenu, avec un gros coup de cafard et le sentiment de vide absolu...

Mais c'est pas grâve, ça aura toujours été ça de pris, et voir mon ami m'a donné de la force.

 

vive le respect pour tous.

 

 

Gay pride 2012

Gay pride

Vick | 02/07/2012

C'était super! Dommage qu'Eva n'était pas là. Quelle ambiance de fous. De plus en plus de monde chaque année. À faire pâlir n'importe quel homme politique(surtout la droite populaire et populiste). Égalité pour tous.

Re: Gay pride

girl-behind-the-mirror | 02/07/2012

carrément ! même si toute cette émotion a un effet down sur moi aujourd'hui, mais pas grâve...Egalité pour tous ! j'aurais peut-être été plus heureuse élevée par un couple gay que par un seul parent qui doit tout gérer et craque souvent...Et chaque année il y a plus de monde, c'est génial.

Re: Re: Gay pride

Stéven | 11/07/2012

Quelle journée fabuleuse en ta compagnie. ça m'a tellement touché que tu fasses le déplacement et qu'on puisse parader ensemble. Tu m'as trop fait rire à aller donner des flyers à droite à gauche, CRS etc...Bon tu m'as un peu fait flipper quand même quand t'es allé vers les cathos fachos...
Et puis toi et moi et Madonna en musique de fond...Surréaliste :)) Bon y avait que moi qui dansait entre nous 2 mais j'ai cru noté quelques mouvements de hanches quand même ;))) LOL !
En tous cas je t'aime foooooort. Prend soins de toi, à trèèès vite

Nouveau avis

 

 

Celle qui m'a donné envie de chanter, d'écrire, de composer, de m'exprimer

Celle qui m'a aidée à traverser mon adolescence dans le silence en me créant un monde intérieur, protecteur, riche et artistique.

Question de survie à cette époque.

 

 

Why does it always rain on me ?

 

 

28 juin 2012

6h00 du matin

Hier soir j'ai pris 5 anxios mais ça n'a pas servi à grand chose.Je n'ai pu dormir que vers 1heure 30 du matin et j'ai été réveillée par la tristesse à 5h30 exactement.

Mon petit chat a été enterré dans le jardin de ma soeur et de son mari, finalement...

Il repose en paix dans son coin favori, sous des plaques de carrelage et de belles fleurs.

Cette nuit, j'ai rêvé que ma soeur m'emmenait voir sa tombe, et sa tête et ses pattes en dépassaient.

Et puis j'ai vu ses yeux s'ouvrir et ses oreilles bouger, il m'a regardée.

J'ai alors hurlé qu'il était vivant, que ça avait été juste un coma, qu'il fallait le sortir de là.

Alors je l'ai sorti de là et pris dans mes bras en pleurant de joie, et je sentais son coeur battre.

J'ai dit à ma soeur: "il vit, pose ta main sur lui, son coeur bat", mais j'étais la seule à sentir ce coeur battre et il a fermé les yeux.

C'était juste mon imagination...

Je sais que vous pourrez penser que ma réaction est exagérée, mais pour moi, elle ne l'est pas.Certains de nos chats, de nos animaux de compagnie ont parfois plus d'importance que notre propre famille, notre propre sang qui nous renie.

Alors on s'attache à eux, on s'accroche à eux, on les aime de toutes nos forces parce qu'ils nous apaisent quand ça va mal et surtout, ils ne sont pas durs et ingrats, leur amour est sincère, sans condition et éternel, contrairement à l'humain qui nous aime le plus souvent si on a quelque chose à lui apporter, si on présente bien, il y a souvent des conditions pour gagner des bribes d'amour et surtout les conserver.

Je ne sais pas si mon état actuel empire les choses, décuple mes sentiments, mais je vis très mal la mort de mon chat.

J'ai toujours vécu la mort de ceux que j'aime très difficilement, et il m'a souvent fallu du temps pour récupérer.

Je pense que ça explique aussi ma part autodestructrice si forte, peut-être que j'espère en secret (sûrement même) partir avant ceux que j'aime, parce que je sais que je suis incapable de survivre à ça (je parle des rares personnes qui comptent pour moi, ou êtres vivants).

Je suis sonnée et je vais reprendre un cachet pour essayer de ne plus trop penser et ne pas tourner en rond dès le matin , ne pas déjà penser à toutes les emmerdes qui me tombent dessus, et tous les courriers recommandés qui me harcèlent.

Qu'on soit pauvre, malade, laid, handicapé, dépressif, un perdant, les animaux eux s'en foutent, du moment qu'on leur donne de l'amour et qu'on prend soin d'eux, qu'on les protège.

J'aimerais que l'Humain soit comme ça, mais ce n'est hélas pas le cas, alors ne vous étonnez pas si la mort d'un de nos chats, de mon tout premier chat, me bouleverse autant...Et pour ceux qui ne comprennent pas, c'est qu'ils manquent cruellement de sensibilité.

Je sais qu'un animal de vit pas 40 ans, et je sais qu'au moins il a eu une belle vie avec nous, mais ça n'adoucit pas la tristesse et j'espère qu'il n'y en aura pas d'autres à partir, avant longtemps.

 

 

 

 

 

27 juin 2012, 18h30.

RIP Chouchou (minouche).

A 16h15 exactement, mon petit minouche a poussé son dernier râle et est mort dans les bras de maman.

Peut-être que ça explique pourquoi je me sentais encore plus triste que d'habitude, dès mon réveil.

Minouche a été mon tout premier chat, le premier que j'ai adopté, secouru, nourri et il dormait avec moi toutes les nuits, c'était mon ami (même si ça peut en faire sourire certains, je m'en fous).

Je suis très triste, mais je sais qu'il aurait pu souffrir davantage, et cela lui a été épargné.

Tout est tellement triste en ce moment.

mon petit chat doux et gentil.

Repose en paix, avec Ramsès, au paradis des animaux

 

 

 

 

27 juin 2012

Rien ne va aujourd'hui, et ce dès mon réveil.

J'en peux plus de ces montagnes russes mentales, de cette sensation de vide, d'ennui, de peur...

Une semaine me paraît une éternité...

Et qu'est-ce que je vais faire de cette vie pourrie?

J'espère que je trouverai l'aide dont j'ai besoin, je ne sais pas encore combien de temps je vais pouvoir contenir tout ça.

Toute cette souffrance n'est pas humaine et je n'y comprend rien, je me sens double.

Je vais sortir respirer un peu d'air, ici j'étouffe, dans mon caveau.

 

 

25 juin 2012

tard le soir (mon moment privilégié pour écrire, juste avant d'avaler ma camisole chimique))

Le 25 juin est devenue LA date de la mort de Michael Jackson, La date de l'enterrement de la mère de ma voisine, (super non ?) , et accessoirement reste la date de mon anniversaire (j'avais envie de souligner le côté morbide de cet événement cette fois-ci).

Cette année, je n'en avais pas grand chose à faire, car je ne suis pas dans l'état d'esprit d'avant, où j'étais excitée une semaine à l'avance et adorais qu'on me chouchoute en ce jour censé être spécial.

Là c'était plutôt : "Et merde, une année de plus au compteur à n'avoir rien glandé'...

Je me suis levée assommée par les médicaments (traitement oblige), et je me suis immédiatement sentie très seule entre mes 4 murs.

Heureusement super cafféine est là pour me revigorer un peu le matin (le matin pour moi c'est votre midi ou treize heure...Et oui, on ne navigue pas dans le même espace temps)...

Et puis j'ai reçu des messages de mes amis (les rares), de mon chéri (qui avait commandé un gâteau depuis plusieurs jours, en douce...le futé), de ma mère et ma soeur (mon frère m'a zappée mais bon, j'ai l'habitude avec lui......bref...).

Gâteau aux fruits sans gélatine!

J'ai réussi à manger une bonne part ! je l'avais promis à Cécile, même si je me suis sentie coupable :-)...(en même temps j'avais rien avalé de la journée, en prévision).

Je voudrais remercier tous ceux qui ont pensé à moi aujourd'hui, qui ont eu la gentillesse de me laisser un message et de me faire savoir que je compte pour eux.

C'est énorme pour quelqu'un qui traverse ce que je traverse en ce moment, et je vous en suis reconnaissante.

Fêter ma naissance n'a plus de réel sens pour moi, actuellement, mais j'espère qu'un jour, avec le temps et les soins adaptés, je finirai par me retrouver un peu et ressentir les choses d'une façon plus positive.

Dans toute cette noirceur, je remercie le ciel pour tous les gens qui m'entourent , qui pensent à moi et qui m'aiment sincèrement.

Ces gens sont le fil fragile qui me rattache encore à ce monde.

Merci !

Par contre, interdiction de mentionner mon âge à partir de maintenant !!!

Dormez bien, je vous aime.

 

 

 

 

 

 

"J'espère qu'un jour on jugera de ce que je fus par ce que j'ai su souffrir "

"Les maux du corps épuisent l'âme: à force de souffrir, elle perd son ressort"

"Plus j'ai vu le monde, moins j'ai pu me faire à son ton "

"Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité"

 

Jean-Jacques Rousseau

 

 

 

Je suis tellement fatiguée...

 

 

Mon petit "chouchou" a une leucémie, il n'en a plus pour longtemps :-(...Ca nous brise le coeur.

c'était notre tout 1er chat. Il ira bientôt rejoindre Ramses au paradis des chats. Il aura été heureux avec nous au moins.
 

 

 

 

"Stop saying nasty things to me"

 

Mercredi 20 juin 2012

Tard...

1 pas en avant, 10 pas en arrière...Voilà ma situation...

J'ai encore eu une crise violente hier soir, une transe libératrice (croit-elle),  et le médecin (psychiatre) ne me rappelle pas alors que ça fait deux messages que je lui laisse.

Est-ce que plus aucun médecin ne se souvient qu'il a prêté serment ?

Ils ne veulent plus sauver des vies ? Juste blinder leur compte en banque ? Y-a-t'il un quota de vies à sauver, de cas à considérer ? Une sorte de loterie médicale...mais moi la loterie, c'est mal barré.

Lundi ...

Je ne veux pas fêter mon anniversaire, pour la toute première fois de ma vie.

Il n'a aucun intérêt, je ne peux pas manger de gâteau, ni aller au resto, ni me forcer à sourire et fêter ces ... ans d'échec complet.

Je suis vieille, finie pour la musique, finie pour mes rêves.

Ca tombe bien, mon chéri travaillera ce jour là, alors je vais pouvoir me poser dans un parc, fermer les yeux et ne plus penser, ou tout simplement dormir.

Il n'y a rien à fêter, si ce n'est le règne de la maladie qui prend chaque jour davantage possession de mon âme et surtout de mon corps.

Je ne suis pas allée à l'atelier mardi, je n'en avais pas la force.

Je m'étais déplacée à midi parce que j'avais rdv avec les animatrices, éducatrices, art thérapeutes pour faire le point sur l'année écoulée.

J'ai attendu une demi heure, et j'ai commencé à étouffer...à trembler...à trépigner...(oui, c'est nouveau ça aussi).

La vioque convoquée avant moi (Monique) avait encore dû leur tenir la jambe parce que tout a été décalé et même si en temps normal je suis plutôt compréhensive et zen, là je ressentais juste de la colère, de la fatigue, une perte de temps...C'est sûr que ça a dû prendre du temps pour elle de revenir sur ses chefs-d'oeuvre à l'aquarelle sur lesquels elle s'est pris la tête comme si on l'attendait pour exposer au Tate Museum...

Je sais, je sonne vénéneuse et je n'en suis pas fière, mais Elle m'aura pourri la vie jusqu'au bout .

Après j'ai décidé de partir (en prévenant quand même, bien élevée que je suis), et j'ai dû tracer chez le doc pour renouveler mon arrêt maladie, et une fois arrivée là bas, il y avait déjà 5 personnes avant moi d'où une attente de deux heures...Et puis il y a eu le rdv avec le banquier, pour expliquer une ènième fois ma situation et demander qu'on ne m'enterre pas vivante.

Son remplaçant a rejeté tous mes prélèvements (tous !) en prenant 20 euros de frais à chaque fois, pendant que mon conseiller était en vacances et bien qu'il ait laissé une note précise à ce sujet...Excès de zèle ? règlements de comptes internes ? j'en sais rien, juste que c'est moi que ça a foutu dans une merde noire.Mon conseiller a dit qu'il arrangerait ça mais le mal est fait et ils vont tous me tomber dessus, et le pire...C'est que j'en ai plus rien à foutre.

Ce matin (ou midi? je sais plus), j'ai été réveillée par la voix amicale d'Aurélien et sa gentillesse, son écoute m'ont fait plaisir.

J'ai eu peur qu'il me prenne pour une tarée...Il ne l'a pas fait.Il n'y a que les gens qui ont connu les pires souffrances pour connaitre la compassion et la tolérance...Les autres sont sûr d'eux et méprisants pour la faiblesse humaine...Mais je les plains.

J'ai encore déconné hier soir, méchamment, parce que j'avais envie de hurler toute la journée et que je n'y suis pas arrivée, j'ai contenu ma peur, mes angoisses, ma colère tout au fond, mais il fallait que le mal sorte, d'une façon ou d'une autre, et moi je n'ai plus aucun contrôle sur ça.

Aujourd'hui j'ai mal, j'ai honte, je me sens laide, mais je sais que c'est une drogue , la seule qui m'empêche de partir définitivement, malgré l'amour des miens, de ma famille, de mes rares amis valables...Pardon de vous décevoir, de ne plus être capable de composer ou d'écrire quoi que ce soit...alors que ça venait si facilement, autrefois.

J'ai bien peur que la fille que vous avez connue et aimée n'existe plus...Mon identité est perdue.

J'ai demandé de l'aide, je voudrais sincèrement m'en sortir, mais seule je ne le pourrai pas et ma tête cogne, il y a ce poids qui ne me quitte plus, cette douleur insupportable, ce reflet dans le miroir que je ne supporte plus.

Oh je peux leurrer les autres, me cacher derrière un masque, un sourire, un maquillage recherché, une coiffure originale, une voix douce, un look excentrique pour faire diversion, pour attirer les gens, mais moi je sais que c'est vers un tombeau que je vais.

En fait, c'est à la psy qui me suivait qu'incombait la tache de déceler tout ça et de l'anticiper, au lieu de me juger, de ne pas m'entendre, de laisser mon état se dégrader...

Demain c'est la fête de la musique...

Je hais cette fête.

Je suis sombre, très sombre ce soir...mais laissez-moi cette liberté, cette noirceur, et je ne force personne à me lire si ça vous devient insupportable...Ecrire, c'est tout ce qu'il me reste, c'est ne pas mourir totalement, c'est laisser quelque chose derrière soi aussi.

25 juin : naissance d'une future emmerdeuse vouée ( dans sa tête) à accomplir de grandes choses.

25 juin 2012: Arnaque sur la marchandise...Désillusion en perspective !

 

Voeux d'anniversaire de mon double maléfique:

"Joyeux anniversaire loser

toutes tes amies font de la musique ou réalisent leurs rêves bien qu'elles aient commencé une décénnie après toi

Joyeux anniversaire faible, hyper-émotive, nullité, cas limite,  qui passe sa vie à se donner un genre et qui n'a finalement rien de concrêt à offrir

Joyeux anniversaire cinglée ! c'est ton cerveau qui te parle ! tu m'as beaucoup déçue ces derniers temps !

Tu fais honte à ceux qui te font l'honneur de s'intéresser à toi

Joyeux anniversaire petite idiote qui n'a toujours pas compris qu'ici c'est marche ou crève !

Combien de temps encore vas-tu rêver ta vie et te sentir à ta place nulle part ?

Peut-être que tu n'as en effet ta place nulle part, artiste de mes deux juste parce que tu as écrit quelques titres sans envergure, poussé la chansonnette pour ta famille et travaillé une demo pendant plus de 16 ans...Wow! tu nous impressionnes tous!

Et tu as vraiment cru qu'il y avait un destin pour toi ?

Comme c'est mignon...comme c'est naif...Comme c'est à vomir !

Allons ! où est passée ton intelligence ? Tu croyais vraiment que ce serait aussi facile ?

tu es encore plus débile que je ne le pensais.... il n'y a rien pour toi, rien de bon, et ta propre famille le sait déjà.

ouvre les yeux !!!! "

 

Voilà, vous venez de lire ce que j'entends dans ma tête du lever au coucher, et même pendant la nuit sous forme de cauchemars...de visites nocturnes...

Ce que vous ne supporteriez pas une journée, je vis avec depuis 2 ans, depuis que les choses se sont dégradées.

Je n'ai même plus l'envie ou la force de prier, et prier pour qui ? pour quoi ?

Ce monde est un endroit merveilleux, mais pour certains élus, qui ont la chance d'être en bonne santé et de se lever le matin fiers d'eux parce qu'ils savent qu'ils vont faire ce qu'ils aiment et être utiles aux autres.

c'est ça la réussite pour moi, pas matérielle, mais " se savoir utile ".

Moi, je vous aime tous très fort, du plus profond de mon coeur, mais avec baucoup de pudeur.

Alors pardonnez-moi d'être comme ça, je ne sais même pas dans quel enfer j'ai atterri, et pourquoi moi ?

Les medocs commencent à agir, alors je vais m'endormir au son de Maria Callas, et espérer que le mal , un jour, me laissera.

j'ai toujours dit que je détestais l'Opéra, mais ce soir ils en passent à la télé (Carmen de Bizet) et c'est marrant, parce que je m'écoutais le coffret vinyls en boucles dans notre salon, assise sur la moquette élimée années 80, quand j'avais 7 ou 8 ans, dans notre appart. parisien...Je fermais les yeux et me laissais emporter par la puissance, par la beauté, la pureté de la voix, la force de l'émotion, et je finissais souvent en larmes à la surprise générale...Et je rêvais de devenir une grande cantatrice moi aussi.

Et puis j'ai réalisé qu'à chaque fois que maman mettait Maria Callas, c'était quand elle était triste, prenait un bain où elle restait des heures, buvait un martini et pleurait...Du coup, j'ai fini par détester l'Opéra pour toujours....Par loyauté.

Enfin je crois...

Dormez bien...

 

 

 

 

Dimanche 17 juin 2012,

le soir

Me voilà de retour en région parisienne après une semaine dont j'avais vraiment besoin.

J'ai peut-être enfin trouvé une personne compétente et motivée pour m'aider, et il y a une lueur d'espoir...

Je sais qu'il s'agit d'une maladie, et non d'un manque de motivation de ma part ou juste d'une tristesse.

Je peux mettre un nom (même s'il fait peur et que le diagnostic doit encore être confirmé) sur tout ça et comprendre d'où ça vient.

Ce sera long, mais avec un peu de chance, je m'en sortirai, plus forte et guérie.

D'après les dernières nouvelles, je devrais commencer à travailler à la boulangerie début juillet.C'est le banquier qui va être content...Va encore falloir que je négocie mardi, et ça me saoule de devoir lécher le système constamment...

Quand je pense à la semaine qui m'attend et à toutes les emmerdes que je vais encore devoir gérer, j'ai envie de repartir, respirer l'air de l'océan, toucher le sable, voir la vie dans les yeux des gens, et oublier tout le reste, mais je dois rester et affronter les épreuves, parce que personne ne le fera pour moi.

A part ça, je suis heureuse parce que depuis le mois d'octobre j'ai réussi à perdre 17 kg...Mes efforts auront fini par payer et la dépression aura au moins eu un côté positif ces derniers mois.

Bon, je suis très fatiguée, alors je vais m'arrêter là.

Bisous :-)

 

 

Samedi 9 juin 2012

Demain matin, départ pour bordeaux pendant une semaine.

Prendre le train m'angoisse un peu, mais ça devrait aller avec de la musique et un bon bouquin.

J'espère que tout se passera bien là bas, j'ai pris ma peinture et mon kit anti stress au cas où.

revoir un peu ma famille devrait me faire du bien, je sais qu'ils vont bien s'occuper de moi et peut-être que là-bas je retrouverai le sommeil ?

Mon chéri va me manquer ceci dit, mais bon, c'est juste une semaine...

 

A propos Vick: Ne laisse pas les chats s'entretuer pour une croquette, nourris-les, change leur eau et leur litière et fais-leur quelques caresses (même au gros ingrat...), je compte sur toi...Mouaaahhhhh !!!!

 

Il devrait faire un temps moyen et des températures pas trop élevées, donc c'est parfait pour les manches longues et "l'opération camoufflage".

Je vais essayer de poster quelques trucs si j'en ai l'occasion, de là bas, sinon ça sera à mon retour.

Ma famille ne sait rien de ce blog, c'est mon jardin secret.

Bonne nuit et à bientôt ( sauf si quelqu'un me balance dans la Garonne ou que le train déraille)  :-)

 

 

 

Vendredi 8 juin 2012

Journée totalement inutile, comme les précédentes, sauf que je me suis enfin décidée à regarder le film sur Rachel Corrie (Paix à son âme) que j'avais enregistré et que je ne trouvais pas la force de regarder jusqu'à maintenant.

Je suis encore sous le choc, bouleversée par ce film et par la réalité qu'il décrit, bien qu'on soit encore très loin du compte.

J'ai de ce fait décidé de rendre hommage à cette courageuse jeune fille de 23 ans, qui est morte pour ce qu'elle savait être une cause juste mais en sous-estimant la barbarie de ceux à qui elle a osé s'opposer...

Cette barbarie qui ne cesse jamais, chaque jour, cet apartheid, cette haine, ce racisme, ces abus, cette colonisation sans fin, ce vol des ressources, des terres, cette destruction des maisons, ces crimes contre l'Humanité passés sous silence, ce mur érigé...

Alors le combat continue...

 Rachel, pour ceux qui voudraient en savoir plus sur elle.

Elle ne savait pas quoi faire du reste de sa vie, tout comme moi, mais le destin s'est imposé à elle.

J'aimerais avoir cette utilité un jour.

Ouvrez les yeux et réveillez-vous, par pitié.

Leur vie est aussi valable que la votre.

Palestine libre ...

 

jeudi 7 juin 2012

Parfois les images parlent mieux...

Ce soir je n'ai rien à écrire, à part qu'il fait trop froid dans mon appart. et que du sang glacé coule dans mes veines en ce moment.

Ah si ! cet après-midi j'ai regardé le film "balada triste de trompeta" .

ce film bien qu'esthétiquement très beau et parlant des heures sombres de l'Espagne sous Franco (les évoquant du moins) et d'amour fou au sein d'un cirque itinérant, était vraiment glauque et d'une tristesse infinie, et j'avoue ne pas avoir trop compris où le réalisateur voulait en venir la plupart du temps...

Je n'ai pas réussi à saisir la touche d'humour noir, probablement trop prise par la détresse du clown triste et sa folie ou mal à l'aise durant certaines scènes.

Ce film est juste un peu trop "bordélique" à mon goût et ça a gâché la poésie qui aurait pu s'en dégager...

A ne pas recommander aux dépressifs...(à moins d'être masochistes)

Bonne nuit ( à vous ! ) moi je repars pour une nuit blanche de plus...

Peace xx

 

 

 

Are you happy ?

Not really darling...

I feel fat, ugly, uninteresting....

 

Luther King, le chat le plus ingrat de la planète.

Je ne sais pas s'il m'aime, ni même s'il me voit en dehors des moments où il a faim ,où il est malade, où il faut changer sa litière.

Traitre.

 

Candy, ma petite princesse d'amour qui fait la sieste collée à moi et me montre son amour éternel tous les jours.

Les filles sont-elles plus reconnaissantes ?

Sans doute.

 

 

 

 

 

mercredi 6 juin 2012

(très tard dans la nuit parce que je repousse le moment de me coucher)

Il n'y a pas eu une seule nuit depuis plusieurs mois où je n'ai pas fait d'horribles cauchemars qui duraient et duraient et se déclinaient en plusieurs situations plus tordues et flippantes les unes que les autres.

J'en ai tiré une conclusion: A quoi bon dormir , puisque mon cerveau ne se repose jamais de toute façon?

Je vous le jure, j'ai peur de fermer les yeux et de dormir parce que chaque nuit je me demande dans quel type d'enfer je vais bien pouvoir encore basculer et tout est tellement réaliste que ça ressemble presque à un voyage dans un monde parallèle.

Alors je m'abrutis de médicaments, la nuit, en espérant que ça stoppera tout ça, mais ça ne change rien...les cauchemars sont là et le harcèlement moral ne s'arrête pas.

Je me réveille épuisée par une nuit qui aura été tout sauf reposante, une nuit inquiétante et effrayante, pour commencer une journée la boule au ventre, déjà angoissée à l'idée de savoir que je ne serai utile à rien et à personne, que la journée sera identique à la précédente, etc...pour combien de temps encore ?

Combien de temps mon âme va supporter cette souffrance et cette fatigue ?

J'ai juste envie de hurler à m'en pêter les cordes vocales (elles ne me servent plus à grand chose de toute façon), ou tout saccager, ou courir et ne plus jamais m'arrêter ou regarder en arrière : STOP

J'ai mal, j'ai peur, j'ai froid, j'ai honte et je ne sais pas combien de temps je supporterai cet enfer intérieur encore...

Ce n'est pas moi, je ne suis plus moi, c'est une vague sombre et gluante qui a envahi mon âme et capturé la personne joyeuse et pleine de rêves que j'étais...

Je ne peux me tourner vers personne, je ne peux même plus me faire confiance, je voudrais juste que ça cesse, parce que le supporter la journée c'est une chose, mais devoir aussi le vivre la nuit, c'est au-dessus de mes forces et je ne comprends rien à ce qui m'arrive...Ni comment ça a commencé...

J'aimerais être quelqu'un d'autre, même un chien errant dans la rue...

Je n'en peux plus et je vois le vide se faire autour de moi, du poids que je suis devenue, et je suis lucide...

C'est quoi être vivant ?

C'est quoi manger de bon coeur ?

C'est quoi croire en soi ?

C'est quoi être en accord avec le monde ?

C'est quoi exister ?

Je ne m'en souviens plus...

 

 

 

 

 

 

Lundi 4 juin 2012

Encore une nuit pleine de cauchemars, mais l'un d'eux avait un sens.Je me suis fait mordre par un grand serpent genre python,  au doigt.

Il y avait du monde autour de moi, mais c'était moi l'heureuse élue et bien que j'appelais à l'aide, personne n'a bougé.

C'était très douloureux ...Il voulait pas lâcher et a mordu à plusieurs reprises avec ses grands crochets...

Je pense qu'un ennemi ( qui prend l'apparence d'un ami ou que je n'ai pas encore rencontré) se prépare à me faire un sale coup, c'est l'interprêtation du serpent : l'ennemi.

On verra bien...Un peu plus, un peu moins :-)

Je me suis levée un peu plus tôt (11h30), oh effort incroyable ! avec la ferme intention d'aller à la salle de sport, et puis j'ai eu mal au ventre et toute la motivation a disparu (en plus j'ai tout le temps froid)...

Peut-être demain...

Moral moyen aujourd'hui, mais je fais avec, comme d'hab.

 

 

 

3 juin 2012

Fête des mères (bonne fête maman !) et jubilé à la con de la reine d'Angleterre, d'où ma spéciale dédicace Sex Pistols...

Stéphane Bern est tellement en transe qu'il a dû en mouiller son pantalon, le service public nous bassine avec ce jubilé comme si on était concernés et dire qu'on va me faire payer la redevance pour ça....

Etalage de fric, de dépenses inutiles, et mamie Nova va nous sortir toute sa quincaillerie et sa couronne, à moins qu'elle opte pour un de ses chapeau kitsch au possible, pendant que la récession bat son plein et que les gens continuent de crever, en bas de la pyramide: chomage, dépression, faim, manque d'argent pour payer le loyer, racisme, état policier, etc, etc...

Mais aujourd'hui tout est oublié ! c'est cool ! le monde il est beau et y'a des picnics géants dans les rues (au moins les sdf pourront peut-être choper quelque chose à grailler en douce).

Alors ouais, God save the Queen, She ain't no human being...

xx

No future...

 

 

1er juin 2012

Comment aller mieux quand au bout du fil j'ai ma mère, dépressive et triste, isolée dans un patelin raciste, qui me dit qu'elle a fait un malaise (douleur à la tête et bras gauche rouge et douloureux)  qui ressemble à un AVC ou autre, alors qu'elle est à 700 bornes d'ici ?

Comment ne pas me sentir encore plus mal, et responsable de son bien-être, inquiète pour sa santé, impuissante ?

Comment me confier à elle et lui parler de mon propre mal-être ? C'est impossible, alors je continue de faire semblant, de jouer à la petite fille modèle ( La comtesse de Ségur en serait bluffée), et quand j'irai la voir, dans une semaine, je cacherai ma souffrance, je l'avalerai au plus profond de moi pour ne pas l'inquiéter et qu'il lui arrive quelque chose par ma faute.

 

Culpabilité:

Je crois bien avoir vécu avec ce sentiment toute ma vie, peut-être même dans le ventre de ma mère...

Culpabilité d'exister, d'être le fruit d'une union lamentable, de ne rien avoir réussi, rien qui puisse lui donner une raison d'être fière de moi...

Alors je me suis toujours tenue à carreau, efforcée de donner une image impeccable pour lui donner l'illusion de ne pas avoir tout râté, pas complètement, et pour garder son amour, cet amour qui avait des conditions ( si si, je le réalise enfin).

Et ça continue, parce que je me sens obligée de la protéger, mais ça ne me laisse plus aucune place pour moi, aucune force pour me protéger moi-même, de l'ennemi en moi...est-ce qu'il y a seulement eu une place pour moi dans son monde ?

Et cette fusion m'épuise , l'entendre se plaindre de sa solitude, de sa nostalgie, du temps qui passe, tous les jours, alors que je ne suis pas en mesure de changer les choses, de le gérer actuellement, ça me bouffe à l'intérieur et je ne peux pas le lui dire, parce que je ne veux pas la blesser et qu'elle se sentirait attaquée de toute façon, et qu'elle me détesterait.

Elle est et a toujours été prioritaire.

Alors je suis solidaire de son mal-être et je m'empêche probablement d'aller mieux...inconsciemment, ou consciemment, je ne sais pas.

Je régresse, je me fais du mal, je ne mange plus en espérant peut-être stopper le temps, stopper sa souffrance ?

Est-ce que je deviens folle ? Parfois j'ai peur de ce que je ressens, ou pense.

Je ne veux plus être responsable de son bien-être, je l'ai été depuis que j'ai l'âge de parler, de comprendre, de ressentir de la compassion, mais là, je ne suis qu'une coquille vide, et j'aurais besoin d'une mère forte, d'une famille présente pour m'aider à sortir de ce cauchemar, mais cette famille n'existe qu'en paroles ou dans mes rêves...Elle ne le réalise même pas, persuadée d'être présente et qu'elle est la seule qui me veut du bien.

Nous vivons depuis toujours dans le déni, dans l'apparence, mais tout sonne faux.

Ma mère insiste pour que je passe une semaine chez elle, plus pour elle-même que pour moi, je le sais.

Elle ne le réalise peut-être pas, et peut-être que je suis égoiste, mais je ne sais pas si je pourrai faire semblant et afficher ce sourire qui me donne envie de vomir, plus longtemps, quand tout en moi a envie de hurler...

Ce qui était au départ une joie se transforme peu à peu en stress et en inquiétude profonde...

 

Hier j'ai été blessée par une réaction (naturelle j'imagine) de rejet, de la part de quelqu'un que j'aime, à cause de mes cicatrices...

 

Je voudrais juste dire que...

Mes cicatrices représentent mon combat au quotidien et la force qu'il me faut pour être encore là.

Mes cicatrices , vous pouvez les juger, vous limiter à ça, mais elles m'ont permis d'éviter le pire et je ne suis pas que ça.

Mes cicatrices sont là pour me rappeler que malgré le fait que cette vie ne fait pas de cadeau et que je suis totalement perdue, je m'accroche et je résiste...

Je n'en ai plus honte, je dois juste épargner les autres, comme toujours, c'est tout ce que j'ai toujours appris à faire, mais m'épargner moi, ça je ne sais pas, ça je dois l'apprendre.

Je crois que ce soir je suis particulièrement stressée et que j'avais besoin de l'écrire.

Demain il faut que j'essaie d'aller au sport, ou de faire un peu de musique, même si c'est un véritable challenge pour moi, mais il va falloir que j'occupe le temps, l'espace, la journée.

 

 

 

 

 

 

jeudi 31 mai 2012

(tard dans la nuit)

Au final, on nait seul, on avance seul, on se bat seul et on meurt seul.

Tout n'est qu'illusion autour de nous.

Je ne pensais pas être devenue si repoussante, si laide, et ça me rend très triste.

A qui parler, quand l'autre ne peut s'empêcher de nous juger ? Quand ce qu'on fait, dépasse toute compréhension?

Cette année, je crois que je vais tout perdre...Et j'attends juste le moment où il aura le courage de m'asséner le coup de grâce.

Allez ! Il faut l'avoir ce courage ! Je ne veux pas de ta pitié, et encore moins de ton rejet...

Assène le, ce fichu coup de grâce, qu'on en finisse une bonne fois pour toutes.

Et sois libre.

 

 

 

 

 

Mercredi 30 mai 2012

Tard dans la nuit (pour changer...)

Je n'arrive pas à me remettre à la musique...

J'ai peut-être trop de soucis, ou bien mon cerveau est anesthésié, mais je n'y arrive pas.

Ca me désole, parce que je pense que je pourrais écrire de nouvelles choses ou mieux travailler d'anciennes chansons, mais je n'arrive pas à trouver la force , la motivation de le faire, et je gaspille le temps et je culpabilise et ça me fait me sentir encore plus mal et c'est un cercle vicieux....

J'ai peur que la flamme ne soit en train de s'éteindre, étouffée , écrasée par le poids de la réalité et des difficultés que je dois gérer.

Mes mains , ma voix, plus rien ne veut m'obéir, s'exprimer, à part via ce blog ou par procuration, via d'autres artistes, de vrais artistes.

Je n'arrive plus à avancer, les "pieds bétonnés dans le ciment" , comme le chante Keny...Sauf que le ciment est dans ma tête et que c'est ça le plus dur.

Est-ce que j'ai jamais vraiment été une artiste ? Un bien grand mot. franchement je ne le pense pas.

Ce soir sur Arte il y avait un documentaire sur Niki de saint Phalle...Elle était tellement passionnée par son art, par la création qui était toute sa vie, sa nourriture, son enfant, sa raison de vivre, et n'a jamais cessé d'être inspirée , de créer, de voyager...C'est ça un artiste, quelqu'un qui se nourrit d'expériences, qui se nourrit des autres et rend ce qui est laid beau, ce qui est faux , vrai...

Je ne suis pas une artiste, voilà ma conclusion.

Mais je garde l'espoir que l'envie, l'inspiration, la foi, reviendront un jour et me rendront au monde des vivants.

Bonne nuit.

 

Mardi 29 mai 2012

13h45

 

J'ai passé une nuit merdique, pleine de cauchemars et je me suis réveillée très fatiguée, à 12h45.

Dans un de mes cauchemars, je ne retrouvais plus mon appart, et j'avais un trousseau de clés qui n'ouvrait aucune porte.

J'ai demandé mon chemin à une petite fille parce que je me perdais dans les bâtiments, tout se ressemblait et était sombre.

Elle m'a montré le chemin vaguement, mais je ne reconnaissais toujours rien.

J'ai fini par trouver la porte de mon appart et aucune clé ne l'ouvrait.

J'étais en panique totale.

Et puis la porte s'est ouverte et l'appart était sale, sombre, plein de sacs comme dans un squatt...Et ça m'a rendue triste.

Est-ce que l'appart en question c'est mon esprit ? mon état d'esprit actuel ?

Je cherche la métaphore...

 

Là je fais une crise d'angoisse très forte alors j'écris pour détourner l'attention de mon cerveau et je respire...

Je me suis réveillée dans un état négatif qui j'espère s'estompera pendant la journée.

 

Ce soir j'ai mon atelier peinture et mon amie Julie va le réintégrer, ce qui me soulage un peu...

J'ai mal au bras, le résultat de mes conneries quand je plonge dans l'eau noire et glacée du mal, et que je joue du cutter.

 

Mon chéri m'a payé le billet de train pour aller passer une semaine en juin chez ma mère et ma soeur, et ça m'a bcp touchée.

Il va falloir que je cammoufle mes cicatrices,  sinon c'est le drame assuré, et ça va être compliqué avec la chaleur, mais tant pis...

 

Je voudrais écrire un mot à l'attention de mon chéri qui supporte mon étrange personnalité depuis presque six ans: Je t'aime tellement fort ! Si tu n'étais pas là, je ne serais probablement plus là depuis longtemps et je le pense.J'espère avoir été pendant ces six ans une source de joie pour toi et pas juste un fardeau blessé à réconforter et à soutenir ..Je sais que l'Amour , le vrai, c'est surtout dans les moments durs qu'il doit être là, mais c'est nouveau pour moi et je t'en suis infiniment reconnaissante.

J'espère guérir et j'espère qu'on restera ensemble encore très longtemps.

Voilà, j'arrête là parce que je sais que ça va te saouler que j'expose des choses intimes comme ça :-)

 

Ce weekend, il y a eu 12 suicides ou tentatives de suicide à la sncf...Tout ce que les gens ont trouvé à dire c'est que le retard occasionné les avait énervés...aucune compassion, aucune pensée pour ces personnes desespérées au point de se jeter sous un train ou de vouloir en finir avec la vie, ni pour leurs familles...Dans quel monde individualiste et indifférent vit-on ?

Certains ironisent probablement, comme je l'entends parfois: "ils auraient pas pu faire ça un autre jour ? ", etc...Bande de cons, vous ne réalisez pas la chance que vous avez de ne pas ressentir leur souffrance.

La vie est précieuse, et chaque être a une valeur à mes yeux, et chaque être qui ne veut plus de cette vie me touche profondément parce que je le ressens dans ma chair.

Je crois que ce n'est pas la vie qu'ils cherchent à fuir, mais juste la dureté de ce monde, la souffrance, l'indifférence, l'échec et parfois les situations financières difficiles qui nous rappellent que nous ne valons pas grand chose, ou du moins, aux yeux du système, nous valons ce que nous sommes en mesure de dépenser.

Moi aussi ce monde je le rejette et il me donne envie de vomir, mais il y a quand même de belles âmes, de belles choses, je crois, auxquelles il faut tenter de se raccrocher en espérant un avenir moins douloureux...

 

J'ai téléchargé un logiciel et je peux maintenant brancher mon micro à mon ordi pour faire de la musique.

Il faut juste que je retrouve l'envie de le faire, sachant que je suis en phase de dévalorisation totale et que mes "créations" me semblent trop minables pour être enregistrées ou même retravaillées..

.Mais j'aimerais m'y remettre, parce que ça me sauvera peut-être.

La musique.C'est ma source de vie et je crois que de ne plus en faire depuis si longtemps a aggravé mon état mental et physique.

J'ai conscience que je retombe dans l'anorexie et que j'ai peut-être une personnalité borderline, mais je voudrais juste redevenir créative et être entendue...

Ce sentiment de gâchis me reste en travers de la gorge.

Je n'ai pas de nouvelles concernant le boulot à la boulangerie...La vieille m'a vraiment porté le mauvais oeil sur ce coup là :-)

On verra bien...

 

Peut-être que je devrais me poser dans le métro avec mes deux chats à côté de moi et chanter mes chansons folk à 3 accords dans le courant d'air, la puanteur et le va et viens des gens qui ne savent plus écouter ?  Le problème c'est que quand je chante, ma chatte Candy aime jouer les choristes et miaule par-dessus moi...Je ne sais pas comment je dois le prendre !

Voilà, la crise d'angoisse a baissé en intensité parce que j'ai pu écrire, mais je sais que c'est un répit provisoire...

Je ne supporte pas le soleil dehors, ni la chaleur, et je préfère l'automne...

 

Magnifique Poème de Jacques Prévert, poète engagé

Portrait de Jacques PRÉVERT

Étranges étrangers
 

 

Kabyles de la Chapelle et des quais de Javel
hommes des pays lointains
cobayes des colonies
Doux petits musiciens
soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied
au beau milieu des rues


Tunisiens de Grenelle
embauchés débauchés
manoeuvres désoeuvrés
Polacks du Marais du Temple des Rosiers

 

Cordonniers de Cordoue soutiers de Barcelone
pêcheurs des Baléares ou bien du Finisterre
rescapés de Franco
et déportés de France et de Navarre
pour avoir défendu en souvenir de la vôtre
la liberté des autres
 

Esclaves noirs de Fréjus
tiraillés et parqués
au bord d’une petite mer
où peu vous vous baignez
 

Esclaves noirs de Fréjus
qui évoquez chaque soir
dans les locaux disciplinaires
avec une vieille boîte à cigares
et quelques bouts de fil de fer
tous les échos de vos villages
tous les oiseaux de vos forêts
et ne venez dans la capitale
que pour fêter au pas cadencé
la prise de la Bastille le quatorze juillet

 

Enfants du Sénégal
dépatriés expatriés et naturalisés

Enfants indochinois
jongleurs aux innocents couteaux
qui vendiez autrefois aux terrasses des cafés
de jolis dragons d’or faits de papier plié

 

Enfants trop tôt grandis et si vite en allés
qui dormez aujourd’hui de retour au pays
le visage dans la terre
et des bombes incendiaires labourant vos rizières

 

On vous a renvoyé
la monnaie de vos papiers dorés
on vous a retourné
vos petits couteaux dans le dos

 

Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie
même si mal en vivez
même si vous mourez.

 

 

Samedi 26 mai 2012

Rien envie d'écrire ce soir, juste poster cette video de cet artiste (perfume genius), que mon ami Stéven m'a fait découvrir et qui me hante depuis...

J'aimerais arriver un jour à faire une musique aussi belle et aboutie.

J'aimerais avoir cette chance et ce talent.

J'aimerais trouver mon âme soeur artistique.

J'aimerais, j'aimerais, j'aimerais...mais rien ne se passe, car je ne semble pas le mériter.

Bonne nuit

 

 

J'ai toujours aimé très fort "heart of gold" (de neil young).

 

 

 

 

Vendredi 25 mai 2012

Demain c'est l'anniversaire de ma soeur

Je ne serai pas avec elle...J'envisageais de leur faire (à elle et ma mère) une petite video pour leur dire que je pensais à elles.

Est-ce que je vais arriver à me forcer à sourire et à paraître en forme ?

est-ce que j'en ai seulement envie?

Ma mère m'a tel (pour la 3ème fois dans la journée) vers minuit (il est 1h du mat)...

Elle me reproche de ne pas me confier à elle et d'être figée dans mes "habitudes", de ne pas aller la voir pour rester plus longtemps qu'une semaine.

J'ai eu l'erreur de lui dire de ne pas me faire de chantage affectif, et de ne surtout pas me juger car elle ne sait pas ce qu'il y a en moi...Et là elle est partie de sa complainte habituelle, positionnement victime, mère dévouée attaquée injustement par son ingrate de fille (moi)...

Elle ne sait pas que c'est elle que j'essaie de protéger avant tout, car si elle savait à quel point je suis déglinguée en ce moment,  elle flipperait grâve et je suis lasse que tout ne tourne qu'autour d'ELLE, au final.

Elle pense que passer une semaine chez elle et voir les boutiques, sortir, me ferait du bien et règlerait les choses, comme par magie.Elle n'a rien compris...Je ne mange plus car plus rien ne passe, je ne dors plus ou alors c'est pour faire des cauchemars, je n'arrive plus à sourire, à ressentir de la joie, de l'espoir, du goût pour les choses de la vie, je ne supporte plus de rester trop longtemps dehors et je ne pourrai pas tricher, cacher tout ça, devant elle...Elle voudra savoir, comprendre, me secouer et elle ne fera qu'aggraver les choses sans même le savoir.

Elle ne peut pas comprendre, malgré toute sa bonne volonté.

Je l'aime fort, ma maman, mais elle ne sait plus qui je suis, même si elle croît me connaitre par coeur, savoir mieux que moi ce qui me convient, ce qu'il conviendrait que je fasse, tout en me répétant chaque jour qu'on vit dans un monde de merde où règne l'injustice (merci maman, je crois que j'avais déjà saisi et ça ne m'aide pas franchement...).

J'écris ça, bien que ce soit très intime, parce que ce blog est là pour ça et que j'ai promis de ne pas me censurer, pour qui que ce soit.

Je suis à bout, fatiguée, lasse et continuellement triste et personne ne peut rien pour moi...Absolument personne.

J'aimerais ne pas me réveiller demain matin, j'aimerais être libérée de ce poids, de cette douleur insupportables et j'en ai honte.

Ne me jugez pas , je ne souhaite cet état à aucun être sur cette terre, même le plus vil.

J'essaie pourtant, très fort, mais je n'y arrive plus.

Et pourtant, j'aime mon chéri, ma famille, mes amis, mes chats, infiniment...Pourquoi est-ce que je me sens comme une coquille vide, tout le temps ?  Est-ce que je vais arriver à m'en sortir un jour ? Est-ce que ça en vaut le coup ?

 

 

 

Mercredi 23 mai 2012

On nous a enfin rapporté l'ordinateur avec un disque dur neuf, mais il déconne toujours un peu alors je vais devoir les rappeler demain.

Pourquoi est-ce que rien ne peut être juste simple ?

Le sevrage a été douloureux, sans ma machine, éponge à névroses, ma brave amie.

C'est peut-être moi qui l'ai rendu malade, cet ordi, à force d'y déverser ma noirceur?

Mardi je suis allée voir le dernier film de Jacques Audiard...Je vais rarement voir les films français, ils m'ennuient ou sont vulgaires, mais certains réalisateurs ont mon adhésion totale, et Audiard en fait partie, surtout depuis que j'ai vu "un prophète" que j'ai vraiment adoré.

Je suis donc allée voir "De rouille et d'os"...Ce film est fort, mais surtout grâce à l'interprêtation des acteurs qui est juste excellente de vérité et d'émotion.

On m'a demandé de le résumer, mais j'ai toujours été incapable de résumer un film, surtout si je l'ai aimé.

La plupart du temps, il ne reste en moi que l'émotion ressentie et une sensation impossible à exprimer avec des mots.Les mots ne savent pas tout décrire, pas aussi correctement qu'ils le devraient...En tout cas je n'ai pas ce talent.Résumer un film, pour moi, c'est lui voler de sa force, de sa magie.

Le dernier film qui m'avait bouleversée était "The Wrestler", avec Mickey Rourke le survivant...Dans ce film, il est censé représenter un homme qui a tout perdu, y compris lui-même...un homme cabossé par la vie, un homme vrai et je pense que si Mickey Rourke a si bien joué ce rôle, c'est parce qu'il y avait beaucoup de sa propre vie dans ce personnage touchant, écorché vif et fort malgré tout.

Mais il y a de l'espoir dans la douleur, la noirceur de ce film, de l'amour et de l'espoir...

 

A l'atelier peinture, j'ai peint une femme scorpion nageant dans une mer de sang et montrant ses bras tallaidés, mais pas son visage.

Le scorpion est suicidaire d'après la légende, mais je n'en sais rien...Peut-être l'est-il vraiment, quand il pense que mourir est sa seule voie de sortie? Je ne m'y connais pas en scorpions, et pour tout dire, ils me font totalement flipper.

Peut-être que j'ai une case en moins ( car après cette description on serait à juste titre tenté de contacter un Profiler...des fois que...).

Peut-être est-ce un autoportrait de mon âme, un de plus? A quoi bon analyser, ce qui doit être libéré l'est, tout simplement.

Mes crises de panique ont repris et rester plus d'une heure dehors ou en contact avec trop de monde me donne des bouffées d'angoisse sérieuses.

Rester à la maison n'est pas plus supportable, alors que faire ?

Je me pose un milliard de questions, dès mon réveil, sûrement pendant mon maigre sommeil, et quand je me couche.Je n'ai aucune réponse à toutes ces questions et je me demande si là haut on ne se serait pas juste lassé de mon cas.

J'ai retrouvé un vieux journal intime, datant de 1998...Je vivais en Allemagne à cette époque.

En lisant chaque page, je ressentais une vive douleur, un truc indescriptible...Je ne savais pas, je ne me souvenais pas, que j'avais toujours été aussi dépressive et torturée...La seule différence, c'est ma naiveté de l'époque, et je m'accrochais à mon rêve de toutes mes forces, sans douter qu'il ne pourrait pas se réaliser...Jamais.

Tori Amos a chanté "there are too many stars and not enough sky"  (il y a trop d'étoiles et pas assez de ciel), métaphore du monde de la musique.Dans mon journal j'avais écrit: "j'aimerais que les étoiles se serrent un peu pour me faire de la place et me permettre de briller moi aussi, un jour"...Relire ça et les épreuves du passé décrites parfaitement, m'a brisé le coeur.

J'avais foi en la vie à cette époque, foi en Dieu, foi en ma bonne étoile, foi en l'avenir et à presque 38 ans, j'en suis au même point, je n'ai pas bougé, malgré tous mes efforts, toutes mes rencontres, tous mes essais, toutes les larmes versées, toutes les nuits blanches...Pourquoi mettre un rêve dans la tête d'un être si c'est pour que celui-ci ne se réalise jamais ?

J'ai des dizaines de journaux intimes rangés dans des boîtes, parce que j'ai toujours eu besoin d'écrire et que la solitude a souvent eu une place prédominante dans ma vie...Je devrais les brûler selon mon copain, et ne pas raviver la douleur, mais en lisant ça, je crois que c'est moi que je cherche à retrouver, à sauver...Je cherche des réponses et à comprendre pourquoi j'en suis là, aujourd'hui, solitaire et triste, ayant perdu foi en mes rêves, foi en moi, foi en la vie....n'ayant rien réussi, achevé, ne servant à rien.

Je suis heureuse de pouvoir à nouveau m'occuper de mon blog, mon échappatoire...

Mais je ne vois toujours pas la lumière, et imaginer qu'elle puisse être quelque part me donne même la nausée...A quoi bon l'entrevoir si elle arrive trop tard ?

 

 

 

 

 

 

Samedi 19 mai 2012

Heureusement il existe des lieux où l'accès à internet est gratuit ( lent ! mais gratuit )

J'en ai marre d'être sans ordinateur à la maison, surtout que c'est le soir que j'ai besoin d'écrire, de m'exprimer et je ressens encore plus cette foutue solitude et ce mal-être chronique.

Me suis levée avec une de mes fameuses migraines...

Je pensais aller voir un peu ma famille la semaine prochaine, être avec ma soeur pour son anniversaire et avec ma mère pour la fête des mères mais ça ne se fera pas finalement, question de finances.

Elles font chier à être parties s'installer si loin...Elles ont pas pensé à moi une seconde...

Ils ont repeint mon balcon, les entreprises qui travaillent pour mon bailleur.Ils ont repeint le bleu et le rose que j'avais peints pour rendre mon balcon plus chaleureux et unique.Mais il faut de l'uniformité dans ce monde...que tout soit pareil, que rien ne détonne...Qu'on soit tous pareils.

BLANC.....

J'ai eu la visite de mon amie hier, et on a beaucoup parlé...Parfois je ne dis rien et parfois j'ai ce sentiment de trop me livrer, ce qui me rend vulnérable...J'ai pas mal remué la merde de mon passé et je n'avais pas conscience à quel point j'avais pu endurer des choses difficiles et probablement besoin d'en parler à une personne de confiance, une personne présente.

Je ne cherche pas la pitié, ni à être larmoyante, c'est lamentable ça et j'en veux pas, mais c'est juste que j'ai réalisé que je venais d'une lignée de personnes qui en avaient bien chié et que les bonnes personnes (du moins c'est ce que je crois être le plus souvent),sont les plus éprouvées...La question est: Pourquoi? quelle est la finalité de tout ça? où ça peut nous mener? et pourquoi la souffrance est devenue normale dans l'esprit humain? Ce n'est pas normal de souffrir...je ne comprends pas tout à ce monde et pour être franche, j'ai lâché l'affaire.

J'espère trouver le courage en moi, d'aller régler une chose que j'aurais dû régler depuis très longtemps, accompagnée de mon amie...Ca pourrait débloquer beaucoup de choses en moi,ou pas...mais je pense que ça m'a bouffé la vie trop longtemps et qu'il faut que j'agisse, que je ne sois plus une victime.

J'ai repris mes médicaments, je ne peux pas tenir sans...Ca rend El diablo moins effrayant, surtout le soir, mais ça ne règle pas tout.

Je deviens parano aussi, et je cherche des solutions,mais peut-être qu'il faut que j'arrête de chercher et que je me contente de tenir bon, un jour après l'autre?

Je suis juste fatiguée que toutes mes journées se ressemblent et qu'il n'y ait que du vide en moi.

Je vous embrasse

 

 

 

 

 

 

 

 

mercredi 16 mai

Mon ordi est H.S, je n'ai plus accès à internet, au monde et surtout à mon blog.

Là j'écris d'une médiathèque mais le temps est limité et le débit tellement lent que je ne peux pas poster de messages régulièrement, juste pour écrire celui-ci il m'a fallu attendre 15 mn que la page se charge.

Je ne sais pas quand je récupérerai ce fichu ordi ni combien ça va couter.

Je sais juste que c'est l'enfer de ne plus pouvoir m'exprimer et de ressentir encore plus l'exclusion et la solitude, surtout le soir.

J'espère être de retour rapidement....

A part ça, rien à dire...

Je déteste toujours autant ma vie, mon être tout entier.

A bientôt...

 

 

 

Bonjour! Que le stress commence ! :-)

Je pensais me lever tôt pour aller à la salle de sport (désertée depuis 1 mois), mais aucune motivation.

Mon ordi va tomber en panne dans pas longtemps à cause du disque dur alors docteur ordinateur va venir l'emmener loin de moi et le soigner.

Je sens la crise de manque venir...

Je vais peindre cet aprem, il fait moche et je suis d'humeur pour barbouiller, à moins que je ne regarde un film...bref, mon activité préférée, ne rien faire de productif pour la société de conso.

Je suis devenue accro au café...Je pense devenir facilement accro à tout ce qui me fait sentir moins mal alors heureusement que je n'ai pas l'envie ni le budget pour me mettre à la drogue dure...

Quelle faiblesse !

Ca a recommencé, je n'ai pas pu l'empêcher, je vais encore me faire engueuler par mon copain, mais il peut pas comprendre, ils sont rares à pouvoir comprendre que c'est la seule chose qui soulage et évacue la douleur.

Bah ! Il y aura des jours meilleurs...

Fin

 

 

I took your poison to see how you suffer

 rhaaaaaaaaaaaaa je ne me lasse pas de cette chanson, en boucle, en boucle, en boucle...

Elle parle à ce qui me sert d'âme.

 

 

 

jeudi 10 mai 2012

Ma mère est repartie ce matin, laissant le vide habituel, celui qu'on ressent quand sa famille est loin.

J'avais des appréhensions, mais tout s'est bien passé.Elle s'est juste inquiétée de mon manque d'appétit et d'alimentation, mais j'ai réussi à faire diversion.

On ne peut pas rester ensemble trop longtemps, mais elle me manque dès qu'elle est loin.

C'est un sentiment étrange.

Elle reviendra en juin, pour revoir son médecin, et sera là pour mon anniversaire (anniversaire dont je me fiche totalement par ailleurs).

J'ai décidé de redevenir "végétalienne"

Plus d'oeufs dans des produits dérivés (glaces, gâteaux, etc...)...Fini.

                                                       je me fous de ce qu'on peut penser de moi, tant que je suis en accord avec ma conscience.

A part ça, les nuits sont courtes et les journées vides...mais peut-être qu'avec le début du travail (je ne sais pas quand), ça ira mieux.

C'est l'heure du café chaud, j'ai froid (comme d'hab)...Et de la sieste.

Ma vie est...disons...étrange.

Bisous

RIP  MCA :-(

 

 

1h du matin et voilà ce que j'écoute...

Pendant que des frissons me parcourent le corps, que les somnifères n'agissent pas et que ma tête continue de cogner à la limite du supportable.

Les voix...beaucoup ont oublié ce qu'était une vraie belle voix de nos jours, et bien, c'est juste celle qui a conservé son âme.

Celle qui chante la souffrance, l'amour, la vie, la mort, la foi, avec force et sincérité.

Celle qui traverse les décénnies et qui nous hante pour toujours, celle qui nous tire les larmes des yeux.

Ces voix sont rares, très rares.

En voici quelques-unes...

 

 

 

 

Lundi 30 avril 2012

Petit message spécial pour Isabelle :-)

Merci pour votre très gentil message et surtout d'avoir pris de mes nouvelles.

Ca m'a fait énormément plaisir et le fait que vous aimiez ce blog et le compreniez (me compreniez si bien) me rend heureuse, car il est très rare que je me sente comprise.

Je vous souhaite de passer de bonnes vacances (un repos bien mérité pour tout ce que vous donnez en énergie, en écoute et en gentillesse tout au long de l'année, à des personnes qui en ont grand besoin).

On se revoit très bientôt et d'ici là, vous savez où me trouver :-)

"La fille derrière le miroir"

 

 

Suite

Aujourd'hui en marchant , j'ai trouvé sur mon chemin un magnifique scarabée bleu-vert irrisé....Le scarabée représente, dans le monde oriental, la chance, la protection, la bénédiction.

 

Je l'ai ramassé et ramené à la maison.

Je l'ai mis sur une plante de mon balcon et puis il a disparu...J'espère qu'il me portera chance, comme cette étoile filante d'il y a quelques nuits...

J'ai fait un voeu, évidemment...c'est une des plus belles choses que j'aie vues...

Je sais, je m'accroche à des symboles, mais à quoi d'autre peut-on se raccrocher de nos jours?

Je pense commencer mon travail vers le 16 mai, ça reste à voir.

Ce qui me rassure, c'est que le médecin m'a confirmé que si je ne tenais pas le coup je pourrais me remettre en arrêt, ce qui m'a soulagée et enlevé une grosse pression, la peur de devoir forcer et me retrouver sans ressources ou pire, de rechuter plus grâvement.

Je vais donc essayer, et on verra bien...

Je dois aussi essayer de réguler mon sommeil parce que je suis totalement insomniaque et quand j'arrive à enfin dormir, c'est pour faire des cauchemars ou me réveiller toutes les heures...Et c'est même pas pour donner le sein à un bébé!!!...(en même temps vu la taille du sein il crèverait vite de faim le pauvre ...

Ma mère va débarquer samedi, pour les élections.

Son niveau de stressomètre est au rouge vif et du coup je sens que ça va être épuisant et qu'elle va bien me communiquer ses angoisses (on est une famille de grands névrosés...mais on se tient bien en société).

J'appréhende pas mal, même si je suis heureuse de la voir après tout ce temps.

Les résultats des élections ont intérêt à être positifs (traduction: nabot bling bling éjecté, France libérée), sinon je crains le pire...mes voisins risquent de s'en souvenir :-)

Il va "juste" falloir que je prenne aussi sur moi pour qu'elle ne voie pas à quel point je suis mal en dedans et qu'elle ne se fasse pas trop de soucis.

Elle reste que quelques jours, ça devrait aller....(on se rassure comme on peut).

Voilà pour ce soir...maintenant je vais me faire un thé chaud parce que je suis gelée (c'est dingue d'avoir toujours autant froid ! ) et pourtant c'est chauffé chez moi.

Bonne soirée et contrairement à moi, faites de beaux rêves.

 

 

 

 

 

29 avril 2012

Je devais commencer le travail aujourd'hui mais j'ai un répit de 8 à 15 jours.On m'a tel pour me prévenir...grand soulagement!

J'ai reçu mon matériel de peinture et j'en suis vraiment heureuse.

Hier soir j'ai fait une toile, entre 1h et 3 h du matin, le temps est passé si vite.

C'est une sorte d'autoportrait (en idéalisé évidemment :-)....Je pense l'offrir à ma mère quand elle viendra le weekend prochain.

J'espère qu'elle aimera.

Sinon, je suis toujours extrêmement fatiguée et je n'ai envie de rien, mais je m'y suis faite.

J'ai reçu un appel d'un ami à qui je n'avais pas parlé depuis un certain temps et ça m'a fait plaisir qu'il prenne de mes nouvelles.

Parfois on se sent disparaître et tellement inutile, qu'un petit détail peut embellir la journée et c'est toujours ça de pris.

Bon, c'est l'heure du thé ! Et c'est sacré chez moi !

 

 

 

25 avril 2012

Quand j'étais petite, dès que ma mère rapportait du poisson frais pour le diner, je le volais ...Je remplissais le lavabo de la salle de bain et je mettais les poissons dedans en espérant les voir revenir à la vie.Dans ma tête, il leur manquait juste de l'eau, juste leur élément pour que leur coeur se remette à battre et qu'ils se remettent à nager et à être heureux.

J'avais déjà compris l'essentiel, je pense: pour vivre, sentir son coeur battre,  il faut être dans son élément.

Ma mère ne me criait jamais dessus quand je faisais ça, je crois qu'elle comprenait l'intention et la naiveté dûe à mon âge ou juste à ma personnalité.

Une fois sur le chemin qui me ramenait de l'école primaire, au mois de décembre, alors qu'il neigeait et faisait vraiment très froid, j'ai trouvé sur le bord de la route un chat mort, congelé et figé.

 je l'ai enveloppé dans mon écharpe et je l'ai ramené à la maison.

Dans ma tête, si je le mettais près du radiateur, la glace allait fondre et son coeur se remettrait à battre et je pourrais alors peut-être le sauver et le garder ?

C'est ma soeur qui a ouvert la porte ce jour là et qui a poussé un grand cri d'horreur en me demandant d'aller "balancer ce truc mort tout de suite"...J'ai eu beau lui expliquer qu'il était pas mort, juste gelé et "endormi", et qu'il fallait qu'on l'aide, mais elle a rien voulu savoir alors je suis retournée mettre le chat dehors, mais pas sur le bord de la route, dans le parc juste à côté de notre immeuble, et je lui ai demandé pardon parce que je lui avais promis de le sauver.

Je ne sais pas si j'étais stupide, perchée ou juste trop sensible et pleine d'espoir...

Mais j'ai fini par comprendre que quand cétait fini, c'était pour de bon.

 

Chaque jour je me lève en me disant que je vais "faire un effort", "me bouger", " trouver mon élément", mais quelque chose de plus fort m'en empêche, me retient prisonnière en dedans, fige mes pieds dans le ciment, et je me sens coupable et incroyablement inutile.

Je crois que je n'ai juste plus aucune énergie en moi, l'énergie de vie, et c'est ce que je dois retrouver, mais je ne sais pas comment.

Est-ce que c'est trop tard pour moi aussi ou est-ce qu'il me faut juste retrouver mon élément naturel? et Quel est-il, cet élément, au final?

 

Je me suis commandé du matériel pour peindre, barbouiller comme je le fais pendant les ateliers...Je n'ai aucun talent particulier et je n'y connais rien, mais le but n'est pas là.J'ai compris que créer était ce qui me rendait sereine, au moins un instant.

Je vais chercher mon matériel tout à l'heure et j'ai hâte, même si je me lasse vite de tout en ce moment.

J'ai aussi téléchargé un logiciel pour enregistrer des pistes de musique et faire mes bases de chanson plus "proprement".Je ne suis pas équipée de ce qu'il faut et n'ai pas les moyens de l'être, donc ça se fera à l'ancienne, mais c'est toujours ça...Il faut juste que je trouve l'impulsion, la force, le goût de m'y mettre.

J'essaie de toutes mes forces de trouver une issue (positive) à tout ça, j'essaie vraiment, tous les jours, même si de l'extérieur ça ne se voit pas.

Je voudrais chanter, composer, peindre, écrire, voyager, créer des vêtements, rendre le monde plus beau, mais tout ça ne se fait que dans ma tête, évidemment...Je suis limitée et j'ai cette tendance depuis mon enfance à rêver ma vie au lieu de la vivre, il n'y a rien de pire.

Aujourd'hui je me sens très fatiguée et triste, mais sans raison particulière...Ca fait longtemps qu'il ne me faut pas de raison particulière.

Je suppose que c'est ça, la dépression...

Je ne mérite pas l'amour des gens, c'est souvent ce que je ressens.

Dehors il pleut, le ciel est blanc linceul et il fait froid.

Ca devrait me déprimer davantage, mais en fait non, ça me donne une excuse "valable" pour être enfermée entre ces 4 murs, à l'abri du monde et des regards.

 

 

25 avril 2012

25 avril 2012

Vick | 26/04/2012

J'imagine la tête de ta sœur quand tu as ramené le chat mort chez vous! Elle avait déjà compris que quand c'est fini,c'est fini. Tu étais encore trop petite pour le comprendre,et ce n'est pas plus mal à cet âge.
Ce qui te permet de comprendre maintenant que tant qu'il y a de la vie il y a de l'espoir,que quand ce n'est pas fini c'est toujours en vie. Et on est toujours vivants que je sache,tu es toujours vivante,donc tous les espoirs sont permis,du plus sage au plus fou. On va commencer par le plus sage,parce qu'on est pas fous ( enfin je ne crois pas,un peu...? Non pas moi).

Nouveau avis

 

 

 

mon chanteur, poète, artiste préféré, Leonard cohen, va passer en concert fin septembre 2012...

Les places ne sont pas encore en vente mais à un prix exorbitant (merci l'Olympia)...

Depuis mes 16 ans, je rêve de le voir en concert mais surtout de le rencontrer .

Ca ne se fera pas, je le sais, et je trouve dommage que la musique, la culture ne soit accessible qu'à une élite, à présent.

Par principe et même si on m'offrait la place, je refuserais d'y aller, parce que je trouve anormal de vendre une place de concert à 166 euros (la mieux placée, sinon il n'y a pas d'intérêt).

Peut-être que si j'arrive à finaliser un projet une fois dans ma vie, je pourrais le lui envoyer, juste pour qu'il l'écoute et qu'il sache que j'existe...

J'ai toujours adoré cet artiste parce que ses mots m'ont toujours bouleversée, plus que sa musique.

Par ailleurs, et contrairement à d'autres pseudo artistes de ma génération (ou plus jeunes), il a toujours été dans ses déclarations d'une humilité incroyable, doutant même de son talent indéniable.

Sa musique a bercé mes nuits d'ado renfermée, et tout comme mon professeur de français de 1ère, M.Eskinazi, c'était la figure paternelle que j'avais toujours cherchée...Un père spirituel et respectable (contrairement à mon géniteur).

L'Art devrait être accessible à tous, pauvres ou riches...mais il y a plus de pauvres dans ce bas monde que de riches (pauvres matériellement, bien entendu, car la richesse est ailleurs ).

Pur Talent...et magie.

Avril....suite

time's a wastin'

19/04/2012 01:14

 

Est-ce que le sommeil, l'envie de nourriture, de présence, de vie, d'exister pour soi et pour les autres, reviennent un jour?

Ou est-on déjà au purgatoire?

Je trouve le temps long ici.

 

Grisaille

17/04/2012 14:00

 

Journée pluvieuse, grise et froide.

Ma tête recommence à me faire très mal (si je la cogne contre le mur, ça s'arrêtera ? hein ? )

RDV chez le banquier dans pas longtemps, le gentil monsieur en costume va "essayer de m'aider à trouver des solutions" (traduction: me rappeler que je suis dépendante du bon vouloir de la banque et que j'ai intérêt à trouver du cash rapidement...exit l'idée d'un braquage ou de devenir dealer, bien évidemment).

Mon rein gauche me fait mal aussi (je pourrai même pas le revendre sur ebay, fait chier !), mais je crois que je m'en fous.

J'ai aucunement envie de sortir dans ce froid pour aller plaider ma cause auprès d'un conseiller qui n'en aura strictement rien à cirer (il a ses propres objectifs à faire s'il veut sa prime).

J'ai vu ma psy tout à l'heure...Une demi-heure de perdue (pour elle , pour moi)...Ca ne m'aide pas, rien ne m'aide.

J'ai compté 2 baillements "cachés" (très mal) et 3 éternuements + quelques autres petits signes extérieurs de "ok, tu comptes me parler d'un truc valable bientôt?"...Je l'inspire grandement.

J'ai parlé sans trop savoir ce qu'il fallait dire et de toute façon quelle importance, Je suis entre les deux, pas assez "tarée" pour qu'on me prenne vraiment au sérieux, surtout avec le large sourire que je place sur ma face pour sortir et affronter le monde, mais un peu déglinguée quand même, d'où une surveillance minimale.

Je crois que je l'ennuie profondément et elle ne parle pas, sauf pour me dire qu'il faut voir le bon côté des choses.

Mouaiiiiiiis....

ok, j'écrirai peut-être plus après.

 

 

 

15h30

Retour de chez le banquier !

ok, je retire humblement mon amalgame, tous les conseillers ne sont pas des requins...

Le gars de la banque a été très cool et m'a ôté une grosse épine du pied.

C'est déjà un gros souci de moins, surtout pour ce qui est de mon loyer (eux, ils blaguent pas, et la trève hivernale est passée...En plus le camping sauvage ça a jamais trop été mon truc).

Bref, soupir de reconnaissance et légère sérénité de quelques minutes (faudrait pas abuser des bonnes choses)

 

A 17 heures direction l'atelier peinture, où je vais pouvoir finir le portrait de mon chat noir à 3 têtes...J'ai hâte.

Je vais me faire mon 4ème thé de la journée (ajouté aux 3 mugs de café noir déjà avalés... je suis le conseil de la diététicienne, je bois 1.5 litres par jour ! Elle a pas précisé de quoi)....

Sinon, personne ne m'appelle plus...Ca me rend triste.

Je me vengerais bien en leur passant un coup de fil vers 2heures du mat pour dire "bonsoir! j'arrive pas à dormir et j'ai une crise d'angoisse atroce! on papote un peu???", mais ils risquent de vraiment me détester...mes...amis.

A plus

 

 

avant-goût du retour au monde réel

13/04/2012 22:39

 

 

 

 

Mon cerveau tourne au ralenti, j'aurais jamais imaginé à quel point mes neurones pouvaient être attaqués.

J'ai commencé ma "mini formation" comme précisé auparavant, sauf que ça a duré 4 heures et qu'on m'a directement balancée dans le bain (vente, apprentissage de la caisse, calcul mental -avec mon QI d'huitre actuel c'est pas gagné-, clients en masse, etc)

4 heures debout, avec un putain de courant d'air et des gens, plein de gens...plus que j'en ai vu de toute l'année.

Mais l'équipe, les gérants sont vraiment gentils et prêts à m'aider, sauf que le mini Hitler en moi se fout déjà une pression de malade et assume mal le fait de ne plus arriver à faire un truc aussi con qu'un calcul mental...Je suis devenue du plancton.

Je commence officiellement en CDI le 29 avril 2012 (oui, un dimanche), pour un salaire minimal , toujours mieux que pourrir entre ces 4 murs et devoir me justifier tous les mois auprès de tous les organismes de France pour les 4 centimes qu'ils daignent me donner, à moi, le "parasite fragile".

Il faut que je m'en sorte et on m'a tendu la main, alors "je serais bien ingrate de ne pas en être reconnaissante" (c'est du moins ce que tout le monde me dit), même si en rentrant tout à l'heure je me suis effondrée, j'ai totalement flippé, et même si je ne me sens plus à la hauteur de quoi que ce soit...

C'est justement de ça qu'il faut que je sorte...mais comment?

On verra bien ce que ça donnera, je compte pas faire carrière là-dedans ..Mais mon avenir immédiat dépend de ce travail.

Je suis vidée

Bonne nuit

 

 

Pinaise...

12/04/2012 11:56

 

 

 

 mon rêve serait de parcourir la californie, musique à fond, au soleil,vers la liberté! Sale hippie que je suis...

Ah merde, un petit post avant d'aller évacuer le mal-être résiduel et très résistant (saloperie va) au sport une heure ou plus, ou jusqu'à ce que mes os cassent.

Demain je commence ma mini formation de vendeuse en boulangerie (pour ceux qui savaient pas encore, on m'a proposé un taf, j'ai pas cherché, j'ai flippé à mort, suis pas prête à sortir de mon terrier mais ma banque et ma psy disent que SI...suis donc minoritaire à vouloir continuer de me morfondre faut croire...moi totalement incomprise).

On va m'expliquer comment gérer une caisse, vendre des gâteaux, des pains, des viennoiseries, des chocolats ( ça va bien aider mon trouble alimentaire ça, c'est comme demander à un alcolo d'être barman...) et réapprendre à sourire et à accueillir un client (sourire? pourquoi faire? au pire je peux faire genre j'ai le syndrome de la Tourette et lâcher un "con chier pute salope" entre "bonne journée, en vous remerciant"...non?...ah...).

Bref je stresse déjà, mais ça c'est mon côté perfectionniste (oui, même quand je me brosse les dents faut que la brosse à dents approuve mon travail).

Là, j'ai juste envie de prendre un billet de train ou d'avion et de me barrer loin , très loin, en ayant au préalable vidé toutes les réserves de crédit cofidis, etc...Mais je vais garder cette option pour le cas où les élections se passeraient mal...voire TRES mal...

Je suis devenue une flipette, une angoissée chronique, une vraie sauvage (mais bien coiffée, j'y tiens, question de fierté !)...

Ce matin (on se comprend, matin= vers 11 heures) je me suis réveillée grincheuse, énervée (même les chats ont morflé sans raison), fatiguée (faut le faire! j'abuse je sais), déprimée, vaguement suicidaire (bon, ça c'est tous les jours avant le 1er café) et en manque de chocolat (certains comprendront de quel chocolat je parle, celui aromatisé et qui fait léviter)...

Donc je vais aller m'épuiser à la salle de sport et pour le reste de la journée on verra.

Bon, faut que je bouge sinon la feignasse innée que je suis va pas décoller.

Bonne journée, amis !

Mr.Eastwood

09/04/2012 10:00

 

J'ai enfin visionné Gran Torino et évidemment la seule connasse à chialer c'était moi (en même temps j'étais la seule connasse dans les environs).

Faut quand même dire qu' il m'en faut pas beaucoup en ce moment, mais quand même...

Un très beau film (normal, Dirty Harry était aux commandes), sans niaiseries, dur souvent, et avec des dialogues vraiment bien écrits et drôles.

Et cette caisse! la classe totale !!!

Ah ouais, joyeuses pâques.

 

 

Allez! on fait tourner en boucle Pour le plaisir !

Avril

jeudi soir de grand cafard

05/04/2012 23:48

 

 

Y'a des soirs où on se sent encore plus comme une merde.

c'est quoi le sens de tout ça?

Pourquoi ça se passe comme ça la vie?

Avril déjà...

03/04/2012 14:50

 

On m'a proposé un emploi, dans ma ville et dans un secteur que je n'aurais jamais envisagé.

Mais je ne l'ai pas cherché et je ne sais même pas si je suis prête physiquement et psychologiquement à retravailler, mais tout le monde autour de moi pense que c'est une très bonne chose et que ça pourra m'aider à avancer et à me sortir du gouffre.

Je vais donc essayer, je peux au moins faire ça, en espérant que ça me sera bénéfique...

De toute façon, j'arrive à un stade où les choses ne sont plus gérables et où je suis épuisée de devoir tout le temps me battre contre l'administration, le système, la banque, la caf, et j'en passe...De ne jamais pouvoir envisager quoi que ce soit, de vivre dans l'inquiétude, constamment, l'insécurité, la précarité.

Peut-être que j'arriverai à me sentir mieux, avec le temps et à avoir de nouveaux projets, et idéalement, concrêtiser celui qui me tient à coeur et me tient en vie depuis tant d'années...L'avenir le dira, mais je n'ai plus grand chose à perdre...J'ai déjà failli me perdre.

Ca fait 41 jours que je suis "clean" des medocs, mais la tentation de reprendre est forte, surtout le soir quand l'angoisse est à son apogée et que toutes les questions existentielles viennent me prendre la tête.

Je dois être d'une nature accro, d'une nature à aimer tout ce qui peut nier la réalité...

Il y a deux jours j'ai enfin retouché à ma guitare et écrit 2 ébauches de chansons.

Le but n'étant pas d'en faire quelque chose de beau, d'abouti ou d'écoutable avec une pression de malade (comme d'hab), mais juste de me remettre à créer et de ressentir ce bien-être unique, cette sérénité qui me traverse quand tout s'efface et qu'il ne reste que la musique, l'émotion et la voix.

Savoir que c'est encore là, quelque part, en moi.

Quelque chose devait sortir et c'est ce qui est arrivé, pour mon bonheur, même si c'est toujours furtif et éphémère.

J'espère qu'il y aura encore d'autres moments comme celui-là, parce qu'ils sont trop rares à mon goût, et que j'en ai désespérément besoin.

Je suis pleine de colère en ce moment, et je crois que ça me mine beaucoup.

J'en veux au monde et à sa lâcheté, sa faiblesse, son inertie,

J'en veux aux politiques (maffieux) pour leurs mensonges répétés et leurs manipulations, leur manque d'honneur. 

J'en veux à ceux que je croyais être mes amis de coeur et qui ne se soucient plus de moi, de savoir si je respire encore et à qui je ne manque probablement pas...

J'en veux à tous ceux qui m'ont laissée tombée et ont saboté mon projet artistique, au fil des ans, aveuglés par leur ego...Alors qu'on aurait pu aller si loin et faire quelque chose de beau, quelque chose de vrai.

J'en veux à moi-même, pour n'avoir pas toujours fait les bons choix et avoir fait confiance aux mauvaises personnes, trop souvent.

je m'en veux d'avoir toujours été si soumise à ma mère et ses désirs

Je m'en veux d'être malade et fragilisée depuis trop longtemps, aussi...

Bref, Je suis en colère, mais c'est aussi cette colère qui me tient en vie.

Le jour où je ne la ressentirai plus, c'est que j'aurai perdu la partie, pour de bon.

Je pense que le combat n'est pas fini et qu'un jour peut-être, la roue tournera et ceux qui sont au plus haut niveau de la pyramide tomberont, et leur pyramide s'écroulera comme un chateau de cartes et la justice reprendra ses droits...Le tri se fera de lui-même et chacun sera face à son destin, face à ses actions, sans possibilité de fuir, de mentir, de se trouver des excuses à la con.

Juste la Vérité.

Je pense à trop de choses, 24h/24

 

 

 

 

 

Songs of the day, bands of the day...

Slow Club

Entertainment for the braindead

 

Printemps / Spring time

Printemps

25/03/2012 13:12

Le printemps est là, avec sa lumière aveuglante et son pollen qui me flingue la gorge et le nez chaque année.

Mais le printemps c'est aussi le renouveau, et Dieu sait que je l'attends ce renouveau à la con...

Je me suis rarement sentie aussi seule que ces dernières semaines (la dernière fois remonte à il y a 6 ans et aussi à la première année passée en Allemagne loin de tout), et en dehors de la vie, de ce monde.

Je sais que c'est à peu près tout ce que je suis capable d'écrire, ces derniers temps: ma souffrance, mes peurs et ma solitude...Mais comme personne (ou presque) ne lit ce blog, je pense ne pas saouler trop de monde et avoir le droit d'être négative et toxique (pour moi-même surtout), quelques temps...Histoire que ça ne pourrisse pas à l'intérieur et que ça ne vire pas au cancer ou pire.

Il fait beau, on est dimanche, et je n'ai nulle part où aller, personne à voir...

Je suis juste seule.

J'étouffe entre ces quatre murs, et en même temps, cette prison joliment décorée me rassure car elle me protège du jugement des autres et de la réalité qui peut être une vraie salope parfois... bref, c'est le cercle vicieux.

Dès que j'en ai les moyens (dit-elle...), je me casse à Berlin, seule.

Je vais partir et oublier toute cette merde, au moins pour quelques jours, sinon je vais crever plus vite que prévu.

Je me casse et comme le dit Keny "j'm'en vais respirer ailleurs"...Respirer...respirer...respirer.

Vive le printemps et vive le monde, individualiste et trop pressé pour penser aux autres.

 

 

RIP Trayvon Martin

(23 mars 2012)

On appelle ça du délit de faciès...C'est à la mode dans le "monde blanc".

Trayvon Martin, jeune noir de 17 ans, a été abattu par un Blanc qui faisait des rondes de surveillance dans son quartier. Il est toujours en liberté.

 

Plusieurs manifestations ont eu lieu aux Etats-Unis après l'assassinat du jeune Trayvin Martin. Julie Fletcher/AP/SIPA

 

mars

Le poids des mots

20/03/2012 12:55

Les mots ont un pouvoir incroyable: Le pouvoir de réconforter, de guérir, mais aussi celui de détruire, d'enfoncer.

Ces mots qui blessent, qui nous renvoient une image négative de nous-mêmes tournent en boucle dans notre cerveau.

Ils confirment ce qu'on soupçonnait au fond de nous, et ce qu'on craignait aussi.

Certaines personnes ne réalisent pas le poids des mots, tout comme elles ne réalisent pas le mal qu'elles nous font en les prononçant.

 

let go

19/03/2012 13:51

 

I've always thought that music would save my life, make me someone special, make my life special and worthy.

Music will never save my life, for i have to deal with the truth and truth hurts real bad sometimes...I have failed and things will never change.

I should have listened to them, 15 years ago, when they told me (i thought they were cynical) that my dreams could never come true, that reality could kill...I was too naive or maybe too self-assured...

My life will never be the way i want it to be and i have disappointed so many people who believed in me.

I have tried to be a good person, all my life, make the right choices and be kind to others...

This world is sad, wild, mad and i just wanted my life to make sense, but i can't lie to myself eternally.

I have wasted so much time and energy chasing something that was not meant to belong to me.

It is painful to deal with this.

It is time to let go and accept things.

lâcher prise

19/03/2012 13:37

 

Pendant longtemps j'ai pensé que ma vie serait belle, si je m'efforçais d'être quelqu'un de bien, de faire les bons choix, d'être honnête et à l'écoute, d'avoir la foi.

Durant la moitié de ma vie, j'ai cru que la musique me sauverait la vie, me rendrait valable et unique aux yeux du monde et de mes proches, et que quelque part il y avait une place pour moi.

A présent, mes proches n'y croient même plus et de ce fait, je dois aussi me faire une raison et ne plus y croire, parce que continuer à s'acharner serait stupide et irréaliste et que je ne peux pas éternellement vivre dans le rêve et l'illusion après tous ces échecs.

La vérité fait très mal, et est d'une violence incroyable quand on a toujours cherché à la nier, mais vient un jour où on réalise que tous nos rêves ont vraiment foutu le camp et que la vie qu'on a, qu'on aura, ne sera jamais à la hauteur de nos espérances et on ne sera jamais à la hauteur des attentes des autres.

Je ne suis qu'une parmi des millions, à avoir été broyée, a avoir échoué dans sa quête.

Il est temps de lâcher prise.

J'aurais dû écouter les conseils que je tenais pour cyniques, il y a 15 ans de ça, et me trouver une autre raison de vivre...Seulement, j'étais encore bien naïve et sûre de moi, à cette époque, et tellement passionnée par ce que je voulais accomplir.

Je croyais en ma bonne étoile et je croyais en moi.

A présent, je sais qu'il n'y a pas et n'y aura jamais de bonne étoile.

Il faut que tout ça cesse, parce que cette souffrance est insoutenable.Je ne la souhaite à personne, à aucun ennemi, et peut-être que certains sur cette Terre peuvent comprendre, et pour ceux qui ne le peuvent pas, ils sont bénis car étrangers à ce type de mal-être et d'épreuve.

La musique ne me sauvera pas la vie, c'est à présent un fait, et je me demande ce que "vivre" signifie vraiment.

J'ai l'impression de peser sur ceux qui m'aiment et je ne veux pas qu'ils s'inquiètent pour moi, et encore moins qu'ils aient pitié de moi.

Je me suis plantée , tout simplement, et je ne suis ni la première, ni la dernière.

Mais abandonner ses rêves et se noyer dans la masse, par pure nécessité, c'est pire que tout, et je ne crois pas pouvoir vivre avec ce sentiment de culpabilité, d'échec et de honte.

Tout ce cirque n'aura été qu'une imposture au final...Ce monde est une imposture.

Je me sens seule, lamentable et inutile.

Plus personne n'y croît, il faut se réveiller de ces années de sommeil et accepter que rien de merveilleux ne m'attend...Tout était dans ma tête, et les signes ont toujours été là...J'ai juste refusé de les voir.

 

 

Mars / March

Tic Tac...Le compte a rebours a commencé.

11/03/2012 13:42

 

Seule la peur paralyse...

J'aimerais pouvoir partir en vacances, comme tout le monde...Faire semblant d'avoir une vie.

J'aimerais pouvoir vivre autre chose et il faut que je trouve rapidement des solutions, parce que personne d'autre ne le fera pour moi.

Il y a la solution de facilité, et il y a l'autre, mais de toute façon je suis coincée.

L'extérieur ne m'intéresse plus.

La réalité me fait peur.

Il va falloir trouver une solution, et vite, parce que la pression monte.

Je voudrais partir ailleurs, vraiment.

Sortir de mon corps et être libérée.

Tout recommencer à zéro et ne pas me perdre en chemin.

Quelle déception que cette vie...

 

 

 

Journée de la femme ?

08/03/2012 11:48

 

Chaque année c'est le même cirque, un peu comme la St-Valentin, il y a LA journée pour se rappeler de bien faire les choses.

Le fait qu'une journée de la femme existe me perturbe un peu, puisque de toute façon les inégalités homme/femme sont loin d'être effacées et que contrairement à ce qu'on a tendance à entendre via les medias ou au bar du coin, ça se passe ici et maintenant, en France, en Occident !

Les campagnes publicitaires s'enchaînent pour rappeler aux hommes que mépriser une femme au travail ("rhooo la salopeuuu! t'as vu comment elle est sapée? je me la ferais bien ceci dit" / "un poste de direction? oui, on l'envisagera") ou lui coller des baignes à la maison ("mais t'es décidément trop conne!!!"), c'est mal ! Un peu comme le viol collectif (ou solo), la violence psychologique, le harcèlement sexuel (ou moral) et le salaire (et la retraite) presque divisé par deux.

On est loin des histoires de niqab, n'est-ce pas ? même si c'est rassurant de croire que le mal vient toujours d'ailleurs.La réalité est bien là, et elle est internationale...J'insiste sur ce point.

La femme a toujours été considérée comme quantité négligeable par beaucoup d'hommes de ce monde (toutes cultures et religions confondues) et vu que ce sont ces mêmes hommes qui tiennent le monde, c'est pas prêt de finir.

Pourtant, la femme est souvent plus forte (psychologiquement, et en terme d'endurance) que l'homme, parce qu'elle a appris à se battre pour se faire entendre, dès son plus jeune âge.

Elle doit tout mener de front (je parle pas des femmes de footballers et autres bimbos de télé-réalité qui doivent déjà se souvenir de prendre leur pilule à l'heure, et c'est pas rien...):  travail, famille, homme, enfants pour celles qui en ont, enfants malades (pour celles qui en ont aussi), pression sociale et on lui rappelle à chaque seconde qu'elle se doit d'assurer ! ( séries télé , films, magazines, émissions où on nous montre des célébrités superbes qui cartonnent professionnellement et se trainent malgré tout une marmaille conséquente en arborant toujours un grand sourire, une ligne parfaite,  et en simulant la facilité et le bonheur absolu...Trop crédible! mais on remercie quand même en backstage tout le staff que la femme lambda n'a pas, elle (nounous à 200$ de l'heure, assistantes, cuisiniers, coach sportif, coach spirituel, accès au SPA de luxe, chirurgien pour faire disparaitre les vergetures et autres traces de stress, dealer de luxe pour tenir la cadence...).

Alors oui, le 8 mars les mecs vont mettre un frein à leur connerie et se faire passer limite pour des féministes, mais demain tout sera pareil.

Certaines femmes se sentent obligées de devenir de vraies garces pour survivre, et du coup, elles en deviennent encore plus écoeurantes que certains hommes (cf.Hilary Clinton, Thatcher, Merkel), à moins que ce ne soit déjà dans leur nature profonde? mais bon, je m'égare.

Moi je pense que c'est tout le long de l'année (encore une fois, comme la st-valentin) , qu'il faut se souvenir que la femme est l'égale de l'homme.

Alors joyeuse journée de la femme, cette journée qui sert à apaiser le sentiment de culpabilité de la population masculine, et demain est un autre jour.

Fait chier....et fait moche...Et fait froid.

07/03/2012 14:39

 

Et merde...Ca commence à déconner sérieusement.

Et puis J'ai plus envie de rien faire (enfin," j'ai encore moins envie de faire des trucs" serait plus approprié), et les infos me rendent malade.

Toute cette manipulation mentale, tout cet aveuglement, toute cette haine, toute cette merde, toutes ces gueules de cons...Météorite please!

J'attends une invasion extra-terrestre (encore plus méchante que dans "Mars Attacks" (" Nous sommes venus en "amis", et vous allez dérouiller !!!), et j'espère qu'ils auront des têtes encore plus vilaines et des armes encore plus puissantes que celles que les pourris du monde entier pensent avoir entre les mains...).

Je serais fière de collaborer avec les aliens dévastateurs, parce que c'est tout ce qu'on mérite de toute façon.

Aujourd'hui il fait gris, moche, froid, et venteux et j'étais censée refaire ma couleur (et teindre mes extensions) mais j'ai grâve la flème (ben faut dire que je me suis levée à midi, c'est tôt ! faut que j'émerge en douceur...Doucement le matin, pas trop vite l'après-midi ! )...De toute façon je suis en mode larve et ça me va très bien...

Larve

Rien à offrir au monde, et rien à cirer...aucune culpabilité aujourd'hui, juste envie qu'on me foute la paix (ce qu'on fait de toute façon).

Physiquement je commence à ressentir les effets pervers de mon "expérience interdite", mais c'est pas grâve, c'est mieux que de rester le cobaye de l'industrie pharmaceutique de mes seins, à vie...(ce qui me pend au nez, vu que je serai toujours hyper émotive, à tendance dépressive et addict aux trucs pleins de molécules magiques...miam ! ).

Bref ... Tout le monde s'en fout.

Y'a bien que la faune et la flore de valables sur cette Terre...Et une poignée d'humains quand même, mais ça fait pas le poids face aux millions de connards, idiots et incultes, racistes et satanistes, qui dominent.

Sur ces ondes positives que je vous envoie, je vous laisse !

 

Treizième jour

06/03/2012 13:43

J'ai tenu 13 jours, je suis fière de moi...

Le plus dur est à venir je pense, mais j'aime l'idée de retrouver ma volonté et un peu de pouvoir sur mon esprit et mon corps.

J'espère que ça va continuer et que l'effet rebond n'arrivera pas.

Hier mon chéri m'a fait une après-midi surprise...Il m'a emmenée à la Géode voir un film.Je n'étais jamais allée à la Géode et j'avoue que c'est vraiment un bel endroit, on a l'impression de partir en voyage juste par le biais de cet écran géant...Le film était très émouvant aussi, je poste un résumé du film un peu plus loin.

Hier j'ai passé une belle journée et ça m'a fait du bien, c'est tellement rare ces derniers temps.Je ne me suis plus sentie seule, mal et perdue, juste heureuse de faire quelque chose de différent et de me sentir aimée, que quelqu'un prenne soin de moi.

Merci Vick.

Ce soir à l'atelier je vais essayer de finir mon travail sur le portrait Freaks...Je suis pressée de m'y remettre, j'adore ces deux heures durant lesquelles je peux de nouveau être un peu créative et je suis entourée de gens bien et à l'écoute.

J'espère que le tableau sera joli au final, je posterai une photo à l'occasion.

xx

Le film

Born To Be Wild dresse le portrait de 2 femmes extraordinaires : le Dr Biruté Mary Galdikas, primatologue renommée, et le Dr Dame Daphné Sheldrick, célèbre spécialiste des éléphants.
Avec la même passion et le même engagement que Jane Goodall ou Diane Fossey, elles ont consacré leur vie à secourir et à élever des bébés orangs-outans et des éléphanteaux orphelins pour leur offrir une deuxième chance : leur permettre de grandir et de vivre en liberté. Le travail du Dr Daphné Sheldrick et du Dr Mary Galdikas pour la sauvegarde et la préservation de ces espèces dans leur milieu naturel est mondialement reconnu.

Born To Be Wild est un hommage au dévouement incroyable de ces femmes hors du commun.
Au cours d’un voyage au coeur des forêts tropicales luxuriantes et humides de Bornéo jusqu’à la savane du Kenya, les spectateurs partagent le quotidien captivant d’orphelinats très particuliers. Aux côtés du Dr Galdikas, du Dr Sheldrick et de leurs équipes, ils découvrent les soins, la patience et l’affection qu’exigent les éléphanteaux et les petits orangs-outans. Des scènes de jeux cocasses aux séquences plus sérieuses de l’apprentissage de l’autonomie, on assiste avec enthousiasme aux progrès qui vont permettre à ces animaux attachants de réintégrer leur habitat sauvage.
Une nouvelle génération de caméra grand format a permis de filmer les animaux au plus près, notamment lors des instants tant attendus et très émouvants de leur premier contact avec la liberté.

 

 

 

Congo et fuite dans le sommeil

04/03/2012 19:29

 

Slept a good part of my sunday...

Praying for people from Congo, I feel sad for them.

This world is ugly.

J'ai dormi une bonne partie du dimanche,

C'est plus difficile que je ne le pensais mais je vais tenir.

Je prie pour le peuple congolais, et tous ces innocents qui ont perdu leur vie et leur maison.

Ce monde est laid.

Mars attack

02/03/2012 23:15

 

Déjà 8 jours sans...Il faut continuer.

Le mois de mars est déjà là, le temps défile à une vitesse étrange.

Mais rien ne bouge dans mon périmètre...

Mon rêve serait de partir quelques jours, ailleurs...Berlin ou Londres ou encore Cologne, peut-être Dublin ? Ou juste dans un endroit joli.

J'aimerais pouvoir me souvenir à quoi ressemble la vie...

En ce moment je me replonge dans mes souvenirs d'enfance, d'adolescence...Le cerveau a la capacité de ne mettre en vitrine que les bons moments, et plus le temps passe, plus on tend à idéaliser le passé et à ignorer le présent, tout en n'envisageant que péniblement l'avenir.

Voilà où j'en suis, ce soir, à des années lumière de l'endroit où je voudrais être, ou je m'imaginais, il y a des années de ça.

J'ai réactivé mon FB, pour récupérer des données, mais c'est étrange de voir que ne plus être sur ce réseau social c'est pratiquement comme disparaître tout court.

Les gens semblent conditionnés et n'ont plus le temps...Ne prennent plus le temps, de s'intéresser aux autres, dans leur globalité, il faut pouvoir nous caser dans le programme de la journée et FB est parfait pour ça, sauf quand on n'en fait plus partie...Alors c'est étrange mais je me dis qu'au final, quand on n'est plus là, vraiment, physiquement et pas juste virtuellement, irrémédiablement, la vie pour les autres continue...On n'est pas aussi importants, à part peut-être pour quelques membres de sa famille, son copain (qui de toute façon finira par refaire sa vie), quelques amis, mais on est moins importants qu'on le croît et quand on a compris ça...Ca fait mal.

Je suis juste déçue et triste.

Seule dans cette cage.

A attendre trop des autres, à attendre un appel, un message d'affection, une invitation, un mot qui montrerait que je manque, que je compte.

Alors je ferai sans, à partir de maintenant.

Bonne nuit.

Objets: 1 - 6 Sur 6

 

 

 

“To be nobody but myself-in a world which is doing its best, to make you everybody else-means to fight the hardest battle which any human being can fight, and never stop fighting”

(E.E.Cummings).

 

Thoughts

cold cold cold....

26/02/2012 23:57

J'ai la crève...Encore une fois....La crève, la crève, la crèèèèèèèèveuuuuu.....

C'est quand même dingue d'être aussi mal foutue ! Les virus me connaissent par coeur et pour une fois que je me décide à faire un pas dehors, à aller au sport et avoir un semblant d'activité, c'est là que je chope une merde.J'avais raison, c'est hyper dangereux dehors!!!! Et le sport encore plus !!

Bientôt il faudra envisager la bulle ou la combinaison spaciale...Avec le masque à gaz de fin du monde (le même que les illuminés ricains qui voient la fin du monde partout, ont)...

Sinon, rien de neuf...A part mon arrêt soudain (et probablement inconscient) du Prozac, arme chimique par excellence...

Ben le truc c'est que chaque jour je me tapais un effet secondaire de plus...Pas juste la petite irruption cutanée sur les fesses ou je ne sais quoi, moi je vous parle des effets secondaires Balaises! les trucs de vétéran de guerre en mode trauma post-conflit...Y'a comme un souci, vous croyez pas?

C'est bizarre, on me l'avait bien vendu celui-là pourtant: Prozac , bon pour le moral! effet coupe-faim bon pour la ligne en plus! ...Moi je dirais même effet "Coupe tout"...Et y'a plus qu'à appuyer sur la détente...mais heureusement pour moi y'a juste un pistolet à eau à la maison.

Alors pour le moment je me sens bien, je me sens mieux, plus lucide et moins flippée, mais ça fait que quelques jours (3, donc pas assez pour bien me rendre compte)...On verra si je me tranforme en Mr.Hyde ....Mais je suis fière de moi, parce que croyez -le ou non (heu...Je parle au visiteur unique , le visiteur fantôme qui me lit d'habitude, vu que personne semble se bousculer non plus ), c'est pas évident.

Bon, je vais me coucher, me suis shootée au Fervex et j'ai plus de nez à force de me moucher..

Bonne nuit ami fantôme qui me lit, et merci de ton assiduité et de l'intérêt que tu me portes ...Enfin, si tu existes et si tu n'es pas juste le fruit de mon imagination légèrement (trois fois rien !) dérangée ces derniers temps.

xx

Good intentions

24/02/2012 17:44

 

I've decided to stop my medication...No more pills, no more legal drugs, no more "happiness in a magic bottle"...It doesn't work on me.

I want my life back, i want myself back, I want to be alive in a few weeks time but if i keep on taking these drugs, i won't make it to spring time.

I hate the way depression affects me, the way it makes me feel, I hate to depend on people's good will, people's love, to depend on everything, mentally and physically...

I don't know how to heal from this, and I don't know why it has happened to me, for i've always been a strong person, willing to live and make big things...I don't know how i became this fragile pathetic little thing that i hate to be...But i want to get out of it and i know that drugs like Prozac, Lyzanxia, Fluoxetine, etc, make me feel sad, make me feel useless, make me feel tired and sleepy, make me feel ugly, make me feel suicidal, make me feel so fucking lonely...

I want to make music, i want to sing, i want to create beautiful things, i want to get closer to the life i've been dreaming of, i want to be loved, i want to be proud of myself, i want to exist...I don't want to disappear....I don't want to disappear.

It's not going to be easy, because my body will ask for its daily bread, and my brain will not understand what's happening, why i try to stay clean...But It's a matter of survival now, and i'm not kidding.

Doctors , I wonder if they really know what they're doing...I have an appointment with my counselor, next week, and i bet she won't be happy to hear i want to stop swallowing her pills...But i'll hold on, because if i cut myself again, or if i kill myself, she won't be there to save me, she won't give a damn, and her pills are not magic.

I need a break, from some people of my family, from a lot of things...I wish i could afford to travel far, very far away, at least for a few days, all by myself, remember what it is to be part of this world.

I hope I will be strong enough to get out of the blue...I want to feel home, somewhere, someday.

 

Objets: 1 - 2 Sur 2

 

 Sujet:  the girl behind the mirror

Age: sans âge

cheveux: rouges

yeux: bruns... blancs quand elle convulse et noirs quand elle est très en colère.

But de l'étude:

Tester les capacités de sevrage au Prozac et autres dérivés suceurs de cerveau du sujet...Voir si une évolution positive est possible à moyen-long terme ou si l'état du sujet s'aggrave...Sujet très intéressant d'un point de vue clinique car très perturbé mais doté d'une intelligence émotionnelle  (avec une touche de perversité).

 

Jour 1 sans prozac :

Le sujet dit ressentir une grande fatigue et l'envie de rien.

Se prend pour un loukoum géant plein de sucre glace, un blob qui se déplace à la vitesse d'une limace sous tranxène.

Le sujet a un regard vitreux, voire menaçant.

Ne supporte pas la lumière, ni la face de David Pujadas (pour ce dernier, on ne peut pas lui en vouloir).

 

Jour 2 sans prozac :

Le sujet a les pupilles moins dilatées et ses réflexes semblent revenus (plus de facilité à tourner le sucre dans son thé au lait) malgré quelques tremblements et une légère tendance à baver.

Le sujet dit se sentir moins angoissé et plus...Euphorique (à voir dans le temps, car sujet potentiellement psychotique).

Le sujet exige du café en grande quantité et parle beaucoup plus que d'accoutumée mais ne semble pas le réaliser.

Le sujet a fait un clafoutis...Réussi et pas empoisonné...Bon signe.

 

Jour 3 sans prozac :

Le sujet a été réveillé à 3 heures du matin par une très forte migraine qui a duré 2 heures.A pris des médicaments anti-migraineux, mais n'a pas cédé à la tentation de reprendre du Prozac (pour ne pas fausser l'étude).

Le sujet s'est concentré sur ses voisins du haut qui s'adonnaient à la fornication fort bruyamment, pour ne plus penser à son mal de tête, mais ça n'a fait qu'irriter davantage le sujet qui trouve ses voisins fort prétentieux (à moins que Rocco zifredi se soit installé au-dessus).

Le sujet semble moins anxieux et plus avenant, mais nous surveillons son évolution de très près...On ne sait jamais, c'est peut-être un piège , une diversion.

La phase Une de notre étude semble cependant se dérouler comme prévu et le sujet ne perd pas encore ses cheveux par touffes, ne saigne pas de l'iris gauche, ne se balafre pas le visage et n'a pas encore demandé à manger de la viande crue aux hormones.

 

(A suivre)

 

Jour 4 sans prozac :

Le sujet commence à ressentir une gêne au niveau du cuir chevelu (côté droit de la tête), se gratte jusqu'au sang , d'où la necessité de lui mettre des mouffles.

Le sujet est particulièrement irritable et ne supporte pas le silence, ne supporte pas le bruit non plus, ne supporte que les chuchotements.

Le sujet m'a dit que je "devrais me méfier, qu'un accident était vite arrivé"...Retour d'un épisode psychotique? symptôme d'un autre mal que je n'aurais pas encore perçu ? Je dois étudier la question plus profondément...

Le sujet réclame son cachet et a écrit Prozac sur son avant-bras gauche à l'aide d'un clou rouillé oublié par l'homme de ménage...Je continue de penser qu'il faut maintenir le sevrage pour que l'étude "F" soit concluante.

Je dois cependant m'assurer qu'aucun autre clou ne soit à sa portée.

Le sujet a aussi des épisodes de délire durant lesquels elle dit qu'elle doit partir en tournée internationale et qu'à cause de moi elle n'a pas pu aller recevoir son Grammy award aux Etats-Unis et que c'est Adèle (une entité extra-terrestre qui a pris une forme humaine, selon elle) qui a tout raflé.

Le sujet est dans le déni total et présente quelques troubles paranoides...Le sujet ne semble pas savoir qu'on est en 2012 et qu'aucun grammy award ne l'attend...Le sujet semble figé dans le temps, c'est fascinant!!!!

( A suivre )

 

Jour 5 :

Le prozac a dû être de nouveau administré au sujet, en dose minime cependant, car le sujet devenait de plus en plus agité et commençait à grignoter la peinture des murs pour la réduire en poudre et l'avaler (pensant probablement que l'effet Placebo suffirait à calmer ses crises).

J'avoue, en tant que médecin de cette patiente, être assez déçue et déroutée mais je reprendrai l'étude en temps voulu.

Le sujet "F" semble plus calme à présent, et arbore un rictus façon "jocker" (assez effrayant je dois l'admettre, mais je dois prendre du recul).

(A suivre)

 

 

 

Février 2012

Bof...

22/02/2012 12:51

 

 

Insomnie encore, à 6 heures du matin. J'allume alors la lumière et me mets à lire mon livre (que j'ai presque fini, totalement dévoré en peu de temps, je le recommande: "Seul le silence" de R.J.Ellory), mais aussi passionnant qu'il soit, ce livre est aussi déprimant et sombre, donc ça arrange pas vraiment les choses.Je me recouche une heure et demi plus tard et je me lève vers 11 heures, fatiguée et angoissée.

Dehors il fait beau, et je crois que je vais me forcer à sortir marcher un peu, poster une lettre et assimiler un peu de la vitamine D qui a visiblement totalement déserté mon organisme depuis des mois.

Les montagnes russes , voilà à quoi ressemblent mes journées....J'ai fait une suite de cauchemars, terrible, et je crois que ça me fatigue encore plus que tout le reste.

Je sauvais un oiseau de la mort, je sauvais un chat de la mort, mais je n'arrivais pas à me sauver de la trahison de la part de proches...C'était tellement réaliste que je me suis réveillée le coeur lourd.

 

brume

15/02/2012 21:33

 

Il faut sortir du labyrinthe

Il faut trouver le moyen de s'échapper, trouver une issue et continuer à avancer sans regarder derrière soi.

Il faut réfléchir vite et ne pas écouter les voix haineuses, négatives, effrayantes, insistantes.

A ce stade, il me faudrait un miracle, une bonne étoile, une rencontre opportune, un shoot d'adrénaline pour revenir à la vie.

J'ai bien essayé de me concentrer sur mes chansons aujourd'hui, mais je n'avais aucune inspiration, aucun talent.

Alors j'ai laissé tomber, à ma grande déception...La musique mène le jeu, pas l'inverse...C'est quand ELLE veut, et là elle le veut moins.

Je devrais me remettre à travailler ma voix, je devrais apprendre l'Allemand plus sérieusement, commencer à envisager un retour à un travail quelconque, une vie sociale, un salaire...Le système.

Je devrais échaffauder des plans, me relever la tête haute et avancer en pensant "même pas mal"...

Je devrais tellement de choses ! Mais tout ce dont je suis capable, c'est me lever fatiguée, perdue et angoissée et m'endormir assommée par tout ce qui pourra faire que je n'aie plus conscience de cette non-vie.

Comment j'en suis arrivée là? Et quand est-ce que ça finira?

Aujourd'hui était un jour sans...Demain on verra bien.

 

Fatigue et solitude

08/02/2012 12:33

 

Dodo à 2 heures (insomnie), réveil à 6 heures et quatorze minutes exactement (insomnie), je finis par me lever (parce qu'il le faut bien) à midi, encore plus fatiguée qu'avant de me coucher.

Aujourd'hui est un jour down (pour changer), je sais d'avance comment je vais me sentir toute la journée et la soirée: Mal/mieux/énervée/calme/ maaaaal.

Même ma psy me gonfle en ce moment, elle baille plusieurs fois pendant que je lui parle pensant faire ça discrètement en plus, (ok, c'est pas comme si ce que j'avais à raconter était exaltant et drôlissime, mais bon quand même...Un peu de professionnalisme), alors je me demande à quoi bon continuer à lui faire perdre sa précieuse demi-heure qu'elle pourrait utiliser en sieste ou séance de shopping ou je ne sais quoi d'autre. Elle m'a fait sourire ceci dit, hier, quand elle m'a dit: "ben c'est pas terrible le moral..." (non, sans blagues? ..)...Et " Il va falloir sortir de ça, ça fait longtemps maintenant, il faut penser à l'avenir, à trouver du travail" (Heu...Comment te dire madame que l'avenir me fait peur, que si j'avais le bon GPS  pour sortir de ce labyrinthe mental et trouver une issue et bien je l'aurais fait depuis longtemps parce que JE suis lasse de me sentir si mal et incapable, inutile,infréquentable...faut que je continue?...Je sais bien que la Secu finira par me lâcher, que le bailleur voudra son fric coûte que coûte, que mes amis en auront bientôt plus rien à cirer-déjà le cas pour certains- et qu'il faut gagner sa vie, travailler, payer ses impôts, programmer ses vacances un an à l'avance, programmer des enfants et la crèche qui va avec, faire partie de la société autrement qu'en écrivant des chansons que personne n'entend...Et puis crever....Mais...Ca m'est juste impossible...Je ne fais pas partie de ce monde moi ! je me suis juste égarée)..

Chacun s'occupe de sa vie, de ses enfants, de son travail, de son petit monde, et c'est normal...qu'est-ce que j'imaginais?

Il est juste midi trente et je suis déjà épuisée...Je vais me faire un café.

Si j'écris tout ça, c'est pour que ça ne pourrisse pas à l'intérieur de moi et que je ne finisse pas par exploser...Ce n'est pas pour me plaindre ou chercher de la compassion, ça je m'en fous totalement...J'aimerais redevenir celle que j'étais,ou découvrir enfin celle que je suis vraiment, mais certains jours comme celui-ci, j'ai le sentiment que ça ne sera plus possible et j'ai juste envie de mourir.

L'énigme Madonna !

06/02/2012 18:18

 

 

Aujourd'hui j'aimerais parler du "cas" Madonna...

Lorsque j'avais 10 ans, ma chambre était tapissée de posters de Madonna et je la vénérais totalement.Je reproduisais ses chorégraphies devant amis de la famille et voisins, avec tout l'attirail de mini-pouffe que je pouvais trouver (rouge à lèvres, guêpière trois fois trop grande (merci maman), mitaines en dentelle, croix en boucles d'oreille, bracelets et breloques diverses, collant sur la tête, talons et lunettes de soleil 80's).

Je respirais Madonna, pensais Madonna, voulais ressembler à Madonna, vivre avec Madonna, être adoptée par Madonna (merde! je suis née 3 décénnies trop tôt!)...Bref, la star me subjuguait totalement, et ses chansons pop un chouia sulfureuses (pour l'époque!) me rendaient ouf.

A l'âge de presque 13 ans, je suis allée la voir donner son mega concert au parc de Sceaux...une centaine de milliers de fans de tous âges crevant de chaud et de soif sous un soleil de plomb, pendant près de 7 heures (plus pour d'autres) étaient aglutinés sur l'herbe. Ma soeur et mon frère, ainsi que 2 cousins, m'avaient bien entendu accompagnée.

La diva platine a enfin daigné se pointer en hélicoptère, avec plus d'une heure de retard (d'où les "salopeuuuuuu" de certains fans un peu déçus je présume, ou bourrés, voire les deux) et au bout d'une heure de concert nous a dit "Goodnight Paris"!!! (heu...non, nous c'est pas Paris...T'es sérieuse là? T'as à peine commencé ! "salopeuuuuuuuuuu")...Léger pêtage de cable dans l'assistance...En même temps, elle devait peut-être se coucher tôt pour rencontrer Chirac le lendemain et donner un chèque qui ferait d'elle une chanteuse "sympa et chic"! A moins que le fait d'avoir balancé sa petite culotte dans l'assemblée l'ait quelque peu incommodée (plus de protège-slip pour retenir la petite goutte de pipi)...Bref, c'est juste pour dire que j'aurais grimpé l'himalaya à l'époque pour la voir, elle, mon artiste préférée...Et puis j'ai grandi et mon ouie s'est développée...Les années ont passé mais la Madonne semblait résister.

Elle s'est mariée, a divorcé, a enfanté, a adopté mais malheureusement elle a aussi continué à "chanter" (ou devrais-je dire mimer des paroles?)...A 53 ans, elle s'acharne à vouloir jouer dans la cour des djeun's et à se comporter comme devrait le faire sa fille Lourdes (très jolie au passage).

Bon, je suis pas totalement acide et je rends hommage à sa carrière et sa rage de réussir, c'est clair! Mais il y a un moment où le ridicule finit par tuer..Si, si!...non vraiment, je t'assure...

Le botox, le formol, la kabbale, le sport à outrance et les toy boy fraichement majeurs ne peuvent rien contre le temps qui passe, oh Madonne de toutes les Madonnes! Il faudra tôt où tard l'accepter...Le temps il est vrai est sans pitié mais va falloir se faire une raison.

Moi j'aurais aimé que ton évolution se fasse à un autre niveau, comme par exemple, enfin apprendre à chanter et faire des concerts "pour de vrai" (genre pas en play-back ! Merdeuuu !!! )...Juste histoire que les gens prêts à raquer 300 euros pour un billet ne se sentent pas trop "arnaqués" étant donné que louer un de tes dvd leur coûterait moins cher et ils seraient aussi mieux placés.

Allez Madonne, Mado, Madge, Cicconita...ouvre les yeux, on est en 2012 et tu as 53 ans, à cet âge là on ne montre pas sa gaine en public, on ne prend pas le risque de se briser le col du fémur dans un clip, on évite de ressembler à un Hamster sous acides, on remercie le ciel d'avoir eu une carrière unique, d'avoir marqué à tout jamais les esprits et on évolue en tant qu'artiste (on se rhabille).

Gromanche et neige...

05/02/2012 19:58

 

Petites traces de pa-pattes de Luther

 

  

Il a neigé cette nuit :-)

Tout est blanc et calme dehors, et le ciel se mêle au paysage.

Je n'aime pas les dimanche, je ne les ai jamais aimés (je ne sais pas pourquoi)...Le calme, le silence, le vide du Dimanche m'ont toujours angoissée d'une certaine manière.

Mais ce dimanche je suis restée au chaud avec mon chéri.

Quand il est là je ne fais pas de cauchemars tordus et les mauvais esprits me laissent un peu tranquille...Je ne fuis pas des tueurs à mes trousses (les pieds bloqués dans le ciment ou au ralenti), je ne me perds pas dans un labyrinthe, je n'ai pas une bête qui essaie de sortir de mon ventre, je ne me retrouve pas seule dans le noir, dans une ville inconnue et sans rien sur moi...Bref, je ne plonge pas dans la noirceur et mes peurs inconscientes.

J'espère que la neige va tenir...

 

samedi matin...l'empereur, sa femme et le petit prince...

04/02/2012 09:36

 

J'en reviens pas d'être levée si tôt après m'être couchée à 2 heures du mat! Je progresse...Je vais même bouger mon cul graisseux et me traîner jusqu'à la salle de sport parce que je paie 35 euros par mois pour y aller 2 heures dans le mois (en 4 fois les deux heures! faudrait pas m'épuiser non plus!)...Je me suis mise à la caféine et aux biscuits hyper protéinés et je suis prête à suer, à pédaler, à muscler, à déloger les capitons avec toute la rage dont je suis capable! J'y crois, je sais qu'après une semaine de sport intensif, je vais perdre 300 grammes et 10 millimètres de tour de hanches ...Hauts les choeurs!

Le prozac (dose doublée) commence à agir un peu je crois, car je me sens moins desespérée et moins d'humeur à me gribouiller la peau ou à me dire que le monde entier est un cimetière géant peuplé de zombies qui s'ignorent et se croient en vie (j'ai jamais dit que j'étais une fille normale!)...Je me sens extrêmement fatiguée ceci dit, mais je pense que c'est à cause du froid (ben ouais, je le ressens violemment pendant ma sortie de la journée qui dure bien 10 minutes!), du Prozac, des carences diverses (moi ou mes amis les bêtes? j'ai choisi mes amis les bêtes et une ostéoporose à 40 ans probablement, à moins que la SEP ne finisse par se déclarer franchement? Qui vivra verra (la blague! )).

Aujourd'hui je me sens moins triste que les jours précédents et c'est une bonne chose.Un truc totalement anodin pour certains mais hyper important pour moi, parce que ça fait un jour de repos mental et c'est pas du luxe.

Je pense que je vais faire un cheesecake au citron ce weekend, ou un clafoutis, ou les deux...J'entre en phase euphorique, elle suit généralement la phase ultra down, alors j'en profite!

Je pense pas que qui que ce soit me lise vraiment, et d'ailleurs c'est pas le plus important car j'écris totalement égoistement, mais si c'est malgré tout le cas, je vous souhaite un bon weekend et restez au chaud si vous le pouvez.

Je pense aussi aux sdf qui morflent en ce moment dans un pays où il y a assez de fric pour loger tout le monde dignement mais où le monde politique en a absolument rien à battre parce qu'il y a d'autres priorités (faire la guerre pour lécher le cul des américains, financer les frais de l'Elysée, du nabot et de sa poule de luxe aphone, et aider des pseudo rebelles surexcités à foutre la merde un peu partout dans le monde pour destabiliser des régimes qui ne conviennent plus aux intérêts americano-sionistes et instaurer un Nouvel ordre mondial...Maintenant je souffle)..Ca me brise le coeur à chaque fois que je vois quelqu'un dehors parce que c'est injuste et parce que ça pourrait facilement être moi un jour, sauf que moi j'aurais pas le courage qu'ils ont, de tenir malgré tout et de subir une vie de merde.Moi je me supprimerais sans hésiter en priant pour que Dieu accepte mon âme...Aucun humain ne devrait avoir à supporter le froid, la faim, la solitude, la saleté, la violence, l'injustice, sur cette planète.

Bon, encore une tasse de café fumant :-)

 

 

d'humeur pour ça

03/02/2012 15:59

 

 

Youssoupha: Menace de mort

http://www.youtube.com/watch?v=Arve4ZB8jog&ob=av2e

 

Où sont-ils passés?

01/02/2012 01:20

 

Debout, tout va bien, et puis la tête qui serre, qui cogne, qui fait un mal de chien...Les mains qui tremblent, la sensation de suffoquer, d'être sur le point de m'évanouir, l'envie d'éclater en sanglots, de hurler, de fuir n'importe où comme si la solution était ailleurs...La tête, la douleur est de plus en plus forte, subite, violente, sans prévenir elle s'abat sur moi et je suis piégée...

Attaque de panique

Je les vois tous disparaître...Je les vois m'ignorer, et cette phrase tourne en boucle dans ma tête: loin des yeux, loin du coeur...Mais tout est dans ma tête, je le sais.Ce vide à l'intérieur que rien ni personne ne saura combler...Cette plaie.

Tant pis...La vérité est ce qu'elle est, elle n'est pas censée plaire...Elle est juste ce qu'elle est.

Une crise de panique, voilà ce que j'ai fait ce soir...

Pendant 2 heures, à l'atelier, j'ai fait le vide, j'ai profité de l'instant, de la chaleur et de la gentillesse qui m'entouraient, mais c'est passé trop vite et retour dans le froid, à ma réalité.

 

 

 

 

Objets: 1 - 8 Sur 8

 

 

"Hurt" (Johnny Cash)
(originally by Nine Inch Nails)
 

I hurt myself today
To see if I still feel
I focus on the pain
The only thing that's real
The needle tears a hole
The old familiar sting
Try to kill it all away
But I remember everything

What have I become
My sweetest friend
Everyone I know goes away
In the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

I wear this crown of thorns
Upon my liar's chair
Full of broken thoughts
I cannot repair
Beneath the stains of time
The feelings disappear
You are someone else
I am still right here
 
What have I become
My sweetest friend
Everyone I know goes away
In the end
And you could have it all
My empire of dirt
I will let you down
I will make you hurt

If I could start again
A million miles away
I would keep myself
I would find a way


 

Articles divers

Weekend de répit...

29/01/2012 23:26

Ce weekend je me sentais moins mal que les autres jours.Je ne sais pas si c'est dû aux doses de médicaments que j'ai augmentées et qui commencent à (enfin) agir, au fait que mon copain était avec moi, à la visite de deux amis qui m'ont fait oublier pendant quelques heures mes angoisses et qui m'ont fait réintégrer le monde des humains...C'est peut-être une combinaison des trois.Quoi qu'il en soit, j'ai profité de cet état de grâce parce que je sais qu'avec moi ça ne dure jamais.La réalité reprend ses droits et mon cerveau, mon coeur, mon âme, retournent à leurs incertitudes, leurs peurs, leurs fissures....la douleur.

Mais ce weekend était agréable et plus serein...

J'aimerais arriver à me remettre à la musique, au chant, à l'écriture...Je n'y arrive plus, même si autrefois c'était la seule chose qui m'aidait à avancer.

Je finis toujours par me dire "à quoi bon, qui t'écoute? qui sait que tes chansons existent? Combien de fois as-tu essayé , espéré et pris une claque? combien de fois as-tu recommencé depuis le début? Combien de portes as-tu essayé d'ouvrir? combien de désillusions, de trahisons, de confiance perdue? Le monde s'en fout, tu es noyée dans la masse et tous ces gens tellement plus talentueux et vifs que toi se comptent par milliers sur la toile...Tu n'es qu'un point.Tu t'es trompée toute ta vie et maintenant tu dois faire avec et trouver un autre rêve...mais il n'y a jamais eu d'autre rêve"...

Alors j'essaie de me rappeler que chanter et écrire c'était mon moment de bonheur, ça me donnait le sentiment de faire partie de ce monde...Que la musique est vitale et qu'elle a toujours été mon amie la plus présente.

Mais je n'ai plus confiance en moi, en ce que je fais, en ce que je suis...devenue et l'eau est trop trouble pour que je puisse y voir clair.

Je pense m'être perdue quelque part en chemin, mais je ne sais plus où ni à quel moment.

Les gens avancent et construisent, autour de moi, et moi, je me demande toujours ce que je peux bien foutre là.

Bonne nuit

 

 

Insomnie

26/01/2012 02:30

 

26 janvier 2012

2h30 du matin= Insomnie (pour changer).

J'écoute Elliott Smith, sa musique me transporte ailleurs, et son âme me parle ce matin...Il savait lui... ce que ça fait, ce que c'est.

En parlant d'Elliott Smith, je trouve que cet artiste n'a pas été apprécié à sa juste valeur de son vivant.

Ses chansons sont des petits bijoux...

Je dois me lever à 8 heures, autant ne pas dormir du tout.

De toute façon, si je ferme les yeux ce sera pour faire des cauchemars

sans queue ni tête.Tiens, cette nuit j'ai rêvé de ce qui ressemblait à une Fin du Monde. Tous les objets conçus par l'Homme nous tombaient dessus et nous anéantissaient et il faisait nuit noire.

C'était le chaos dans les rues, la terreur, et encore une fois, j'étais sans repères et sans proches, livrée à moi-même, mais je n'étais pas inquiète, peut-être même soulagée.

Et puis il y avait plusieurs tas de corps éparpillés et en décomposition, qui se faisaient dévorer par des êtres dégénérés (ceux qui ont vu "La colline a des yeux" comprendront...)...Et une horde de gothiques pseudo satanistes me courait après pour me sacrifier ou me dévorer (je suis plus sûre)...Je sais, faut consulter (c'est déjà le cas... je suis pas dangereuse il paraît).

Si demain c'était la fin du monde, je ressentirais de la peine pour la nature,les animaux...Mais sûrement pas pour l'Homme.

Ce serait nous rendre un grand service que de nous éradiquer, car on a échoué...lamentablement échoué...on bousille tout ce qu'on touche.

Je n'arrive plus à dormir ...

Et la journée de demain va être longue... je voudrais la passer à ne faire que dormir.

Quand on dort, on ne pense plus à rien, on ne s'inquiète plus de rien...

Je me sens seule et inutile, je me sens désertée, un peu comme si je disparaissais peu à peu de l'entourage, du paysage, de tous ceux que je connais, sans qu'ils s'en rendent compte.

Je suis très fatiguée...et j'aimerais ne pas me sentir aussi merdique tout le temps.

xx

le lundi au soleil

23/01/2012 14:10

23 janvier 2012

On est lundi, le jour où les gens "normaux" se lèvent tôt et se traînent jusqu'au boulot, déjà épuisés à l'idée qu'il reste 5 jours et 35 heures en moyenne de boulot à faire, de collègues plus ou moins intéressants, plus ou moins sympas et plus ou moins lèche-culs à supporter...

On est lundi et je ne vais pas connaître ce grand "bonheur", faire partie de la société, cotiser, râler, réchauffer mon tupperware dans le micro-onde douteux de la salle de repos de la boîte, subir la pression de la part d'un chef probablement bipolaire (mais qui l'ignore encore), faire du rendement et être bien habillée tout comme il faut (exit la panoplie gothabilly, accessoires inclus)...

Moi je me lève et je sais déjà comment la journée va se dérouler! J'ai une longueur d'avance sur tout le monde ! Que vais-je faire de toute cette connaissance ??? Ca mépuise déjà!...

Un thé très sucré, et la machine qui sert à rien (moi) est en route!

Ce matin (matin= notion toute relative selon qu'on travaille ou non.Par exemple, Mon matin commence à 11 heures, sauf obligation médicale) je suis patraque.

J'ai mal au coeur et au ventre et j'ai froid...Je suspecte un début de gastro mais c'est peut-être juste une sommatisation de plus.

Ce weekend j'ai été exposée au virus "teletubbies" ceci dit! Mes deux petites nièces (véritables nids à microbes miniatures ,mais très affectueuses) ont insisté pour me faire plein de bisous mi-baveux/mi-chocolatés (heureusement que je ne souffre pas en plus de TOC, ça aurait compliqué les choses) et bizarrement elles semblaient un peu patraques elles-aussi...C'est beau la famille! C'est solidaire.

Ca confirme ce que je pense depuis toujours (même si je m'égare parfois dans des pensées contradictoires et que je me laisse attendrir par certains humains miniatures qui reniflent et font des dessins approximatifs): les enfants c'est bien, mais chez les autres.

Sur ces pensées passionnantes, je m'en vais reprendre un thé et me recoucher sur la bande son du film "into the wild" que je m'écoute en boucle en ce moment...Eddie Vedder est mon héros du moment.

xx

Migraine

22/01/2012 23:15

22 janvier 2012 :

Migraine oh fidèle migraine ! Tu m'avais laissé souffler quelques jours, c'est cool de revenir me sucer le cerveau (des fois que je m'habituerais aux bonnes choses).

Et oui, je suis migraineuse et probablement née fatiguée, bien que petite je débordais d'énergie...En fait, on s'en fout.

J'ai zappé mon prozac aujourd'hui (faut se rappeler de le prendre et ce médoc fait un peu perdre la mémoire, donc léger cercle vicieux! mais c'est légal et remboursé par la sécu, pris en charge par la mutuelle, plébiscité par les médecins (de la tête, de l'âme, du corps, alouette!) et avalé par des millions de gens un peu paumés comme moi)...Tout va bien...Non, tout ne va pas bien. Avez-vous lu le livre d'Elisabeth Wurtzel, "Prozac Nation" ? Un livre intéressant sur le mal-être d'une fille de 20 ans pendant les années 90 (ma génération quoi...) qui aurait dû ne plus être de ce monde de nos jours tant la tentation d'en finir et la douleur intérieure étaient persistantes en elle, mais comme d'autres en prison ont vu la lumière et rencontré Dieu, elle, dans sa prison intérieure, a rencontré le Prozac et cette molécule lui a "sauvé la vie"...Ce livre est très bien écrit, avec ce qu'il faut de passages glauques, mais perso le Prozac n'a pas encore eu cet effet salvateur sur moi...Comme toutes les autres molécules essayées avant d'ailleurs (deroxat, seroplex, etc).On va dire qu'elles m'aident à me lever, être opérationnelle, sourire quand il le faut, faire à manger et être un minimum sociable et présentable pour que petit ami, amis et famille ne désertent pas totalement...MAIS...Ca n'enlève pas la douleur intérieure, la haine de soi (ché pas pourquoi, alors cherchez pas plus à comprendre), la peur de la vie, de la mort (la mort des autres, parce que la notre on finit par l'espérer), de l'échec, de ne plus être aimée, de l'abandon, de la non vie, du soleil, de la météo (pitié pas de pluie! pitié pas trop de soleil!...)...la liste est longue...

Aujourd'hui c'était l'anniversaire de ma maman...On a souri, mangé du gâteau (pas trop pour moi, j'essaie de perdre le poids pris à cause des AD), offert des cadeaux, souri (ah, déjà écrit ça) et tout ce temps je me sentais comme une coquille vide...Je sais, je ne suis probablement pas normale, mais qui l'est après tout?

Bon, je vais me mâter un épisode de "Grey's anatomy", histoire de plus trop penser à la médiocrité de ma vie...Histoire de ne plus trop penser tout court, on a pas fait mieux que la télé pour ça! La Mary-Jane peut-être...rhooooooooooo....

Sweet dreams!

xxx

Inauguration virtuelle

21/01/2012 22:07

J'inaugure ce blog, et je me dis que je vais peut-être enfin pouvoir me sentir libre quelque part et toucher des personnes qui comprendront ce que je ressens, ce que je pense, pourquoi telle ou telle chose a le don de me pourrir l'existence.

Je suis en maladie longue durée depuis près de deux ans, j'essaie de me sortir d'une dépression dans laquelle j'ai plongé peu à peu et en partie à cause d'un employeur pourri qui aimait se faire les griffes sur son personnel.Bien sûr, super warrior que je suis l'a trainé aux prud'hommes mais...2013 sera l'année du procès final (en appel)...Une sorte de jugement dernier en quelque sorte (les catastrophes naturelles en moins). Le harcèlement moral est une chose tellement sournoise quand bien faite (et Dieu que cet homme et ses sbires étaient doués!) et puis une fois qu'on est bien déglingués, il faut encore se battre et réunir des preuves, un dossier, de l'argent pour payer les frais (avocat, huissier, docteur, psy, dealer...Je déconne pour le dernier...Juré), et puis il faut tenir mentalement, financièrement, physiquement...Mais ça c'est juste la goutte d'eau qui a tout fait déborder, une goutte d'eau insupportable et surtout infâme...Mais bon! Karma Police fera peut-être quelque chose pour moi en 2013, si je suis toujours parmi les terriens.... ou pas.

Je suis entourée d'amis qui m'aiment et que j'aime en retour, j'ai un copain (depuis près de 5 ans et demi), j'ai une famille compliquée mais présente en cas de soucis, sauf que...Je me bats contre la dépression depuis près de x ....ans et je me sens seule, depuis...ma naissance, je pense.

Ceux qui auront traversé ce long tunnel sombre appelé dépression, comprendront, et pour les autres, je vous demanderai juste de ne pas juger trop vite, car personne n'est à l'abri d'une faille, d'une fragilité, d'une maladie, d'un connard de patron...

Allez, pour ceux qui veulent rester, Bienvenue! et pour ceux qui en ont déjà assez lu, farewell.

Kiss xx

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